Mon combat pour la medecine alternative

Les médecines alternatives ne sont pas reconnues pour de nombreuses raisons. Elles devraient avoir leur place auprès de médecines allopathiques.

40% des Français auraient recours à la médecine alternative selon l’ordre des médecins et selon une enquête menée par l’OMS en 2012, 39 pays sur les 129 interrogés (soit 30%) proposent des programmes d’enseignements (DU, masters ou doctorat à l’université, ou diplôme de premier cycle).

Il faut envisager que ces deux types médecines devraient être complémentaires, que l’on devrait plus se fier à son intuition, pour ce qui est du choix du médecin selon le ou les symptômes qui apparaissent. Les médecines alternatives peuvent être des remèdes pour traiter certains maux mais pas pour tout bien entendu. Si le type de médecine employée ne se révèle pas efficace, c’est qu’il faut essayer d’autres choses. Il y a certaines médecines qui marcheront pour des individus et d’autres pour qui cela ne fonctionne pas. Chaque être humain est différent, et à son histoire de vie. Encore une fois tout est question d’équilibre : penser que la science est la seule issue n’est pas forcément exacte, et à l’inverse parfois la science est exacte et on ne peut pas la nier.

Les médecines alternatives permettent de soigner le patient dans sa globalité. Elles tiennent compte du physique, des capacités mentales et la physiologie mais aussi du passé de la personne, de ses croyances, et de son « avancée dans la maladie ».

Aujourd’hui, il y a beaucoup de maladies chroniques dues aux mauvaises habitudes de vie et au train de vie que l’on mène et que la médecine allopathique ne peut pas résoudre. Penser à d’autres alternatives est alors inévitable non pas pour remplacer la médecine conventionnelle mais en complément de celle-ci.

Dans le journal « Le monde », un article paru en 2016 nous indiquent que l’OMS comptabilise pas moins de quatre cents médecines « complémentaires », « alternatives » ou « traditionnelles ». Ces termes regroupent un grand nombre de pratiques, nouvelles ou ancestrales, fondées sur des thérapies manuelles, biologiques ou encore des approches dites « corps-esprit ». Certaines ont fait leurs preuves d’autres restes discutées, comme l’acupuncture ou l’hypnose, qui se développent dans les pays occidentaux. D’autres sont plus silencieuses comme le reiki ou la médecine ayurvédique.

Sachez que tous ceux qui pratiquent ces médecines sont des experts en bien-être qui nous veulent pour la majorité du bien. Il n’y a pas de gourous, de prophètes ou autres c’est dépassé ! Ces alternatives nous proposent simplement un chemin pour aller mieux ! Rien n’est à bannir, tout se défend, s’il y a de nombreux adeptes et de nombreux défenseurs c’est qu’il y a une raison ! Ce sont des portes qui s’ouvrent pour une vie plus épanouie et sereine en traitant de l’intérieur et en prenant en compte un ensemble de facteurs pour une approche multidimensionnelle.

Il est nécessaire de prendre soin de soi, n’ayez pas honte, ne vous dites pas que vous ne pensez qu’à vous. C’est tout à fait normal. Ne faites plus passer les autres avant vous. Personne ne prendra aussi bien soin de vous que vous-même. Ce n’est pas  regarder de trop près son nombril mais simplement aller vers soi, et c’est plus que nécessaire c’est primordial.

L’estime de soi figure dans nos besoins primordiaux, le développement personnel est révélateur, se connecter avec soi-même est essentiel, et s’aimer est incontournable. Consulter une personne de l’extérieur pour parler de ses problèmes est un acte courageux. Réfléchir au sens qu’on a envie de donner à notre vie fait partie de notre quête personnel. Le comment vivre est une quête existentielle! Se remettre en question et s’accepter tel que l’on est n’est pas toujours facile. C’est pourquoi, parfois, on a besoin d’un coup de pouce. C’est naturellement difficile de reconnaître que la façon dont l’on mène notre vie, n’est pas vraiment celle à laquelle on s’attendait.

C’est courageux de s’interroger, de se remettre en question, de remettre en cause la vie que l’on mène, cela ne doit pas être vu comme ésotérique. Que cela passe par la méditation, la spiritualité, le yoga, la sophrologie et j’en passe le but est finalement le même, une quête de sens, de retour à soi, une façon d’intérioriser.

L’essentiel est d’être soi-même, avec des valeurs, des qualmontés et des défauts, se modifier au fur et à mesure de notre vie. Enfin évoluer, mûrir de l’intérieur pourrait commencer parfois par une grande crise existentielle. Inévitablement, à un moment donné dans notre vie, on se pose des questions et on réfléchit à nos actes et actions. C’est commun d’être confronté à cela. Non ?

L’essentiel est de retirer de ce moment parfois difficile (parce que l’on brasse beaucoup de choses dans notre tête) un passé moins lourd à porter, des sentiments plus légers, un avenir serein, un chemin vers le futur qui est plus clairvoyant et d’avoir une vie qui ressemble le plus à ce que tu souhaites de ton futur. Au-delà de tout ça, même si c’est à l’échelle de soi, le monde nous semblera plus serein, et plus confiant.

C’est nécessaire pour atteindre le bonheur, la plénitude et propager l’amour autour de soi…

Revenons au cœur de notre  sujet, Edzard Ernst et Simon Singh ont écrit un ouvrage publié en 2008, qui constitue le manuel indispensable pour toute personne qui souhaite connaître les bénéfices et les risques réels de ces médecines douces.

Edzard Ernst est l’un des plus grands spécialistes mondiaux dans le domaine. C’est le premier titulaire d’une chaire universitaire en médecine complémentaire. Ce chercheur formé en acupuncture, à la naturopathie et aux manipulations des vertèbres s’est attaché à l’évaluation méthodique et rigoureuse de toutes les pratiques soumises à son attention.

Ce livre s’est inspiré d’une simple phrase d’Hippocrate reconnu comme étant « le père » de la médecine : « Il existe en fait deux choses : la science et l’opinion, la première génère de la connaissance et la seconde de l’importance. »

Ce livre jette un regard scientifique sur la pléthore actuelle de traitements alternatifs qui sont de plus en plus populaires. Selon Ernst la médecine alternative est toute thérapie qui n’est pas acceptée par la majorité de médecines traditionnelles.

Je vous invite à lire cet ouvrage, il va vous donner un avis des plus intéressants sur la question. Pour ma part je vais être simple : je pense qu’il ne faut pas abuser des médecines allopathiques ou alternatives, comme toujours tout est question d’équilibre et de besoins propres à chacun.

Je ne souhaite pas m’aventurer plus loin, je ne suis pas du tout à la hauteur et je n’aie pas les compétences. Ernst a mis plus de 20 ans à penser à la question et à effectuer des recherches. Alors lisez-le, on peut lui faire confiance, il a longuement étudié pour.

Ceci étant dit, pourquoi ne pas permettre aux médecines alternatives d’être reconnue ? Chaque citoyen est libre de consulter ! Pour ce qui est du thérapeute il pourrait y avoir une reconnaissance de l’état cela serait tout de même bien ! Il y a des organismes de formations très sérieux et fédérés pour les légitimer. C’est sûr que si vous consultez quelqu’un qui se dit thérapeute alors qu’il n’a fait que 200h de formation, il faudra se poser des questions. Comme pour tout il y a des dérives… Le bouche à oreille marche bien. Vous pouvez aller voir directement sur internet, est ce qu’il y a des avis clients ? Est que le professionnel à un site internet? Est-ce qu’il dispose de beaucoup d’expérience, de formations ? Je vous conseille aussi de vous fier à votre intuition, les choses ne se font jamais par hasard. Vous avez tout à gagner, rien à perdre! L’important n’est-il pas de vous faire une opinion sur le sujet ? La plupart des médecines alternatives sont basées sur des traitements à bases de plantes, sur un régime alimentaire sain, sur des bonnes pratiques quotidiennes !

 

 

Le psoas: muscle de l’âme

Aujourd’hui je vais vous parler d’un muscle souvent oublié voir même inconnu pour certaines personnes. J’ai pris conscience de ce muscle lors d’un étirement pendant une séance de yoga. J’avais déjà entendu parler du psoas pendant mes études mais sans trop vraiment savoir son rôle. Maintenant que je connais l’importance du psoas,  je souhaite vous informer des bienfaits qu’il peut apporter si ce muscle est étiré régulièment.

En raison de l’action commune entre le muscle iliaque et le muscle psoas la réunion de ces deux muscles est appelé l’ilio-psoas. Le muscle psoas est alors une portion de ce dernier. C’est un muscle long, composé d’un faisceau transversal (grand psoas) et d’un faisceau corporéal (petit psoas). Il est fusiforme allant de la douzième vertèbre dorsale au petit trochanter.

Il part des parties latérales de la colonne lombaire prolonge la fausse iliaque et passe devant l’articulation de la hanche pour se rendre au petit trochanter. C’est le plus grand fléchisseur de la cuisse et du bassin, on peut difficilement engendrer une rotation externe de ce muscle. L’étirement se fait donc en rotation interne.

Ses fonctions mécaniques varient selon l’endroit où le bassin est fixé (en avant, en arrière, bien fixe). Il contribue à la station debout en assurant l’équilibre du tronc et à la marche lorsque le membre mobile est en appui.

Le psoas est muscle très important, vous allez comprendre pourquoi je vous le présente. Quand il n’est pas assez étiré, il exerce une tension dans les lombaires ce qui peut créer à long terme des lombalgies et des cruralgies. Son étirement est aussi souhaitable pour activer la mobilité de la hanche car l’extension de ce dernier permet la lubrification de la partie arrière de la hanche. Quand cette partie du corps en arrière n’est pas lubrifié la dégénérescence de la hanche s’installe, apparaît alors un problème bien connu chez le sujet âgée l’arthrose de la hanche (coxarthrose). Ce qui peut conduire à la pose d’une prothèse de hanche dans l’extrême. Enfin les tensions excessives du psoas peuvent coincer le nerf crural.

Le psoas réagit au stress émotionnel et aux peurs. Les émotions négatives prédominent dans la plupart de nos têtes actuellement. Nos muscles se contractent devienne raides par nos vies souvent très rythmées. La plupart de nous, travaillent toute la journée en position assisse ce qui n’arrange rien car notre psoas dans tout ça ne s’étire pas. Pourtant ce muscle devrait être étiré le plus souvent possible. Le psoas est une zone de stockage émotionnelle, le stress s’accumulent, ce muscle se tend, se rétractent ce qui ne nous libèrent pas de notre anxiété et de nos peurs.

Si ce muscle est complètement étiré et détendu, il va libérer les tensions et améliorer la connexion avec l’instant présent.

Une pratique de yoga régulière pour étirer le muscle ilio-psoas va détoxifier la zone, l’énergie stagnante et les mémoires émotionnels se libèrent car même des éléments de longues dates peuvent resurgirent.

En effet, ce muscle agit par réflexe sous l’influence transmise par notre cerveau reptilien (la première région du cerveau qui apparaît chez le fœtus). On peut alors en déduire que dans cette zone il y a des émotions qui peuvent dater de la vie intra utérine. Les éléments de notre vie où on réagit inconsciemment sont dû à nos émotions  alors ils peuvent résulter de comportements inhabituels et involontaires. Ouvrir cette zone va développer une harmonie si vous pratiquez des postures de yoga quotidiennement (en lien avec cette zone bien sûr).

Plusieurs pratiques posturales tournent autour de ce thème. Je vous présenterai prochainement une série de posture adaptée dans un prochain article.

En résumé étirez-vous ! Le psoas est essentiel à notre bien être psychologique et à la santé physique.

Ma première retraite méditative

J-1 avant le début de ma première retraite de Vipassana de 7 jours. Pendant ces 7 jours il n’y aura aucun contact avec l’extérieur ni même de paroles échangées avec les autres méditants…

Cette idée de me déconnecter me plait ! Par contre ce qui va être difficile c’est de ne pas avoir de nouvelles de mon mari et de ma fille… Je m’imagine déjà méditer et avoir des pensées pour eux… ce qui m’effraie c’est de ne pas pouvoir m’en détacher. De ne pas être pleinement présent à ce que je fais. Pourtant je ne peux pas faire mieux en matière de détachement, aucun contact, aucune observation, juste moi et ma conscience.

Je relis la préparation pour cette retraite et déjà je ne suis pas les recommandations, premier bémol il aurait fallu que je me couche au plus tard à 22h toute cette semaine. J’écris ces phrases et il est 1H du matin, tout va bien. Le réveil pendant la retraite s’effectue à 4H15, je vais être réveillée par 3 gong et extinction des lumières à 22h. Autant dire que les premières journées vont être difficiles. J’espère vite m’habituer. Après quand je lis le planning cela me plait. Je vais passer toute la journée à méditer, manger en pleine conscience 2h. 3h de méditation le matin et 3h de méditation l’après-midi (alternance entre assisse et marche). Sinon entre deux il y a un temps réservé, bien sûr à la douche puis 1H est consacré à un jogging ou au yoga (pour moi ça sera yoga!). Ensuite nous consacrons du temps à la lecture du manuel de méditation, ou bien à l’écriture d’un journal, et enfin 1h est dédiée à un discours sur le dhamma (l’enseignement du bouddha : comme étant la vérité).

Pour ceux qui ne connaissent pas Vipassana cela signifie voir les choses telles qu’elles sont réellement, c’est l’une des techniques de méditation les plus anciennes de l’Inde.

En fait, je pense qu’il va me falloir beaucoup travailler sur moi-même pour cette retraite vipassana, mais  il faut bien se lancer et j’ai toujours été attiré par la méditation. Elle m’apporte énormément. Vipassana est l’occasion d’approfondir et de me plonger dans l’océan de soi… Quand j’ai pris connaissance des documents envoyés j’ai bien compris qu’il y avait une chose que je devais retenir avant tout du bouddha :

« Il ne faut rien saisir, ni s’attacher à quoi que ce soit » en d’autres termes s’il y a saisie et attachement aux choses, il y a derrière la souffrance (dukkha). Quand nous en venons à expérimenter et connaître cela, nous pouvons dire que nous connaissons tous les discours du bouddha, les 84 000 dhamma. Et avoir mis cela en pratique c’est avoir pratiqué la dhamma complètement dans toutes ses phases et tous ses aspects. La raison pour laquelle un yogi ne respecte pas les règles de conduite est qu’il saisit et s’accroche à toutes choses. S’il s’abstient de saisir et de s’attacher à quoi que ce soit, et met de côté le désir et la colère, il ne peut manquer les règles de conduite.

J’espère réussir à ne pas m’attacher, je ne sais pas si je vais en avoir la force, j’espère que j’ai choisi le bon moment pour faire cette retraite. Etant encore très fragile, je ne sais pas comment mon corps et mon esprit vont réagir à cette discipline. Je croise les doigts … J’aimerais que cela me ressource et m’aide à voir une issue à la maladie dont je suis atteinte : la dépression. J’aimerais qu’elle m’aide dans mon futur, que cela soit personnel ou professionnel car pour moi l’enjeu est important. Suis-je capable de lâcher prise ? De me reconnecter avec moi-même, de trouver un calme intérieur m’apportant la sérénité dont j’ai besoin pour avancer. En ce qui concerne mon futur professionnel, je souhaite apporter du bien être aux autres mais avant il est plus que souhaitable que je trouve un bien être intérieur avant de vouloir essayer quoi que ce soit sur les autres. En définitif apprendre à m’aimer tel que je suis sans artifice, sans secret, sans regret… Si j’apprends à m’apprivoiser alors je pourrais envisager de faire ce qui me passionne le plus le yoga et prodiguer des massages de bien être basés sur la médecine traditionnelle indienne.

Le devoir d’être soi

« Surveille tes pensées, ils deviennent des mots. Surveille tes mots, ils deviennent des actions. Surveille tes actions, elles deviennent des habitudes. Surveille tes habitudes, elles deviennent ton caractère. Surveille ton caractère, il devient ton destin. »  Mahatma Gandhi

 

Dans la société dans laquelle nous sommes, tout va de plus en plus vite. Notre organisation quotidienne est parfois organisée à la minute près… Les choix professionnels ou des objectifs de rendement, nous conduise dans une logique de rapidité qui rend les humains, plus impatients qui ne l’ont jamais été à travers l’histoire. Nos activités personnelles, professionnelles et notre vie familiale nous occupent tellement… Nous arrivons rapidement à une vie qui nous bouscule, qui ne nous permet même plus de souffler. On s’agace même lorsqu’ une page web met du temps à s’ouvrir ! Nos  habitudes de vie font qu’on ne change rien puisque nous pensons ne pas pouvoir faire autrement ! Nous nous épuisons et même quand il y a un moment propice à la détente, il en devient difficile de prendre ce temps à ne rien faire si ce n’est juste profiter.

Pendant ce temps de « libre » notre esprit lui ne se repose pas, les idées se bousculent, s’entremêlent jusqu’à ce qu’un brouillard épais nous fasse oublier l’essentiel « Qu’est ce qu’on mange ce soir ? Que fait-on le weekend end prochain ? Comment on s’organise demain ? Mais où est ce que j’ai bien pu mettre ce papier que je dois renvoyer… »

Prenons l’exemple d’un dimanche soir, nous n’aimons pas le dimanche car on sait qu’immanquablement nos activités quotidiennes vont se greffer à notre vie comme toute les autres semaines, nous sommes avec nos enfants, parents, amis, conjoint(e). Nous passons un agréable moment  où la détente s’installe, enfin tout du moins un moment de détente s’offre à nous… Nos pensées sont-elles à l’arrêt ?

Soudain une personne nous demande « mais, à quoi pensais-tu ?

Et alors voilà… Soit nous sommes déjà à penser à  autres choses mais pas à ce que nous sommes censés faire à ce moment précis « se reposer l’esprit »…

Nous sommes alors incapables de répondre à la personne car la plupart du temps, nos pensées reviennent toujours au même but… changer, modifier telle ou telle action… Je m’explique.

Tout part de ce qui se passe dans notre tête, toute action a germé dans notre tête avant d’être exécutée…

La plupart de nos pensées sont destinées à réfléchir aux problèmes, aux solutions… Mais la plupart de nos pensées sont souvent les mêmes quand on réfléchit bien. La chose à laquelle tu pensais hier n’est pas celle à laquelle tu penses aujourd’hui ?

Prenons un exemple qui nous est tous plus ou moins familier : « Aujourd’hui pas de sucreries, viennoiseries, je ne suis pas bien dans mon jean, stop, aujourd’hui j’arrête… »

Si on avait cette même pensée tous les jours et que cela fonctionnait à nous faire éviter toutes sucreries ou viennoiseries, cela se saurait !

Ressasser ne fait que renforcer nos habitudes, nos automatismes, cela renforce les habitudes de notre esprit.

La première fois, la pensée nous faire rire, puis la deuxième on la prend au sérieux et à la troisième la pensée s’installe… Cette croyance devient alors vraie.
« Je suis nulle, je devais arrêter de manger des sucreries, je suis moche, mon jean me sert et de toute façon je me connais je savais que je ne pouvais pas changer mes habitudes, j’ai n’ai pas de mental… »
Et voilà les mécanismes sont en place, ces pensées même au repos vont prendre de l’ampleur, nous fatigueront. Elles prennent toute la place même au moment le plus agréable (comme dans mon exemple plus haut : le dimanche en famille).

Les obligations qu’on se donne sont trop nombreuses. Donnez-vous la possibilité de stopper le flux de ses pensées (bien souvent négatives). La solution est de profiter de l’instant présent. Cela parait difficile je sais mais Rome ne s’est pas construite en un jour. Je vous conseille d’essayer même si ce n’est que 5 minutes au début…

L’important est de se centrer, de se reconnecter avec soi. Ce centrage nous permet de développer notre écoute profonde et nos capacités intuitives.

C’est cette écoute qui devrait nous faire sentir où nous en sommes sur l’échelle de nos besoins, ainsi ce lâcher prise vous permettra de voir la vie autrement. Vos pensées en seront modifiées car votre regard sera neuf. Et si vous décider de modifier quoi que ce soit dans votre vie, vous vous en donnerez la possibilité car l’espace de votre esprit en sera agrandi et donc plus facilité. Vous me suivez toujours ?

 

Ce que je veux vous dire, c’est qu’il me parait primordial encore plus aujourd’hui (mon expérience personnelle en témoigne) qu’une écoute profonde et régulière de nous-même est la clef d’une vie épanouie.

Cette écoute profonde nous permet de nous connaître dans le détail, de nos besoins alimentaires, en sommeil, sur nos rythmes de vie, et sur nos aspirations profondes pour notre vie.

Le manque d’écoute constitue alors notre intégrité que cela soit au niveau de notre comportement, de nos valeurs, de notre connexion à notre santé physique, émotionnelle, spirituelle…

 

Les questions que l’on devrait alors se poser sont les suivantes :

Est-ce que je me reconnais par rapport aux relations avec les autres?  Suis-je intègre avec mes aspirations ? Mes valeurs profondes ?

L’important est de prendre conscience de qui tirent les ficelles de notre vie et de sentir que nous sommes en accord avec ce que nous sommes.

Je suis persuadée que tout est une  question de confiance que l’on a envers nous-même. Ainsi, si nos valeurs ne correspondent plus à ce que nous sommes, il faut  décider de changer ! N’est-ce pas cela le libre arbitre ?

C’est ce qui constitue notre intégrité : choix de vie, philosophie personnelle façon de penser…

 

En yoga, chaque chakra est relié à un type d’énergie psychique. L’intégrité (ou le centrage) se rattachent au Muladahara chakra, le chakra racine de nos fondations. C’est sur cette énergie première que se construisent les autres énergies sur les chakras supérieurs. Sans un Muladahara solide, le développement n’est pas harmonieux. Je vous invite à pratiquer des postures de yoga pour renforcer ce chakra racine dans un prochain article.

 

 

L’Ashtanga Yoga

« Maintenant le yoga va nous enseigné dans la continuité d’une transmission sans interruption » ATHA YOGANUSHASANAM yoga-sutras chapitre 1.1  C’est à dire qu’il enseigne à celui qui est prêt, disponible, motivé. Il se transmet selon une chaîne ininterrompue, de maître à disciple. L’importance de la motivation, caractère initiatique de cet enseignement, plonge dans les racines d’un passé aussi lointain que les textes sacrés les plus anciens, les védas.

Le yoga, c’est la voie à suivre. Argument clef : lorsque la périphérie s’apaise, notre centre se révèle.

Dans les yoga-sutras de Patanjali, les huit membres du yoga, étapes ou branches, sont appelés Ashtanga yoga. Il s’agit essentiellement de règles de vie pour atteindre le bonheur. Ces huit étapes dictent une ligne de conduite morale, éthique et d’auto-discipline. Elles aident à la bonne santé physique et nous fait prendre conscience des aspects spirituels de notre nature.

L’ashtanga yoga ou raja yoga (royal yoga) est basé sur le yoga-sutras de Patanjali. Il n’y a rien qui puisse qualifier ce yoga de royal mais de toutes les formes de yoga, il se caractérise comme la voie royale pour le contrôle du mental.

L’Ashtanga Yoga est divisé en deux paires qui sont le yoga extérieur et le yoga intérieur.

Le yoga extérieur : Il contrôle les vrittis c’est-à-dire les fluctuations du mental en interaction avec son environnement.

  • Les yamas : ce sont des codes de conduite envers les autres ou contraintes extérieures. Elles abordent l’harmonisation des interactions sociales et externes.

La règle d’or est « Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas que l’on vous fasse. »

Il existe 5 yamas : AHIMASA : la non-violence

SATYA : la vérité

ASTAYA : l’honnêté

BRAHMACHARYA : l’abstinence de rapport charnel

APARIGRAHA : la non possession

Nous sommes des êtres sociaux, relationnels et les premiers conseils que nous donne Patanjali concernent la relation aux autres. Qu’est-ce qu’est la non-violence, sinon le respect de l’autre dans sa différence ?

Accepter un mode de pensée, un fonctionnement affectif différent du sien, cela implique d’être vrai, de ne pas jalouser le sort des autres, de rester modéré et de ne pas entasser des biens dont on n’a nul besoin.

 

  • Les niyamas: cela concerne l’autodiscipline et les observances spirituelles comme par exemple de créer sa pratique de méditation personnelle.

SAUCHA : la pauvreté

SAMTOCHA : le consentement

TAPAS : l’austérité spirituelle

SVADHYAYA : la connaissance des textes sacrés et de soi-même

ISAVARA PRANIDHANA : l’abandon à dieu

Ils font la transition entre le code moral exprimé dans les yamas et la pratique. Ils reprennent les termes du Kriya Yoga en affinant l’attitude mentale.

Une pensée qui perturbe est forcément inadéquate. En méditant sur le contraire, on rétablit l’équilibre. C’est simple, évident et si difficile à appliquer. Il faut beaucoup d’humilité pour se rappeler, dans un moment de trouble, que l’on est toujours subjectif, qu’un autre point de vue peut être aussi valable, et qu’il convient d’éviter de se laisser enfermer dans ce qui paraît certain.

 

  • Les asanas : c’est trouver le calme pendant les postures. Les asanas sont des postures pratiquées dans le yoga. Du point de vue yoguique, le corps est considéré comme le temple de l’esprit. Il est donc essentiel d’en prendre soin pour notre évolution spirituelle. En pratiquant des asanas, nous développons une habitude de discipline et une faculté de concentration qui sont nécessaires à la méditation.

On trouve l’équilibre entre les deux pôles. L’équilibre corporel se situe entre l’effort et la détente, le faire et le lâcher prise. C’est particulièrement sensible dans les postures d’équilibre : crispé dans la volonté de tenir, on trébuche, trop détendu, peu vigilant, on ne tient pas non plus. L’asana est ce moment parfait, où le corps est absolument tranquille, tout effort de volonté est aboli. La sensation et la respiration sont suspendues et immobilisent le temps.

 

  • Pranayama : c’est la libération du souffle vital. On utilise la respiration comme objet de concentration. D’ailleurs le pranayama est généralement traduit comme « le contrôle de la respiration ». Il consiste à maîtriser ce processus tout en reconnaissant un lien entre la respiration, l’esprit et les émotions.

Le pranayama signifie extension de la force vitale, pour les yogis il rajeunit le corps et prolonge la vie. Le pranayama peut être pratiqué comme une technique à part entière.

 

L’important c’est la conscience de la respiration. Le corps est lent, la respiration naturelle est lente mais le mental est mobile, papillonnant, et, se portant sur des objets changeants, il modifie la respiration, l’accélère ou la bloque. Si l’on se centre sur l’écoute de la respiration, celle-ci retrouve son rythme naturel, s’allonge. Se laisser respirer, et la respiration s’allonge d’elle-même.

Tout cela nous prépare à l’étape suivante qui concerne davantage les sens et l’esprit et a pour objectif de nous faire atteindre un niveau de conscience supérieure.

Le yoga intérieur : Il s’agit d’un travail d’intériorisation, qui s’opère à partir d’une démarche d’observation, d’analyse, de réflexion, de contemplation, de méditation et d’accomplissement.

  • Pratyahara : signifie le retrait ou transcendance sensorielle. Au cours de cette étape, il y a un effort conscient de détacher notre conscience au monde extérieur et des stimulus externes. En étant pleinement conscient de cultiver un détachement de nos sens, nous dirigeons notre attention vers l’extérieur. Cette pratique nous permet de prendre du recul pour nous observer nous-mêmes. Ce retrait permet d’observer objectivement nos envies : des habitudes qui nuisent peut être à notre santé et sont susceptibles de freiner notre développement intérieur.

 

  • Dharana : c’est la concentration, il s’agit de garder l’esprit fixé sur un point. Nous sommes débarrassés des distractions extérieures, nous sommes en mesure de gérer les distractions de l’esprit lui-même.

La concentration est une action volontaire, un effort conscient, le choix délibéré de porter son activité mentale sur un objet déterminé. C’est une activité de l’esprit qui élargit la sphère des expériences et développe la capacité cérébrale. Grâce à la concentration on peut être plus efficace dans le secteur où on l’applique, quel qu’il soit.

 

 

 

  • Dhyana : Un article de mon blog est consacré à cette étape, je vous invite à suivre ce lien. En résumé, c’est la méditation profonde, l’esprit reste fixé et n’est plus sensible aux perturbations. C’est le flux ininterrompu de concentration.

Dans la méditation, c’est la conscience profonde, l’etreté. Imaginons un faisceau de lumière qui émane de la conscience. Dans dharana, il englobe le mental, il est suffisamment large pour éclairer un espace privilégié. Si la conscience s’affine et devient comme une pointe qui dirige toute sa force, toute son intensité sur un point, et si elle ne passe plus par le mental, c’est dhyana. La relation entre sujet et objet n’est plus perceptible mais il reste cependant la dualité : sujet/objet.

  • Samadhi: c’est la contemplation profonde ou un état d’union avec le dieu intérieur : ATMAN ou l’absorption dans l’absolu : BRAHMAN

 

Quand dhyana est parfaitement réalisé, c’est le samadhi. On est en relation directe avec ce que l’on appréhende, sans l’intervention de la pensée, totalement et dans l’instant. Le « je » disparaît. On n’est plus limité par l’activité des sens, on agit naturellement et instantanément de façon adéquate. Patanjali définit cette étape comme un état d’extase. Le méditant fusionne avec l’objet de sa méditation et transcende le moi. Il en vient à réaliser une connexion profonde avec le divin, une interconnexion avec tous les êtres vivants. Cette réalisation s’accompagne « de la paix qui permet toute compréhension ». L’expérience du bonheur est de ne faire qu’un avec l’univers.

La potion magique des yogis: Le lait d’or

Le curcuma également appelé épice de la vie a plus de 150 bénéfices thérapeutiques. Cette épice contient des propriétés anti-oxydant reconnus et elle est souvent utilisée dans la cuisine ayurvédique. C’est grâce à la présence de curcuminoïdes qu’on obtient le pigment jaune à l’origine de sa couleur. Si on ajoute une pincée de poivre noir, la pipérine (contenu dans la poivre) augmente l’absorption des curcuminoïdes. Ce mélange d’épices optimisent l’efficacité du curcuma.
Voici quelques exemples des bienfaits du curcuma, si vous êtes comme moi à vouloir prendre votre santé en main, vous aurez une envie irrépressible de vous faire un lait d’or.
-Grâce à des propriétés anti-oxydant, les curcuminoïdes permettent de lutter contre les radicaux libres responsables du stress oxydatif. A plus long terme, ils participent à prévenir l’apparition de certains cancers.
-Ils protégeraient la muqueuse de l’estomac contre les bactéries hélicobacter pilori responsable de l’augmentation du risque du cancer de l’estomac.
-Des études épidémiologiques montrent un effet sur certains cancers (colon, sein, prostate et poumon). En laboratoire plusieurs études ont montrés qu’en stimulant l’autodestruction des cellules cancéreuses, le curcuma inhibe la progression tumorale dans l’organisme.
-La prise alimentaire de curcuma permettrait de stimuler la digestion grâce à une augmentation des sécrétions biliaires. L’OMS a reconnu l’efficacité des racines de curcuma pour traiter la dyspepsie (maux d’estomac, nausées, perte d’appétit).
-Il agit également sur la peau (combat l’exéma et les peaux sèches).
-Enfin il réduit l’inflammation du poumon, régénère des cellules hépatiques, réduit les inflammations articulaires, les douleurs musculaires, tendinites, névralgies et sciatiques. C’est l’anti inflammatoire naturel le plus connu à ce jour.
La recette pour une pâte de curcuma :
Pour commencer cela il faut :
¼ de tasse de curcuma en poudre
½ c à c de poivre noir
½ tasse d’eau (125mL)
Mettre tous les ingrédients dans une petite casserole, faire cuire à feu doux en remuant constamment jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse. La pâte se conserve 1 mois au réfrigérateur dans un pot en verre.
Pour ma part j’utilise également cette pâte de curcuma dans mes plats. Bien souvent je rajoute cette pâte dans mes soupes ou dans mes petits plats faits au wok.

Pour le lait d’or :
½ tasse de lait végétal
1 c à c d’huile de coco
1 c à c de sirop d’érable ou de miel (si le goût vous semble trop épicé ça va atténuer un peu les épices)
Faire chauffer 1 à 2 minutes. Il peut se déguster chaud ou tiède. L’ajout d’huile de coco améliore l’absorption de la curcumine.
Je vous conseille de boire ce lait sous forme de cure pendant deux à trois semaines pendant les périodes hivernales.
Cette boisson est prônée par Yogi Bhajan, grand maître et enseignant de Kundalini yoga. En occident de nombreux yogis en font leur potion quotidienne pour les milles et une vertu qu’elle apporte.

©2017JustineMorville