Quelques aides pour se relaxer

Le yoga distingue trois niveaux de relaxation :

-La relaxation physique : ce sont des contractions brèves de zones musculaires qui vont permettent de prendre conscience des tensions et, lors du relâchement, laisseront s’installer une détente plus profonde. Mentalement des ordres de détente sont envoyés  aux muscles. Les muscles se relâchent.

-La relaxation mentale : le yoga propose de respirer lentement et régulièrement quelques minutes, en ne pensant à rien d’autres qu’à goûter et à observer l’état de détente intérieure et la respiration. La conscience est alors centrée sur le moment présent et ne se laisse plus atteindre par les soucis et autres tracas.

-La relaxation dans le corps (ou spirituelle) : C’est l’état le plus profond, dans lequel on perd la notion du temps et de l’espace. C’est un moment très agréable proche du sommeil qui permet une régénération profonde.

LA PRATIQUE :  La relaxation en Savasana

Allongez-vous sur le dos, bras et jambes légèrement écartés, paumes de mains tournées vers le ciel, les yeux sont clos. Si votre dos est sensible, vous pouvez placer un coussin sous les jambes afin d’apaiser la zone des lombaires.

1ère étape : phase de Jacobson

C’est une technique de relaxation progressive. Il s’agit d’apprendre à relaxer les muscles pendant que d’autres sont en activité afin de dépenser le moins d’énergie possible. Il faut prendre conscience au minimum de l’énergie nécessaire pour faire un geste. Cette phase élimine les tensions musculaires, aboutit à éliminer les tensions psychiques ce qui correspond donc à éliminer l’anxiété.

Inspirer soulever un pied à quelques centimètres du sol, contracter la jambe et le pied au maximum. Expirer, reposer la jambe sur le sol, parfaitement relâchée et détendue. Faire la même chose avec l’autre jambe.

Inspirer faire des poings avec les deux mains, soulever les bras à quelques centimètres du sol, contracter au maximum. Expirer, reposer les bras sur le sol, parfaitement relâché et détendu.

Inspirer, soulever les fessiers et le bas du dos de quelques centimètres du sol, contracter les fessiers au maximum. Expirer, reposer doucement le dos sur le sol, parfaitement relâchés et détendus.

Inspirer soulever et gonfler la poitrine et l’abdomen en les contractant au maximum, retenir l’air quelques secondes. Expirer, reposer doucement le dos sur le sol, parfaitement relâcher et détendu.

Inspirer contracter les épaules, en les amenant près de oreilles. Expirer, relâcher, les épaules reprennent une place naturelle.

Inspirer, contracter les muscles du visage en faisant une grimace, comme si vous vouliez les rapprocher du nez, retenir l’air quelques secondes… Expirer, relâcher tous les muscles du visage, qui est parfaitement relâché et détendu.

Rouler lentement la tête sur un côté puis de l’autre. Puis la ramener au centre.

 2ème étape : Phase de SCHULZ

Il s’agit de passer en revue les différentes parties du corps en pratiquant l’auto suggestion de la détente. Commencer par le bas du corps, puis remonter progressivement vers la tête.

Immobiliser le corps, prendre conscience de sa position à la fois symétrique et confortable. Si nécessaire ajuster la posture.

Détente physique :

Je détends, je relâche les pieds et les chevilles.

Je détends, je relâche les pieds et les chevilles.

Les pieds et les chevilles sont détendus, relâchés.

 

Je détends, je relâche les jambes et les cuisses.

Je détends, je relâche les jambes et les cuisses.

Les jambes et les cuisses sont détendues, relâchées.

 

Je détends, je relâche les hanches et le bassin.

Je détends, je relâche les hanches et le bassin.

Les hanches et le bassin sont détendus, relâchés.

 

Je détends, je relâche le bas, le milieu et le haut du dos.

Je détends, je relâche le bas, le milieu et le haut du dos.

Le bas, le milieu et le haut du dos, tout le dos est détendu, relâché.

 

Je détends, je relâche le ventre et la poitrine.

Je détends, je relâche le ventre et la poitrine.

Le ventre et la poitrine sont détendus, relâchés.

 

Je détends, je relâche les mains et les poignets.

Je détends, je relâche les mains et les poignets.

Les mains et les poignets sont détendus, relâchés.

 

Je détends, je relâche les avant-bras et les bras.

Je détends, je relâche les avant-bras et les bras.

Les avant-bras et les bras sont détendus, relâchés.

 

Je détends, je relâche les épaules et la nuque.

Je détends, je relâche les épaules et la nuque.

Les épaules et la nuque sont détendues, relâchées.

 

Je détends, je relâche la gorge, les mâchoires et la langue.

Je détends, je relâche la gorge, les mâchoires et la langue.

La gorge, les mâchoires et la langue sont détendues, relâchées.

 

Je détends, je relâche tous les petits muscles du visage.

Je détends, je relâche tous les petits muscles du visage.

Tous les muscles du visage sont détendus, relâchés. Le visage est lisse, il semble esquisser un sourire intérieur.

Je détends, je relâche tout le corps,

Je détends, je relâche tout le corps,

Tout le corps est profondément détendu, relâché.

 

Puis amener la conscience vers l’intérieur du corps:

 

Je détends, je relâche tous les organes internes.

Je détends, je relâche tous les organes internes.

Tous les organes internes sont relâchés, détendus et fonctionnent merveilleusement bien…

 

Détente du mental    Ma respiration est calme et régulière. Rien à changer, rien à penser. Juste observer…

Je détends, je relâche le mental.

Je détends, je relâche le mental.

Le mental est relâché, détendu et parfaitement serein.

Détente de l’esprit    Je retourne plus encore à l’intérieur et je me connecte à ma véritable nature qui est l’être, la connaissance et la félicité.

Ou si vous préférez : Je retourne plus encore à l’intérieur et je me connecte à la joie, la paix et le silence, tous attributs de ma véritable nature.

Je me détends, je me repose dans cette expérience pour les minutes qui viennent.

Après la détente, prenez le temps d’émerger, de ressentir les bienfaits de la détente. Etirez-vous de tout votre long. Redressez-vous en passant par un côté. Restez assis quelques instants avant de vous relever…

Les gunas

Les gunas sont des attributs ou qualités, il existe sous la forme de trois : Sattva, Raja et Tama. Ce sont les constitutions mentales que l’on possède. Il détermine le côté psychologique de l’individu, son tempérament humain. Chaque guna a une qualité et va influencer notre comportement, nos humeurs et nos attitudes.

Chaque être humain possède ses attributs mais sont en proportion différent. C’est le même fonctionnement qu’avec les doshas. Pendant l’âge adulte (20-60 ans) nous ne pouvons être complètement Sattva. Nous avons des obligations, notre dharma (maintenir la famille, être utile pour la société) cela demande des actions en conséquence.

Dans la conception védique les gunas correspondent aux trois formes du divin :

  • Vishnu sattva guna (préservation)
  • Brahma raja guna (création)
  • Shiva tama guna (destruction)

Ces trois formes incarnent le processus de préservation, création et de destruction. Tous les trois sont indispensables pour l’existence de l’univers. Le lever et le coucher du soleil est sattvique, le jour est rajasique et la nuit est tamasique.  Ces trois qualités sont présentées et sont à l’œuvre à tous les niveaux.

La science ayurvédique qualifie tama, raja et sattva de qualité d’ordre vibratoire, c’est au moyen de ces trois énergies que se déploie la création.

-La graine est récoltée dans l’obscurité ce qui correspond à Tama

-Ce qui permet à la tige de s’élever vers le ciel est rendu possible grâce à l’énergie de Raja

-Tel un utérus sattva est la réalisation à travers le déploiement de ses pétales

Au fil des expériences, la sagesse nous éclaire vers une compréhension profonde et lumineuse. Par exemple quand on a un projet en tête c’est le raja qui s’active (création, production et action), ensuite pour le faire durer Sattva va intervenir (calme, maintien). Enfin s’il faut passer à autre chose, il faut mettre fin au projet avec l’énergie de Tama (destruction, ignorance).

Tama signifie être épuisée, devenir rigide. Tama désigne le manque d’énergie, il se manifeste par l’ignorance, la lourdeur, l’inertie, la lenteur d’esprit, la dépression, l’attachement, la dépendance et les doutes.

Raja c’est rougeoyant, brillant, c’est la puissance de l’énergie de l’action, de dynamisme qui nous pousse à expérimenter et à créer. Il se manifeste par le mouvement, l’agressivité, l’extraversion, la colère, l’euphorie, l’anxiété, la peur, l’irritation mais aussi la détermination et le courage.

Sattva c’est l’équilibre, la paix, l’harmonie, la pureté. C’est tout ce qui est positif. Les motivations sont nobles, la conscience est pure. Il se manifeste par la générosité, l’empathie, la capacité à apporter des changements positifs, à initier des projets, à créer l’enthousiasme, la compréhension, et la communication entre les êtres.

La pratique du yoga, de la méditation, de la spiritualité peut modifier les schémas mentaux. Sans gunas les doshas ne bougeraient pas. Le mental évolue, les gunas ne se figent pas. Les activités qui favorisent Sattva sont celles qui apportent légèreté, clarté et lumière. Les activités de « nettoyage » lorsqu’elles servent à l’individu qui les effectuent permettent d’apporter la lumière au mental en nettoyant l’environnement des choses qui l’incombent et l’obscurcissent.

Agir sur le monde extérieur aura une incidence sur le monde intérieur et inversement. Il convient donc que lorsque l’on veut faire place neuve dans notre mental et clarifier ses idées, de faire également place neuve dans son environnement proche.

La méditation et les activités qui favorisent l’intériorisation et la prise de conscience de son « soi » profond auront également une incidence positive sur l’émergence d’une qualité mentale et émotionnelle plus sattvique.

Les activités comme la pratique de la cuisine (avec une bonne qualité de présence) ou un hobby qui nous détend (marche ou contact avec la nature par exemple) favorisent sattva. Il convient de ralentir (qualité propre à raja), de se poser, de lâcher prise et d’apprécier les petits plaisirs de la vie (en retrouvant son âme d’enfant prompte à s’émerveiller à la vue d’un papillon ou à la joie d’un coucher de soleil).

Les états tamasiques nous plongent dans la noirceur et la sensation d’être dans une impasse impossible à surmonter. Passer d’un état tamasique à sattvique ne pourra se faire qu’en passant par l’étape rajasique.

Il est impossible de passer de l’état de lourdeur et de stagnation à un état lumineux et léger. Il faudra d’abord se remettre en mouvement pour tendre vers un état plus sattvique. Ne l’oublier pas car cela peut prendre un peu de temps si vous êtes dans une impasse.

Une alimentation fraîche, naturelle, légère, riche en prana est nécessaire pour conserver un état sattvique (fruits frais, graines germées, amandes trempées, riz basmati, lait…).

Consommer des aliments lourds, gras, frits avec une haute densité calorique est le plus sûr moyen de sombrer dans un état tamasique. Faite attention à ne pas abuser des épices chauffantes et piquantes qui sont plutôt de nature rajasique.

Pour développer Sattva il faut :

  • Une alimentation saine
  • Des massages réguliers avec des huiles spécifiques à notre constitution
  • Du Yoga
  • Citer des mantras
  • Se lever tôt
  • Exercer une activité professionnelle en accord avec nos convictions
  • Contribuer au bien communautaire
  • Etudier la spiritualité
  • Pardonner
  • Faire preuve de compassion et d’indulgence

 

Les granthis

Le terme Yoga dans le sens traditionnel signifie lien. Du lien entre l’Atma: le divin individualisé en chaque être et le brahman: le divin absolu. Le yoga a pour but la liberté . La liberté de se libérer de la loi du Karma, mais aussi de supprimer la racine de la souffrance existentielle par une prise de conscience de notre vraie nature. Cette dernière est voilée par Avidya: l’ignorance fondamentale. Avidya est ce qui empêche de connaître la réalité du monde « telle qu’elle est » et qui fait que nous la voyons telle que nous voulions qu’elle soit.

La pratique des postures (asana) agit de manière très profonde sur notre psychisme qui reflète tous les déséquilibres du corps et  même sur Avidya. La pratique de Yoga et de méditation transforment progressivement celui ou celle qui s’y donne avec de la régularité. Ce voyage intérieur est une quête spirituelle qui demande une pratique régulière, soutenue par un initié (enseignant, maître…).

Les Granthis correspondent à des étapes fondamentales pour atteindre la pure conscience. Il n’y a pas de séparation entre le spectateur et le spectacle.

Les 3 Granthis sont des obstacles majeurs à ce voyage intérieur vers l’accomplissement.

Ces obstacles concentrent toutes les constructions mentales qui lient les êtres humains entre eux (pensées, identifications, jugements). Elles se construisent depuis le plus jeune âge avec toutes les peurs qui entraînent la méchanceté, l’hypocrisie, l’impatience, l’arrogance et le mécontentement permanent.

Au moment de l’éveil Kundalini, ces nœuds empêchent le flux d’énergie vitale de passer. Cette énergie vitale (prana) circule le long de la sushumna nadi:  canal essentiel qui passe le long de la colonne vertébral. Lorsque la Kundalini rencontre les granthis , elle doit les percer l’un après l’autre et faire vibrer les chakras qui leurs correspondent. Ceci afin d’atteindre Ananda Shakti : l’énergie paisible.

Ces nœuds (granthis) portent chacun le nom d’une divinité indienne:

-Brahma: dieu créateur de l’univers

-Vishnou: dieu de préservation de la vie

-Rudra: dieu maître de la mort. (au fil des siècles dans l’hindouisme, ce dieu disparaît presque totalement au profit de Shiva: dieu du yoga, de la transformation, de l’évolution de la vie/mort)

1er Nœud: Brahma Granthi :

Ce nœud correspond à l’attachement à la vie.

Brahma Granthi est le blocage du flux du chakra racine (1er chakra en partant du bas). Ces blocages sont liés à la servitude envers les désirs.

En Muladahara Chakra se trouve la source de la volonté de vivre et de survivre qui procure force, pouvoir et stabilité d’évolution. Il représente l’instant d’enracinement mais aussi son opposé : la mobilité, le besoin de se déployer dans l’expansion matérielle de l’identité, l’activité en général et le désir de perdurer. C’est également la zone de la sexualité. Son émotion primaire est la peur (peur du manque, peur de la mort, peur des autres).

Je reviens encore sur la notion d’équilibre. On peut à la fois prendre trop soin de son corps et à l’inverse complètement s’en détacher. Ressentez que votre corps est au service de l’être et non pas l’inverse.

Le yoga par la pratique d’asana et de la méditation va créer des conditions favorables à la réalisation du soi. Lorsque le corps et le mental sont équilibrés, les conditions sont plus favorables. Délier Brahma Granthi correspond au dépassement spirituel de ses peurs et attachements fondamentaux. Ainsi apparaît l’enthousiasme et le sentiment de non séparation avec l’univers.

2 ème Nœud : Vishnu Granthi

C’est le nœud des émotions et des attachements de l’identité duelle (partenaire, parents, social, animal, matériel).Ces blocages sont liés à l’esclavage des actions. Ce nœud est lié à la zone du cœur, dans l’espace de la poitrine. Siège de l’amour et des émotions, Anahata Chakra fait le lien entre le domaine physique (les 3 premiers chakras) et le domaine mental, intuitif, et spirituel (les 3 derniers Chakras).

Il permet la descente de l’énergie dans la matière. Il convertit l’énergie des chakras inférieurs, plus difficile à percevoir. Il a une importance capitale pour l’équilibre et le plein épanouissement de l’être. On dit que cet espace est le lieu de toutes les réconciliations, où peuvent se rassembler tous les contraires (gauche/droite ; nous/les autres). Il engage un sens du toucher par la sensibilité. C’est un lieu d’ouverture, nous n’existons que par ce rapport qui nous entoure.

3 ème nœuds: Rudra (shiva) Granthi

Ajna est en lien avec les capacités intuitives, le pressentiment qui s’opposent à la raison. C’est le nœud des justifications intellectuelles et des certitudes. Ce granthi bloqué est lié à la servitude des pensées par rapport à la connaissance pure.

C’est le lieu du mental, le centre du commandement dans le sens d’un lieu plus subtil. On se trouve au-delà des 5 éléments qui constituent le monde physique. C’est le lieu de l’intelligence rationnelle, intuitive, du processus de prise de conscience, de la signification des sens et des sensations.

Lorsque Ajna est noué, la personne arrive au maximum de sa conscience et ne peut avoir une vision élargie de l’existence. Le fait de rester dans l’intellectuel peut aussi nous priver paradoxalement de l’ultime étape. L’intuition est nécessaire à ce passage.

Ce nœud est localisé dans la zone frontale et dans tout le volume crânien. Il est relié à Ajna 2 ème chakra en partant du haut.

En conclusion :

Le déblocage de chaque Granthi s’accompagne d’un changement profond de l’être. L’obstacle majeur à ces trois nœuds est l’attachement à notre ego. Des pratiques de Yoga sont associées à ces nœuds. Je vous en dirai plus prochainement dans un nouvel article. Si cela vous intéresse!

La routine matinale ayurvédique

L’ayurvéda nous demande de prendre en considération nos horloges internes ainsi que la variation des doshas avec la période de la journée et des saisons. Il est évident que dans notre société on ne respecte pas les lois fondamentales de la nature mais ces dernières ne peuvent être ignorées infiniment sans avoir de répercussions sur l’état de santé et de bien-être.

Une routine ayurvédique est indispensable pour retrouver une bonne santé au-delà des compléments alimentaires ou autres. C’est en modifiant nos habitudes et notre hygiène de vie que l’on peut observer un véritable changement en matière de digestion, de paix et d’harmonie.

Dinacharya, c’est la discipline de vie qui maintient le rythme du corps dans un état d’équilibre. En sanskrit cela pourrait se traduire par l’organisation de la journée.

ETAPE 1 :

La première étape de la journée est de bien se réveiller en ayant en tête des images positives et en ayant de la gratitude. L’idéal est de se lever 1 à 2h30 avant le lever du soleil. 5 à 7h suffisent pour se reposer entièrement chez une personne adulte. Massez-vous le ventre et effectuer des mouvements circulaires dans le sens des aiguilles d’une montre autour du nombril. Si vous pouvez aérer votre maison, remplissez-la d’énergie sattvique.

Aller vider vos vessie et intestin (si vous n’arrivez pas à aller à la selle dès le levé ce n’est pas grave, cela viendra dans vos habitudes progressivement)

De 2h à 6h du matin c’est la période Vata qui domine. Cette période est idéale pour méditer, notre psychisme est plus sensible aux expériences subtiles et transcendantales. Se lever vers 4/5h du matin nous remplit d’énergie, le soleil se lève, nos énergies s’éveillent en même temps !

ETAPE 2 :

La deuxième chose et de nettoyer les organes des sens (indriya) pour cela il faut prendre 1 c à soupe d’huile de sésame et pratiquez gandouche c’est-à-dire faire un bain de bouche à l’huile en veillant à ce qu’elle répande bien dans tout l’espace buccale pendant 3 à 5 minutes. Crachez et rincez-vous à nouveau la bouche avec de l’eau tiède. Brossez-vous les dents.

Ensuite vient la pratique de Jihva Dhauti c’est l’action de gratter la langue à l’aide d’un grattoir en veillant à bien enlever les éventuels dépôts (les dépôts blancs, jaunes ou marrons sont signes de déséquilibre). Cette action va favoriser la digestion mais également améliorer le gout.

Nettoyer les narines en utilisant de l’eau salée ou en appliquant quelques gouttes d’huile de sésame  (entre 3 et 5) dans les narines. On appelle cela Jala Neti.

Enfin la peau, par laquelle se fait le toucher : Réalisez des automassages, si vous avez le temps massez-vous tous le corps à défaut vous pouvez faire les pieds, les mains, le visage…  avec de l’huile de sésame pendant 5 à 10 minutes. C’est une activité très bénéfique pour le système musculaire, le système nerveux, pour Agni (le feu digestif) et pour l’élimination des malas (déchets) à travers la peau. Concernant la pratique du massage cela ne requiert pas de technique particulière, frottez le corps partout.

Après avoir pris soin des organes des sens buvez de l’eau tiède : Pour Kapha 1 à 2  verres d’eau suffisent en revanche pour Vata et Pitta vous pouvez aller jusqu’à 4 verres. Le corps humain est constitué à 70% d’eau et afin de préserver cet équilibre il faut boire de l’eau. Le matin est le meilleur moment pour le faire après un long moment sans apport hydrique.

Pendant que l’huile agit vous pouvez faire des exercices d’étirement, d’assouplissement. L’idéal c’est de faire des torsions pour continuer la détoxification. Pratiquer des techniques de pranayama, en utilisant la respiration alternée. Ce qui est bien également c’est de faire Kalapabati car c’est une respiration qui se pratique à jeun. C’est tonifiant et détoxifiant. (Attention à ne pas faire Kalapabati lors des règles pour les femmes).

Pratiquer la méditation ou toutes techniques relaxantes permettra de tonifier votre mental. A travers la méditation nous pouvons libérer les nœuds de la conscience, les blocages émotionnels non résolus.

Vous pouvez prendre votre douche, la température doit être tiède et utiliser un savon ayurvédique à base de plantes. Évitez à votre corps l’usage de produits chimiques, parfumez-vous avec des produits naturels (les huiles essentielles par exemple). Essayez de porter des vêtements confortables et pas trop serrés pour que votre peau respire.

Etape 3 : De 6 à 10h c’est une période Kapha. Pour contrecarrer la lenteur de Kapha, le yoga conseille de faire appel aux asanas et l’ayurvéda suggère un petit déjeuner léger et facilement digérable.

  • Un yoga postural comme la salutation au soleil effectuée rapidement et rigoureusement. Pour les personnes qui sont de constitution Vata il faudrait faire entre 6 à 16 cycles. Pour Kapha 12 cycles et pour Pitta entre 12 à 16 cycles.
  • Petit déjeuner facile à digérer, riche et de préférence tiède. Les fruits crus seront pris en dehors du petit déjeuner ou en premier. Un smoothie de fruits avec des feuilles de salades verte, d’épinards, de blettes ou d’herbes aromatiques. Accompagnés de fruits secs, de laits végétaux, éventuellement un porridge (avoine, Sarrasin, polenta, tapioca), avocats, pudding, graines de chia, super aliment (spiruline, chorella, maca, moringa…).

Le yaourt n’est pas considéré comme digeste, selon l’ayurvéda il ne faut pas en consommer régulièrement car c’est lourd et cela  bouche les strotas (canaux). Le fromage blanc est moins facile à digérer, si vous en avez envie, je vous conseille de diluer cet ingrédient avec 4 fois son volume en eau, ajouter des graines de cumin grillé avec un peu de sel et du gingembre frais râpé. Mixez et consommez comme une boisson c’est un Lassi.

Évitez les omelettes, les toasts avec de la confiture, sandwichs avec du jambon, du fromage, viennoiseries, gâteau industriels car ce sont des aliments difficiles à digérer.

Vous êtes prêts pour aller travailler ! Votre esprit est calme, soyez heureux. Si une situation vous contrarie, calez –vous et pratiquer quelques respirations abdominales, respirez profondément, l’agitation n’aide en rien !

Dans cette routine matinale ayurvédique il y a beaucoup de choses que vous faites peut être déjà naturellement si ce n’est pas le cas je vous conseille d’y aller progressivement et à votre rythme. Si vous décidez de changer votre routine pour celle-ci les changements en vous devraient vous satisfaire rapidement et les multiples bienfaits qui en découlent feront de vous un ou  une addict à la routine!

Le respiration abdominale

L’essentiel est dans notre respiration ! Nous n’utilisons que 2/3 de nos capacités respiratoires. Apprendre à mieux respirer peut se révéler très bénéfique.

Nous avons une vie très rythmée, on oublie notre respiration. L’objectif de mon article aujourd’hui est de vous faire prendre conscience de votre respiration et de vous faire utiliser la respiration abdominale à des moments de votre journée pour retrouver un bien être instantané.

Des poumons mal ventilés ne peuvent pas fournir au sang l’oxygène qui lui est nécessaire pour donner aux fonctions vitales toute leur énergie. Une mauvaise respiration génère une série de troubles influençant sur notre forme.

-fatigue

-accumulations de toxines

-manque d’énergie

-stress

-douleurs dorsales

Le diaphragme est le muscle le plus important de la respiration. Il s’abaisse à l’inspiration et monte à l’expiration. Il assure une respiration ample et abdominale. Une bonne mobilité du diaphragme permet une bonne ventilation pulmonaire. Il vient aussi masser tout le plexus solaire et tonifier la région abdominale.  Quand celui-ci est soumis à des tensions musculaires, la mobilité du diaphragme est affectée : la respiration est superficielle et irrégulière.

En respirant amplement, on détend ses muscles intercostaux et on libère sa cage thoracique. On relaxe et détend instantanément le corps.

C’est par ce mécanisme que des troubles pourraient être atténués voire même évités. Prenons l’exemple de la région abdominale : comme vu précédemment elle va être plus engagée lors des respirations complètes, c’est ici un bon moyen de lutter contre les colites, les spasmes, les problèmes de constipation et de digestion.

A long terme ces troubles peuvent entraîner une prise de poids, un manque de tonus, un manque de maîtrise de soi, une mauvaise gestion des émotions…

Pratique :

Nous avons pour habitude de penser respiration=poumons. Il faut changer la perception que l’on a de la respiration, en imaginant que c’est votre ventre qui respire.  Ce changement de perspective vous aidera à pratiquer la méthode, très simple, de la respiration abdominale.

Première prise de conscience : Mettez les mains sur votre ventre et gonflez-le à l’inspiration puis repoussez votre main avec votre ventre. A l’inverse quand vous expirez l’abdomen se dégonfle, vous ne ressentez plus le contact entre votre main et votre ventre. Ainsi si vous arrivez à faire ça, c’est que vous avez compris comment effectuer une respiration abdominale. Si vous n’êtes pas trop sûr de vous, n’hésitez pas à vous servir de vos mains poser sur le ventre. En plus vos mains permettront d’intérioriser et de vous concentrer plus facilement sur l’instant présent.

Deuxième prise de conscience : Le diaphragme est un muscle très puissant qui bouge au rythme de votre respiration. A l’inspiration, il descend de votre cœur vers le bas de votre ventre (c’est une image) et à l’expiration, il remonte dans le sens inverse. Gardez cette image en tête pour vous aider à restaurer une respiration complète. Ce « va et vient » peut être très court (si vous respirez de façon incomplète) ou extrêmement ample si vous pratiquez la respiration abdominale. Je vous encourage à respirer de façon plus lente, plus profonde et plus complète. Dès à présent, maintenant ressentez votre mental qui s’apaise en même temps que la respiration ralentit.

Pendant la phase d’apprentissage de cette respiration, le fait de pratiquer cet exercice allongé, amplifiera les sensations et l’habitude. A la suite, vous pourrez la pratiquer à tout moment, debout, assise, en marchant, etc. Bien sûr, même si cette respiration devient accessible elle n’en sera pas pour autant naturelle.

De nombreuses années passées à respirer uniquement avec les poumons laissent une habitude automatique. Mais dès que vous y penserez, dès que vous aurez quelques secondes ou quelques minutes à vous accorder (file d’attente dans un supermarché, chez le médecin, en voiture en attendant que le feu passe au vert), vous pourrez vous mettre à respirer très profondément et avec votre ventre. Si vous avez dû mal à vous concentrer penser à mettre votre main sur votre ventre ça aide beaucoup au début pour savoir si la respiration abdominale est correcte

(par l’action du ventre qui repousse la main à l’inspiration).

Je vous conseille également de pratiquer cette respiration lorsque vous ressentez une angoisse, une tension, ou une peur.

Puis, avec le temps, vous retrouverez votre respiration instinctive.

Chronobiologie et ayurvéda

Les grandes médecines traditionnelles telles que l’ayurvéda recommandent d’adapter son mode de vie en fonction des rythmes des saisons. L’interaction microsome/macrosome fait que le non-respect des rythmes de la nature est l’une des causes principales de déséquilibre. Il est conseillé de pratiquer une écologie intérieure et extérieure pour se respecter et respecter notre planète.

L’enseignement de la chronobiologie conduit à s’intéresser aux  nombreux rythmes qui balayent l’existence. Nous pouvons faire  beaucoup de liens entre ses deux médecines.

Le fonctionnement de l’organisme est soumis à un rythme biologique, calé sur un cycle de 24 heures. Ce rythme régule la plupart de nos cycles biologiques et comportementaux. Sa dérégulation peut entraîner des troubles du sommeil et physiologiques. La chronobiologie étudie le rythme et les conséquences de ses perturbations.

 

Prenons l’exemple des rythmes circadiens :

En chronobiologie, la mélatonine est l’hormone donneuse du rythme et du temps. Elle est secrétée par l’épiphyse, une petite glande hormonale située en arrière de l’hypophyse et de l’hypothalamus et qui rencontre le croisement des deux nerfs optiques. Par un mécanisme subtil qui est  fonction des variations de la lumière entre le jour et la nuit, cette action est responsable de la venue du sommeil et sa présence dans le sang pendant toute la période nocturne maintient notre sommeil.

Le moment, l’intensité et la durée de l’exposition à la lumière du jour influent sur notre santé et notre bien-être.

L’ayurvéda conseille de se coucher avant 22h, car c’est un période propice au sommeil. Kapha domine le soir, ce dosha vient pour nous alourdir et pour nous pousser vers le sommeil. A l’aube Kapha domine toujours, elle se manifeste dans le corps par des accumulations superflues : au réveil, certains toussent, d’autres éternuent ou encore ont les doigts enflés. C’est le moment d’éliminer les substances inutiles par des nettoyages (rinçage du nez et nettoyage de la langue). C’est aussi l’heure de pratiquer des exercices de yoga ou de méditations destinés à nettoyer le corps et le mental.

La période Vata entre 2h et 6h du matin et dans l’après-midi de 14h-18h est un excellent moment pour des activités intellectuelles, créatives ou sportives.

Pitta, domine au milieu du jour et de la nuit. Nous sommes très en forme au milieu de la période  Pitta et nous avons faim vers 12h, moment idéal pour le repas puisque Pitta préside à la digestion.  La  nuit Pitta garde le corps au chaud.

Le rythme des saisons : La thyroïde est une glande hormonale qui sécrète la thyroxine (t4) et participe au métabolisme du corps. Elle réagit aux variations de la température extérieure. Elle permet  l’adaptation de notre corps aux variations saisonnières : la venue du froid à l’automne, le redoux du printemps. Notre thyroïde est mise à rude épreuve, c’est pourquoi à chaque changement de saisons il est important de prendre soin de sa thyroïde mais aussi d’adapter ses habitudes de vie.

Bien entendu cela commence par prendre soin de ce que l’on met dans son assiette : il faut ainsi veiller à consommer une nourriture qui n’aggrave pas son dosha (tempérament) pendant la saison qui présente des qualités semblables à son dosha. (Par exemple si on relève du dosha Pitta, il faut éviter de consommer des aliments qui augmentent Pitta de la fin du printemps ou à la fin de l’été.

En Occident, le printemps est une saison plutôt Pitta tout comme  l’été où il domine (chaleur, soleil), l’automne est  Vata (chutes des feuilles, vent) et l’hiver Kapha (la nature dort et elle est figée).

L’été il faudra éviter de manger en plein soleil ou de prendre trop de  bains de soleil pour éviter  un excès de Pitta. A l’inverse l’hiver on aura besoin de plats chauds et de bains chauds pour lutter et équilibrer Kapha.

Ces préceptes sont différents selon que la personne vit dans une région chaude ou froide, humide ou sèche, maritime ou continentale. Le rythme de vie de la personne est également pris en compte en fonction des horaires de travail et des habitudes alimentaires.

L’âge de la vie : L’activité métabolique diminue au fil des années. Notre métabolisme est fondamental pour tous les processus vitaux de notre corps. Il garantit le bon fonctionnement  physiologique du corps. Il est indispensable à la constitution de nos substances corporelles et pour recevoir l’énergie dont nous avons besoin. Notre poids dépend également et de façon significative de notre métabolisme. Des facteurs comme le vieillissement (mais pas que) vont jouer un rôle important du point de vue des problèmes métaboliques.

En ayurvéda il y 4 catégories d’âge selon les doshas. Le but de la vie est une élévation du niveau de conscience pour s’approcher de la réalité supérieure. Selon les vedas, la vie est divisée en 4 âges avec pour but final : moksha,  la libération, la liberté et la recherche spirituelle. L’ayurvéda est une voix de milieu avant de parvenir à la libération.

Il y d’autres objectifs :

Artha c’est la prospérité des finances, de biens matériels.

Kama qui est le désir, la sexualité, la procréation et la vie de famille.

Dharma c’est la loi éternelle à laquelle on se conforme pour vivre avec des objectifs d’élévation personnelle et collective.

Enfin, chaque période de la vie correspond  à un dosha :

Le bébé vit une vie kapha et dort la plupart du temps. L’enfance est aussi kapha (rhumes, asthme, toux). L’adolescence et l’âge mûr sont dominés par pitta  car c’est le moment de la vie active, des passions, etc. La vieillesse est une période Vata (rides, dessèchement de la peau, arthrite, pertes de mémoire).

Pour conclure l’ayurvéda est proche de la chronobiologie. Nous pouvons nous passionner pour l’ayurvéda car elle respecte tout à fait les cycles de la vie. Cette science en plus de la chronobiologie va traiter aussi l’aspect psychologique de la personne. L’ayurvéda dicte des principes de vie à respecter aux quotidiens capable d’entretenir au mieux la santé.

Le respect des rythmes de vie a été envisagé déjà depuis des millénaires par l’ayurvéda dans le but d’entretenir le bien-être et la santé des humains. C’est l’harmonie entre nos rythmes intérieurs et ceux du cosmos qui est prépondérant.

Ce qui en découle est un ensemble de règles quotidiennes (yoga, alimentation, méditation, massages… ) qui prend en compte un ensemble de facteurs environnementaux.

Mon combat pour la medecine alternative

Les médecines alternatives ne sont pas reconnues pour de nombreuses raisons. Elles devraient avoir leur place auprès de médecines allopathiques.

40% des Français auraient recours à la médecine alternative selon l’ordre des médecins et selon une enquête menée par l’OMS en 2012, 39 pays sur les 129 interrogés (soit 30%) proposent des programmes d’enseignements (DU, masters ou doctorat à l’université, ou diplôme de premier cycle).

Il faut envisager que ces deux types médecines devraient être complémentaires, que l’on devrait plus se fier à son intuition, pour ce qui est du choix du médecin selon le ou les symptômes qui apparaissent. Les médecines alternatives peuvent être des remèdes pour traiter certains maux mais pas pour tout bien entendu. Si le type de médecine employée ne se révèle pas efficace, c’est qu’il faut essayer d’autres choses. Il y a certaines médecines qui marcheront pour des individus et d’autres pour qui cela ne fonctionne pas. Chaque être humain est différent, et à son histoire de vie. Encore une fois tout est question d’équilibre : penser que la science est la seule issue n’est pas forcément exacte, et à l’inverse parfois la science est exacte et on ne peut pas la nier.

Les médecines alternatives permettent de soigner le patient dans sa globalité. Elles tiennent compte du physique, des capacités mentales et la physiologie mais aussi du passé de la personne, de ses croyances, et de son « avancée dans la maladie ».

Aujourd’hui, il y a beaucoup de maladies chroniques dues aux mauvaises habitudes de vie et au train de vie que l’on mène et que la médecine allopathique ne peut pas résoudre. Penser à d’autres alternatives est alors inévitable non pas pour remplacer la médecine conventionnelle mais en complément de celle-ci.

Dans le journal « Le monde », un article paru en 2016 nous indiquent que l’OMS comptabilise pas moins de quatre cents médecines « complémentaires », « alternatives » ou « traditionnelles ». Ces termes regroupent un grand nombre de pratiques, nouvelles ou ancestrales, fondées sur des thérapies manuelles, biologiques ou encore des approches dites « corps-esprit ». Certaines ont fait leurs preuves d’autres restes discutées, comme l’acupuncture ou l’hypnose, qui se développent dans les pays occidentaux. D’autres sont plus silencieuses comme le reiki ou la médecine ayurvédique.

Sachez que tous ceux qui pratiquent ces médecines sont des experts en bien-être qui nous veulent pour la majorité du bien. Il n’y a pas de gourous, de prophètes ou autres c’est dépassé ! Ces alternatives nous proposent simplement un chemin pour aller mieux ! Rien n’est à bannir, tout se défend, s’il y a de nombreux adeptes et de nombreux défenseurs c’est qu’il y a une raison ! Ce sont des portes qui s’ouvrent pour une vie plus épanouie et sereine en traitant de l’intérieur et en prenant en compte un ensemble de facteurs pour une approche multidimensionnelle.

Il est nécessaire de prendre soin de soi, n’ayez pas honte, ne vous dites pas que vous ne pensez qu’à vous. C’est tout à fait normal. Ne faites plus passer les autres avant vous. Personne ne prendra aussi bien soin de vous que vous-même. Ce n’est pas  regarder de trop près son nombril mais simplement aller vers soi, et c’est plus que nécessaire c’est primordial.

L’estime de soi figure dans nos besoins primordiaux, le développement personnel est révélateur, se connecter avec soi-même est essentiel, et s’aimer est incontournable. Consulter une personne de l’extérieur pour parler de ses problèmes est un acte courageux. Réfléchir au sens qu’on a envie de donner à notre vie fait partie de notre quête personnel. Le comment vivre est une quête existentielle! Se remettre en question et s’accepter tel que l’on est n’est pas toujours facile. C’est pourquoi, parfois, on a besoin d’un coup de pouce. C’est naturellement difficile de reconnaître que la façon dont l’on mène notre vie, n’est pas vraiment celle à laquelle on s’attendait.

C’est courageux de s’interroger, de se remettre en question, de remettre en cause la vie que l’on mène, cela ne doit pas être vu comme ésotérique. Que cela passe par la méditation, la spiritualité, le yoga, la sophrologie et j’en passe le but est finalement le même, une quête de sens, de retour à soi, une façon d’intérioriser.

L’essentiel est d’être soi-même, avec des valeurs, des qualmontés et des défauts, se modifier au fur et à mesure de notre vie. Enfin évoluer, mûrir de l’intérieur pourrait commencer parfois par une grande crise existentielle. Inévitablement, à un moment donné dans notre vie, on se pose des questions et on réfléchit à nos actes et actions. C’est commun d’être confronté à cela. Non ?

L’essentiel est de retirer de ce moment parfois difficile (parce que l’on brasse beaucoup de choses dans notre tête) un passé moins lourd à porter, des sentiments plus légers, un avenir serein, un chemin vers le futur qui est plus clairvoyant et d’avoir une vie qui ressemble le plus à ce que tu souhaites de ton futur. Au-delà de tout ça, même si c’est à l’échelle de soi, le monde nous semblera plus serein, et plus confiant.

C’est nécessaire pour atteindre le bonheur, la plénitude et propager l’amour autour de soi…

Revenons au cœur de notre  sujet, Edzard Ernst et Simon Singh ont écrit un ouvrage publié en 2008, qui constitue le manuel indispensable pour toute personne qui souhaite connaître les bénéfices et les risques réels de ces médecines douces.

Edzard Ernst est l’un des plus grands spécialistes mondiaux dans le domaine. C’est le premier titulaire d’une chaire universitaire en médecine complémentaire. Ce chercheur formé en acupuncture, à la naturopathie et aux manipulations des vertèbres s’est attaché à l’évaluation méthodique et rigoureuse de toutes les pratiques soumises à son attention.

Ce livre s’est inspiré d’une simple phrase d’Hippocrate reconnu comme étant « le père » de la médecine : « Il existe en fait deux choses : la science et l’opinion, la première génère de la connaissance et la seconde de l’importance. »

Ce livre jette un regard scientifique sur la pléthore actuelle de traitements alternatifs qui sont de plus en plus populaires. Selon Ernst la médecine alternative est toute thérapie qui n’est pas acceptée par la majorité de médecines traditionnelles.

Je vous invite à lire cet ouvrage, il va vous donner un avis des plus intéressants sur la question. Pour ma part je vais être simple : je pense qu’il ne faut pas abuser des médecines allopathiques ou alternatives, comme toujours tout est question d’équilibre et de besoins propres à chacun.

Je ne souhaite pas m’aventurer plus loin, je ne suis pas du tout à la hauteur et je n’aie pas les compétences. Ernst a mis plus de 20 ans à penser à la question et à effectuer des recherches. Alors lisez-le, on peut lui faire confiance, il a longuement étudié pour.

Ceci étant dit, pourquoi ne pas permettre aux médecines alternatives d’être reconnue ? Chaque citoyen est libre de consulter ! Pour ce qui est du thérapeute il pourrait y avoir une reconnaissance de l’état cela serait tout de même bien ! Il y a des organismes de formations très sérieux et fédérés pour les légitimer. C’est sûr que si vous consultez quelqu’un qui se dit thérapeute alors qu’il n’a fait que 200h de formation, il faudra se poser des questions. Comme pour tout il y a des dérives… Le bouche à oreille marche bien. Vous pouvez aller voir directement sur internet, est ce qu’il y a des avis clients ? Est que le professionnel à un site internet? Est-ce qu’il dispose de beaucoup d’expérience, de formations ? Je vous conseille aussi de vous fier à votre intuition, les choses ne se font jamais par hasard. Vous avez tout à gagner, rien à perdre! L’important n’est-il pas de vous faire une opinion sur le sujet ? La plupart des médecines alternatives sont basées sur des traitements à bases de plantes, sur un régime alimentaire sain, sur des bonnes pratiques quotidiennes !