Les grands principes de la cuisine ayurvédique

« Quand la façon de te nourrir est inadaptée, la médecine ne peut rien. Quand l’alimentation est correcte la médecine est inutile. » Ancien proverbe ayurvédique

L’ayurvéda donne les clés du bien être, principalement à travers la manière dont on s’alimente. Il paraît important que je vous précise les grandes règles de la cuisine ayurvédique afin que vous puissiez vous en inspirer.  Si vous aspirez à vivre de manière cohérente avec vos objectifs, il est bon de savoir quels gestes favorisent ce souhait. Pour cela, il est important de connaître le fonctionnement de cette « science de la vie » afin de  mieux cerner vos besoins. Je suis actuellement en pleine recherche pour trouver un équilibre dans mon corps et dans mon esprit. Je reste certaine que la solution est avant tout en moi. Si je donne un sens nouveau à ma façon de vivre, au quotidien par l’ayurvéda, je vais trouver le juste milieu !  Je pense qu’on peut être bien dans son corps et dans son esprit en revoyant tout simplement les gestes simples de notre quotidien. Ces règles peuvent aussi s’appliquer momentanément, ainsi,  je vous invite à faire la différence entre  avant et après une cure ayurvédique. Cette « cure » sera tellement bénéfique !

L’ayurvéda est puissamment logique.Ce que nous mangeons modifie qui nous sommes, notre énergie et notre capacité à réagir positivement ! Ainsi trouver un équilibre dans son alimentation en fonction de son profil personnel et le début d’une vie plus sereine !

En ayurvéda, la pureté et la provenance des aliments ainsi que le respect accordé à la préparation de la nourriture sont  fondamentaux.

Le principe de la diététique en ayurvéda est principalement de respecter un équilibre.

  • Équilibre des couleurs : essayer d’avoir des couleurs vertes et jaunes dans votre assiette. Cela peut se faire avec des salades, des légumes verts, des currys, du curcuma.
  • Équilibre des 6 goûts (rasa), à chaque repas il faut consommer les 6 saveurs. La notion de rasa va englober la saveur d’un aliment mais aussi les effets subtils qui vont engendrer à la suite  la perception de cette saveur par notre cerveau.

 

Doux : eau +terre correspond aux qualités de KAPHA. Le doux a une énergie (Virya) rafraichissante. C’est le plus nutritif de tous les goûts. Il nourrit notre plasma sanguin et nos tissus mais permet aussi d’entrer en contact avec notre corps, de nous poser, et de profiter plus simplement de la vie. Les aliments doux favorisent la fertilité, mais trop de douceur ramollit l’organisme et peut conduire à l’obésité et au diabète.

EX : céréales complètes, pâtes, pain, riz, graines, noix, certains fruits et légumes comme le potiron.

Acide : eau + terre correspond principalement au dosha de PITTA. L’’acide a une énergie réchauffante. La consommation de nourriture acide accroit l’appétit, la sécrétion de salive et de sucs gastriques. Elle favorise la vivacité d’esprit ainsi que la clarté des pensées et des émotions. Toutefois, un excès peut irriter le système digestif, favoriser les courbatures et les crampes, provoquer des inflammations et des maladies du sang ou encore réduire la fertilité.

EX : Produits laitiers, fruits acides (agrumes, baies, prune, fruits de la passion), certains légumes (tomates, épinards, blettes, rhubarbe, cornichons, alcool (vins, bières…) etc.…

Salé : Terre + Feu correspond principalement au dosha de KAPHA, son énergie est réchauffante. Il apporte la fermeté et la structure en favorisant la stabilité. Le sel est un exhausteur de goût. Un excès peut emprisonner le sang et provoquer des maladies cutanées. Le sel raffiné (blanc), dépourvu de minéraux naturels favorisent la rétention des fluides dans le corps et tonifie les glandes surrénales, la thyroïde, les reins et la prostate.

EX : sel d’Himalaya, sel gemme, sel de Guérande…

Piquant : feu+air correspond principalement au dosha VATA, son énergie est réchauffante. Il favorise la digestion et permet de bruler les toxines. La nourriture piquante a de grandes vertus thérapeutiques. Elle améliore la respiration et la concentration et  stimule l’activité cérébrale. Une alimentation trop piquante peut être la cause d’insomnie, d’instabilité émotionnelle, d’instabilité et  favoriser les inflammations.

EX : épices, oignons, chou de Bruxelles, gingembre, moutarde

Amer : air + éther correspond principalement au dosha VATA, son énergie est rafraîchissante. C’est un goût asséchant qui provoque un effet vivifiant purifiant. Il a un impact très favorable sur les personnes souffrant d’un excès de Kapha. La nourriture amer  accélère le rythme métabolique,  favorise la digestion et purifie l’esprit. Un excès peut influencer les émotions en accentuant le sentiment de tristesse.

Ex : légumes à feuilles vertes, thé etc.…

Astringent : air+terre correspond principalement au dosha VATA, son énergie est rafraichissante. Ce goût à la particularité d’être asséchant et contractant. C’est pourquoi comme l’amer il a un impact très favorable sur les personnes souffrant d’un excès de Kapha. Il exerce également un effet dépuratif et fortifiant sur l’esprit en permettant de rassembler ses pensées et de se recentrer. Les fruits astringents sont souvent utiliser pour nettoyer les fluides et permettent ainsi de lutter contre la chute des cheveux et régénérer  la peau et les tissus nerveux.

EX : concombre, aubergine, laitue, champignons, fruits (pommes, baies, raisins, poires)…

Si vous êtes en bonne santé, l’ayurvéda recommande d’intégrer les 6 goûts dans votre assiette. Il permet de rentrer en contact avec les 5 éléments présents dans les organes de notre corps comme dans toute la nature. Le but de la médecine ayurvédique est de rétablir un équilibre doshique qui a pu être perturbé par de nombreuses causes, notamment des charges émotionnelles et des erreurs dans la façon de s’alimenter. Il faut s’alimenter en fonction de son équilibre doshique de naissance (celui qui prédomine dans sa constitution) et celui qui est susceptible d’augmenter au cours de notre vie en veillant à ne pas tomber dans l’excès. Les goûts assurent une bonne digestion, une absorption optimale, ainsi que la satisfaction de nos papilles.

  • Le troisième équilibre concerne les 3 gunas (sattva, raja et tama) [voir article sur les gunas]

Certains aliments comme les fruits biologiques correctement mûris, les graines germées ou les jeunes pousses, sont des aliments sattviques et nous apporte la lumière quand on les consomme. D’autres aliments nous donnent plutôt de l’énergie, comme les céréales et les légumes ce sont les aliments rajasiques. Il existe enfin des aliments comme les plats cuisinés qui sont souvent trop gras, avec des sauces trop lourdes à digérer. Ce type d’aliments est plutôt du genre tamasique et il est préférable d’en limiter la consommation et de les éviter au maximum.

La théorie de l’ayurvéda nous parle des dhatus, les tissus conjonctifs du corps physiques, dont le premier est rasa le jus nourricier. Ce rasa doit être de la plus haute qualité possible du point de vue de sattva, rajas et tama, des 6 goûts et de la qualité des couleurs.

Les épices

Notre alimentation doit ingérer les 6 goûts. Pour y recourir plus facilement, les épices et les herbes aromatiques peuvent être un bon moyen pour les rassembler .

Les vertus thérapeutiques  des épices sont nécessaires  pour stimuler la digestion avant pendant et après le repas. Consommées en quantité infime, les épices renforcent le système immunitaire et augmentent le métabolisme. Elles peuvent être utilisées en tant que véritable remède lorsqu’elles sont prises en plus grande quantité. Dans la médecine ayurvédique, les épices sont généralement introduites au début de la cuisson et  les herbes fraîches sont ajoutées à la fin juste avant de servir. Les épices possèdent des propriétés particulières qui influent sur les Doshas.

Une alimentation déséquilibrée provoquera une altération d’agni  (le feu gastrique) et donc une mauvaise digestion de la nourriture, avec une formation de toxines (Ama).

Le cumul d’Ama provoquera la maladie, l’alimentation doit à long terme être en accord avec la constitution individuelle (Prakriti) donc avec son dosha dominant.

-Pour Vata : alimentation douce, acide, salée lui sera bénéfique. Les épices à privilégier sont l’aloès, la coriandre, la cannelle, la cardamone, le fenouil, la grenade et le réglisse. Les herbes à privilégier sont des herbes carminatives (oignons par exemple)

-Pour Pitta : une nourriture douce, astringente mais surtout amère lui sera bénéfique . Les épices à privilégier seront les mêmes que pour Vata. Les plantes à privilégier sont des plantes toniques, amères, purgatives et diurétiques.

-Pour Kapha : une nourriture aigre, astringente avec un gout piquant lui est adaptée. Les épices à privilégier sont le gingembre, la cannelle, le clou de girofle, le poivre noir, les graines de moutarde, le cumin, la cardamone et la sauge. Les plantes intéressantes pour Kapha sont des plantes diurétiques (thé vert, pissenlit, cassis).

L’ayurvéda nous parle de 13 feux, dont agni, le feu digestif est le plus important. Celui qui doit être allumé pour qu’il y ait une véritable faim au moment de manger.

Le feu digestif  est fondamental pour maintenir notre équilibre. Lorsque agni (feu digestif) est fort, il n’est en mesure de conserver que les éléments nutritifs pour éliminer le reste en tant que déchets.

Il  est important également de rappeler que agni est nécessaire pour digérer les émotions et les différentes sensations que nous percevons à travers notre corps. Cela justifie que l’intestin est belle et bien notre deuxième cerveau.

Si part ailleurs nos doshas sont équilibrés nous nous sentons plein d’énergie, satisfait, et parfaitement disponible à entreprendre nos activités quotidiennes. Si notre agni est faible nous ne sommes pas en mesure de traiter tout ce qui nous nourrit. Ceci conduit à une accumulation de toxines, que l’ayurvéda nomme « AMA ».

Ces AMAS peuvent entraver le bon fonctionnement de notre organisme sur le plan physique et psychologique. Enfin les Amas peuvent conduire à un déséquilibre des doshas menant à la maladie (un vrai cercle vicieux).

Quelques conseils pour un feu digestif sain et fort :

Éviter les boissons froides, boire des tisanes chaudes.

Absorber des petites quantités d’eau pendant les repas.

Utiliser des épices et herbes aromatiques dans votre cuisine.

Privilégier les aliments cuits

Prendre le plus gros repas de la journée au déjeuner car le corps fonctionne en synchronisation avec le rythme naturel. Agni est à son apogée quand le soleil l’est lui aussi

Prendre des repas légers le soir et se coucher 2 à 3 heures avant le coucher

Manger consciemment sans téléphone, télévision ou autres objets pouvant dissiper.

Faire une activité physique (marche, natation, yoga..), méditer.

En cuisinant selon les principes de la philosophie ayurvédique et en incorporant  les saveurs à chaque plat et en ajoutant des épices vous créez l’équilibre parfait, votre équilibre personnel.

Sources principales d’information pour la constitution de mon article : ayurvédique garden de Raphael Titina et le grand livre de l’ayurvéda de Kiran Vyas.

Ayurvéda: science de la vitalité

Je ne suis pas experte en la matière, mais j’aimerais vous faire découvrir l’ayurvéda. L’ayurvéda m’inspire, et je suis fascinée par cette science. Ça me persuade de l’importance d’un mode de vie plus sain. Ce système de guérison oblige la personne à être acteur de sa santé, en remettant tout en cause afin de retrouver un bon équilibre. C’est également une manière de vivre et d’être. En effet 30% de l’ayurvéda concerne la médecine et les 70% restant concernent la manière d’être et de vivre. C’est une connaissance qu’on peut approcher selon plusieurs points de vue (croyance, art de vivre, ou ensemble de techniques thérapeutiques). Bien sûr l’allopathie (mode habituel de traitement médical qui combat la maladie en utilisant des médicaments) reste parfois incontournable mais on peut imaginer que si on s’inspirait de l’ayurvéda en prévention des maladies, on pourrait réduire la prise de médicaments puisque tout ce ferrait en amont. L’ayurvéda est  plus orienté pour  la prévention des maladies et c’est tout l’intérêt!

Qu’est ce que l’ayurvéda ?

L’ayurvéda (du sanskrit âyus signifiant vie et Veda signifiant connaissance) c’est une science de la vie destinée à veiller sur la santé des êtres vivants. C’est le plus ancien système thérapeutique au monde.  Ses racines plongent dans l’ère védique, codifiée  de 5000 ans en arrière. Elle a été transmise de génération en génération par les Védas.C’est un ensemble de textes sacrés, de connaissance traditionnelle indienne.

Les Védas sont considérés comme étant d’origine divine, ils sont le fruit d’une révélation (shruti) acquise par les rishis au cours de méditations profondes.

Ce système de guérison vise à rétablir les équilibres naturels de l’organisme humain, grâce à l’action curative de plantes et de minéraux provenant des montagnes de l’Himalaya. L’Ayurveda cherche à procurer la conservation du  bien être physique tout au long de notre vie.

C’est un des systèmes curatifs parmi les plus compréhensifs, qui traite le corps, le mental et l’esprit. Il est lié à une profonde vision ‘yogique’ de la vie et de la conscience. L’Ayurveda est l’aspect de la science védique comme le yoga est son aspect psychologique.

Il est  aussi holistique, puisqu’il prend soin du corps et de l’esprit religieux (dans le sens étymologique du terme : relier le ciel et la terre) et trouve sa source dans le grand courant de la spiritualité védique.

L’Ayurveda est de plus en plus populaire dans le monde occidental, elle mérite largement à être diffusée. Elle est enseignée comme pratique médicale partout en Inde, dans de nombreux collèges et hôpitaux ayurvédiques.  Cette médecine est reconnue par l’organisation mondiale de la santé comme système de soins à part entière.

La médecine ayurvédique est aussi un système de diagnostic et de thérapie naturelle individualisés. Pour rester en bonne santé, l’ayurvéda nous parle de 3 vecteurs de santé :

  • AHARA, ou la diététique
  • VIHARA, ou la manière dont on vit la vie
  • MANOVYAPARA, ou notre état mental

La clef de voûte de la médecine ayurvédique est la constitution individuelle appelée Prakriti. Une fois le Prakriti identifiée, on peut établir des profils personnels, qui définissent les prédispositions individuelles à être malades.

La médecine ayurvédique se fonde sur la conception des trois humeurs ou doshas : vata, pitta et kapha qui dépendent eux-mêmes des cinq éléments que sont la terre, l’eau, le feu, l’air et l’éther.

-Le type VATA (air+éther) : Les caractéristiques primaires sont l’interchangeabilité, l’imprévisibilité, la variation dans la forme, dans le caractère et l’action. Le Vata tend à être élancé avec des proéminences au niveau des articulations et des veines. Sa peau est sèche et froide. Il est caractériel, enthousiaste, imaginatif et impulsif. Il a beaucoup d’idée mais ne va jamais jusqu’au bout.  Le vata mange et dort d’une façon très bohémienne. Il est disposé à l’inquiétude, l’insomnie, aux dérangements prémenstruels et à la constipation. Son énergie est en dents de scie, ce qui rend son existence capricieuse.

-Le type PITTA (feu+eau) : Le pitta est relativement prévisible, de taille moyenne, fort et résistant, bien proportionné avec un teint rubicond. Le pitta possède une intelligence rapide, aiguë, articulée et peut être très critique ou passionnelle, avec de brefs et explosifs déclenchements de colère. Le pitta mange et dort régulièrement, il aime le soleil mais souffre de la chaleur et de dérangement au niveau gastro-duodénal.

-Le type Kapha (eau+terre) : Le kapha a une attitude cool. Il est solide, lourd, fort, avec une digestion lente, les cheveux assez gras, la peau froide et pâle. Il digère, mange et agit lentement. Il dort beaucoup et profondément. Il tend à être obstiné et il est sujet à des niveaux élevés de cholestérol, à l’obésité et aux allergies.

Pour l’Ayurveda, de nombreux individus peuvent relever de un ou deux Doshas et il est rare de n’en trouver qu’un seul surtout chez les occidentaux. Quand ces doshas sont en équilibre, il en résulte une santé rayonnante et un niveau élevé d’énergie mais lorsque ce délicat équilibre est dérangé, le corps devient vulnérable aux agents extérieurs perturbateurs, que ce soit un virus ou une bactérie, une surcharge de travail  ou une alimentation déséquilibrée.

Pour un docteur ayurvédique, ce désordre dans les doshas est le premier signe que l’esprit, la pensée et le corps ne sont pas en parfaite coordination.

L’Ayurveda tient aussi compte, dans ses suggestions thérapeutiques et diététiques, du rythme des saisons (desh et kala) et de leurs particularités, du rythme interne de notre corps ainsi que du temps, de l’époque et du lieu.

Le diagnostic ayurvédique utilise le poignet, la langue, les yeux et les ongles. Le poignet peut relever des 3 types de doshas, avec 6 différentes pulsations (3 profondes et 3 superficielles). A travers l’observation de la langue et en notant les différentes colorations de celle-ci, le médecin se fait une idée de l’état fonctionnel des organes intérieurs. Il observe également la couleur de l’urine du matin pour établir un diagnostic du déséquilibre des doshas.

Après le diagnostic vient le SHODAN qui se définit comme le nettoyage et la désintoxication. Le nettoyage a pour but d’expulser les toxines présentes dans l’estomac, le nez et l’intestin.

Le médecin  considère les AMAS comme la cause des maux : elles sont le résultat d’une nourriture indigeste non assimilée qui fermente dans le système digestif.

Pendant la préparation pour le nettoyage, le médecin conseille un massage avec des huiles à bases d’herbes qui peuvent être facilement absorbées par la peau. Après le shodan vient le SHAMAN, utilisé pour équilibrer et réconcilier les doshas du corps.

Le shaman met surtout l’accent sur la dimension spirituelle de la guérison (jeûne, chant, yoga, exercice de respiration, méditation, exercice physique et bain de soleil). Ces techniques sont utiles pour les gens qui ont des troubles du système immunitaire. Pour ceux qui sont malades au niveau émotionnel. Le médecin ayurvédique privilégie la prévention plutôt que la guérison. Le régime diététique et l’hygiène de vie jouent un rôle prépondérant dans l’Ayurveda dont le but principal concerne surtout la stabilisation du métabolisme.

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