La routine matinale ayurvédique

L’ayurvéda nous demande de prendre en considération nos horloges internes ainsi que la variation des doshas avec la période de la journée et des saisons. Il est évident que dans notre société on ne respecte pas les lois fondamentales de la nature mais ces dernières ne peuvent être ignorées infiniment sans avoir de répercussions sur l’état de santé et de bien-être.

Une routine ayurvédique est indispensable pour retrouver une bonne santé au-delà des compléments alimentaires ou autres. C’est en modifiant nos habitudes et notre hygiène de vie que l’on peut observer un véritable changement en matière de digestion, de paix et d’harmonie.

Dinacharya, c’est la discipline de vie qui maintient le rythme du corps dans un état d’équilibre. En sanskrit cela pourrait se traduire par l’organisation de la journée.

ETAPE 1 :

La première étape de la journée est de bien se réveiller en ayant en tête des images positives et en ayant de la gratitude. L’idéal est de se lever 1 à 2h30 avant le lever du soleil. 5 à 7h suffisent pour se reposer entièrement chez une personne adulte. Massez-vous le ventre et effectuer des mouvements circulaires dans le sens des aiguilles d’une montre autour du nombril. Si vous pouvez aérer votre maison, remplissez-la d’énergie sattvique.

Aller vider vos vessie et intestin (si vous n’arrivez pas à aller à la selle dès le levé ce n’est pas grave, cela viendra dans vos habitudes progressivement)

De 2h à 6h du matin c’est la période Vata qui domine. Cette période est idéale pour méditer, notre psychisme est plus sensible aux expériences subtiles et transcendantales. Se lever vers 4/5h du matin nous remplit d’énergie, le soleil se lève, nos énergies s’éveillent en même temps !

ETAPE 2 :

La deuxième chose et de nettoyer les organes des sens (indriya) pour cela il faut prendre 1 c à soupe d’huile de sésame et pratiquez gandouche c’est-à-dire faire un bain de bouche à l’huile en veillant à ce qu’elle répande bien dans tout l’espace buccale pendant 3 à 5 minutes. Crachez et rincez-vous à nouveau la bouche avec de l’eau tiède. Brossez-vous les dents.

Ensuite vient la pratique de Jihva Dhauti c’est l’action de gratter la langue à l’aide d’un grattoir en veillant à bien enlever les éventuels dépôts (les dépôts blancs, jaunes ou marrons sont signes de déséquilibre). Cette action va favoriser la digestion mais également améliorer le gout.

Nettoyer les narines en utilisant de l’eau salée ou en appliquant quelques gouttes d’huile de sésame  (entre 3 et 5) dans les narines. On appelle cela Jala Neti.

Enfin la peau, par laquelle se fait le toucher : Réalisez des automassages, si vous avez le temps massez-vous tous le corps à défaut vous pouvez faire les pieds, les mains, le visage…  avec de l’huile de sésame pendant 5 à 10 minutes. C’est une activité très bénéfique pour le système musculaire, le système nerveux, pour Agni (le feu digestif) et pour l’élimination des malas (déchets) à travers la peau. Concernant la pratique du massage cela ne requiert pas de technique particulière, frottez le corps partout.

Après avoir pris soin des organes des sens buvez de l’eau tiède : Pour Kapha 1 à 2  verres d’eau suffisent en revanche pour Vata et Pitta vous pouvez aller jusqu’à 4 verres. Le corps humain est constitué à 70% d’eau et afin de préserver cet équilibre il faut boire de l’eau. Le matin est le meilleur moment pour le faire après un long moment sans apport hydrique.

Pendant que l’huile agit vous pouvez faire des exercices d’étirement, d’assouplissement. L’idéal c’est de faire des torsions pour continuer la détoxification. Pratiquer des techniques de pranayama, en utilisant la respiration alternée. Ce qui est bien également c’est de faire Kalapabati car c’est une respiration qui se pratique à jeun. C’est tonifiant et détoxifiant. (Attention à ne pas faire Kalapabati lors des règles pour les femmes).

Pratiquer la méditation ou toutes techniques relaxantes permettra de tonifier votre mental. A travers la méditation nous pouvons libérer les nœuds de la conscience, les blocages émotionnels non résolus.

Vous pouvez prendre votre douche, la température doit être tiède et utiliser un savon ayurvédique à base de plantes. Évitez à votre corps l’usage de produits chimiques, parfumez-vous avec des produits naturels (les huiles essentielles par exemple). Essayez de porter des vêtements confortables et pas trop serrés pour que votre peau respire.

Etape 3 : De 6 à 10h c’est une période Kapha. Pour contrecarrer la lenteur de Kapha, le yoga conseille de faire appel aux asanas et l’ayurvéda suggère un petit déjeuner léger et facilement digérable.

  • Un yoga postural comme la salutation au soleil effectuée rapidement et rigoureusement. Pour les personnes qui sont de constitution Vata il faudrait faire entre 6 à 16 cycles. Pour Kapha 12 cycles et pour Pitta entre 12 à 16 cycles.
  • Petit déjeuner facile à digérer, riche et de préférence tiède. Les fruits crus seront pris en dehors du petit déjeuner ou en premier. Un smoothie de fruits avec des feuilles de salades verte, d’épinards, de blettes ou d’herbes aromatiques. Accompagnés de fruits secs, de laits végétaux, éventuellement un porridge (avoine, Sarrasin, polenta, tapioca), avocats, pudding, graines de chia, super aliment (spiruline, chorella, maca, moringa…).

Le yaourt n’est pas considéré comme digeste, selon l’ayurvéda il ne faut pas en consommer régulièrement car c’est lourd et cela  bouche les strotas (canaux). Le fromage blanc est moins facile à digérer, si vous en avez envie, je vous conseille de diluer cet ingrédient avec 4 fois son volume en eau, ajouter des graines de cumin grillé avec un peu de sel et du gingembre frais râpé. Mixez et consommez comme une boisson c’est un Lassi.

Évitez les omelettes, les toasts avec de la confiture, sandwichs avec du jambon, du fromage, viennoiseries, gâteau industriels car ce sont des aliments difficiles à digérer.

Vous êtes prêts pour aller travailler ! Votre esprit est calme, soyez heureux. Si une situation vous contrarie, calez –vous et pratiquer quelques respirations abdominales, respirez profondément, l’agitation n’aide en rien !

Dans cette routine matinale ayurvédique il y a beaucoup de choses que vous faites peut être déjà naturellement si ce n’est pas le cas je vous conseille d’y aller progressivement et à votre rythme. Si vous décidez de changer votre routine pour celle-ci les changements en vous devraient vous satisfaire rapidement et les multiples bienfaits qui en découlent feront de vous un ou  une addict à la routine!

Chronobiologie et ayurvéda

Les grandes médecines traditionnelles telles que l’ayurvéda recommandent d’adapter son mode de vie en fonction des rythmes des saisons. L’interaction microsome/macrosome fait que le non-respect des rythmes de la nature est l’une des causes principales de déséquilibre. Il est conseillé de pratiquer une écologie intérieure et extérieure pour se respecter et respecter notre planète.

L’enseignement de la chronobiologie conduit à s’intéresser aux  nombreux rythmes qui balayent l’existence. Nous pouvons faire  beaucoup de liens entre ses deux médecines.

Le fonctionnement de l’organisme est soumis à un rythme biologique, calé sur un cycle de 24 heures. Ce rythme régule la plupart de nos cycles biologiques et comportementaux. Sa dérégulation peut entraîner des troubles du sommeil et physiologiques. La chronobiologie étudie le rythme et les conséquences de ses perturbations.

 

Prenons l’exemple des rythmes circadiens :

En chronobiologie, la mélatonine est l’hormone donneuse du rythme et du temps. Elle est secrétée par l’épiphyse, une petite glande hormonale située en arrière de l’hypophyse et de l’hypothalamus et qui rencontre le croisement des deux nerfs optiques. Par un mécanisme subtil qui est  fonction des variations de la lumière entre le jour et la nuit, cette action est responsable de la venue du sommeil et sa présence dans le sang pendant toute la période nocturne maintient notre sommeil.

Le moment, l’intensité et la durée de l’exposition à la lumière du jour influent sur notre santé et notre bien-être.

L’ayurvéda conseille de se coucher avant 22h, car c’est un période propice au sommeil. Kapha domine le soir, ce dosha vient pour nous alourdir et pour nous pousser vers le sommeil. A l’aube Kapha domine toujours, elle se manifeste dans le corps par des accumulations superflues : au réveil, certains toussent, d’autres éternuent ou encore ont les doigts enflés. C’est le moment d’éliminer les substances inutiles par des nettoyages (rinçage du nez et nettoyage de la langue). C’est aussi l’heure de pratiquer des exercices de yoga ou de méditations destinés à nettoyer le corps et le mental.

La période Vata entre 2h et 6h du matin et dans l’après-midi de 14h-18h est un excellent moment pour des activités intellectuelles, créatives ou sportives.

Pitta, domine au milieu du jour et de la nuit. Nous sommes très en forme au milieu de la période  Pitta et nous avons faim vers 12h, moment idéal pour le repas puisque Pitta préside à la digestion.  La  nuit Pitta garde le corps au chaud.

Le rythme des saisons : La thyroïde est une glande hormonale qui sécrète la thyroxine (t4) et participe au métabolisme du corps. Elle réagit aux variations de la température extérieure. Elle permet  l’adaptation de notre corps aux variations saisonnières : la venue du froid à l’automne, le redoux du printemps. Notre thyroïde est mise à rude épreuve, c’est pourquoi à chaque changement de saisons il est important de prendre soin de sa thyroïde mais aussi d’adapter ses habitudes de vie.

Bien entendu cela commence par prendre soin de ce que l’on met dans son assiette : il faut ainsi veiller à consommer une nourriture qui n’aggrave pas son dosha (tempérament) pendant la saison qui présente des qualités semblables à son dosha. (Par exemple si on relève du dosha Pitta, il faut éviter de consommer des aliments qui augmentent Pitta de la fin du printemps ou à la fin de l’été.

En Occident, le printemps est une saison plutôt Pitta tout comme  l’été où il domine (chaleur, soleil), l’automne est  Vata (chutes des feuilles, vent) et l’hiver Kapha (la nature dort et elle est figée).

L’été il faudra éviter de manger en plein soleil ou de prendre trop de  bains de soleil pour éviter  un excès de Pitta. A l’inverse l’hiver on aura besoin de plats chauds et de bains chauds pour lutter et équilibrer Kapha.

Ces préceptes sont différents selon que la personne vit dans une région chaude ou froide, humide ou sèche, maritime ou continentale. Le rythme de vie de la personne est également pris en compte en fonction des horaires de travail et des habitudes alimentaires.

L’âge de la vie : L’activité métabolique diminue au fil des années. Notre métabolisme est fondamental pour tous les processus vitaux de notre corps. Il garantit le bon fonctionnement  physiologique du corps. Il est indispensable à la constitution de nos substances corporelles et pour recevoir l’énergie dont nous avons besoin. Notre poids dépend également et de façon significative de notre métabolisme. Des facteurs comme le vieillissement (mais pas que) vont jouer un rôle important du point de vue des problèmes métaboliques.

En ayurvéda il y 4 catégories d’âge selon les doshas. Le but de la vie est une élévation du niveau de conscience pour s’approcher de la réalité supérieure. Selon les vedas, la vie est divisée en 4 âges avec pour but final : moksha,  la libération, la liberté et la recherche spirituelle. L’ayurvéda est une voix de milieu avant de parvenir à la libération.

Il y d’autres objectifs :

Artha c’est la prospérité des finances, de biens matériels.

Kama qui est le désir, la sexualité, la procréation et la vie de famille.

Dharma c’est la loi éternelle à laquelle on se conforme pour vivre avec des objectifs d’élévation personnelle et collective.

Enfin, chaque période de la vie correspond  à un dosha :

Le bébé vit une vie kapha et dort la plupart du temps. L’enfance est aussi kapha (rhumes, asthme, toux). L’adolescence et l’âge mûr sont dominés par pitta  car c’est le moment de la vie active, des passions, etc. La vieillesse est une période Vata (rides, dessèchement de la peau, arthrite, pertes de mémoire).

Pour conclure l’ayurvéda est proche de la chronobiologie. Nous pouvons nous passionner pour l’ayurvéda car elle respecte tout à fait les cycles de la vie. Cette science en plus de la chronobiologie va traiter aussi l’aspect psychologique de la personne. L’ayurvéda dicte des principes de vie à respecter aux quotidiens capable d’entretenir au mieux la santé.

Le respect des rythmes de vie a été envisagé déjà depuis des millénaires par l’ayurvéda dans le but d’entretenir le bien-être et la santé des humains. C’est l’harmonie entre nos rythmes intérieurs et ceux du cosmos qui est prépondérant.

Ce qui en découle est un ensemble de règles quotidiennes (yoga, alimentation, méditation, massages… ) qui prend en compte un ensemble de facteurs environnementaux.

Le massage ayurvédique

Quand on se plonge dans la pratique de l’ayurvéda une multitude de choix s’offre à nous !

J’ai toujours été attirée par la relation d’aide. Petite j’étais dans le soucis permanent de faire rire les autres, de faire le bien en ayant même tendance à m’effacer. Je voulais faire des missions humanitaires, aider les personnes âgées, je ne concevais pas ma vie sans apporter une « aide » quelle soit à travers l’écoute, le soutien ou le partage… J’aime mon travail de soignante malheuresement je suis souvent frustrée car le prendre soin tel que je le conçois n’est pas vraiment d’actualité avec le politique de santé de nos jours. Je ne souhaite plus adhérer à notre système de soins car il ne convient pas aux valeurs auxquelles je suis attachée. J’ai dans le soucis de faire mon travail consciencieusement, et avec coeur. Je comprends maintenant avec du recul que mon mal être résultait de cette frustration à ne pas faire ce que j’aime comme je l’entends.

Ma rencontre avec l’ayurvéda a agit comme une petite révolution intérieure, au fil des découvertes avec cette médecine, une partie de moi s’animait de joie car je voyais en cet art de vivre mon futur! Apporter du bien être par l’ayurvéda se trouva être une évidence!

Dans notre société, où tout va de plus en plus vite, il est nécessaire de prendre du temps pour soi et de pouvoir se reconnecter avec notre corps. C’est comme ça que je souhaite apporter mon aide aux autres!

Le massage ayurvédique vise à maintenir ou à rétablir l’équilibre naturel des 5 éléments dans notre corps et il permet à l’énergie vitale (prâna) de circuler librement en agissant sur tous les domaines : physiologiques, psychologiques et spirituels.

Le but est de trouver un état d’équilibre entre les énergies pour pouvoir avancer plus sereinement dans nos vies. Ce massage n’a pas un but thérapeutique, c’est un soin de bien-être connu pour ses vertus préventives et sa faculté à favoriser la répartition de l’énergie dans tout le corps.

Ses effets sont multiples sur la santé :

– Il permet d’équilibrer notre métabolisme

– De prévenir l’accumulation des toxines

– De diminuer la fatigue et l’anxiété

-D’améliorer le sommeil en luttant contre les insomnies

-De soulager des douleurs

-De se relaxer, il permet d’évacuer le stress et les tensions nerveuses

– Il participe à augmenter notre concentration et notre vivacité d’esprit.

Le massage ayurvédique fait partie d’un processus, d’un cheminement qui permet au fur et à mesure des séances de prendre conscience de l’ensemble de son corps.

Ces massages ont la particularité de s’adapter à chacun de nous, ils respectent le dosha dominant de la personne et en fonction de celui ci des huiles spécifiques sont utilisées.  La pression, la vitesse et même la durée du massage seront différents d’un dosha à l’autre.

Par exemple si vous êtes une personne de type Vata, le massage va être lent, enveloppant, régulier, enracinant, dans un environnement rassurant et confortable avec beaucoup d’huile lourde, chaude et nourrissante. Le massage à l’huile est l’une des thérapies les plus efficaces pour pacifier Vata.

La relation de confiance avec le thérapeute est essentielle pour qu’il puisse développer son savoir et pour que vous puissiez recevoir tous les bienfaits. Le bouche à oreille est ce qu’il y a de mieux mais si personne ne peux vous conseiller un spécialiste, je vous invite à aller voir sur le site ayurvéda-france.org pour trouver les praticiens dans votre région.  N’hésitez pas à appeler pour vous assurer du sérieux de la personne (prix cohérents, références …)

En ce qui concerne la séance, les étapes clés sont les suivantes :

– un entretien avec le professionnel afin qu’il apprenne à mieux vous connaître (habitudes de vie, état de santé etc.) suite à cet échange il va déterminer votre dosha.

– Le soin. Celui-ci dure le plus souvent entre 1h et 2H. Tous les points énergétiques : les marmas vont être stimulés. Les points marmas permettent de régulariser et d’équilibrer les fonctions de l’organisme.

Il existe plusieurs types de soins, le plus connu est Abhyanga, il se pratique sur tout le corps, c’est la base du massage ayurvédique traditionnel.

Il y a aussi un massage qui se pratique à la hauteur du front, le Siro Dara, mais aussi au niveau de la plante du pied et qui se pratique avec un bol Kansu…

Les textes originels préconisent de pratiquer quotidiennement le massage ayurvédique. Une invitation difficilement conciliable avec les modes de vie occidentaux. Cependant elle ne relève pas non plus de l’impossible, car en Inde le massage ayurvédique fait partie de l’hygiène de vie comme le brossage des dents chez nous !

A défaut d’un soin quotidien chez un praticien en massage ayurvédique, pensez à pratiquer des automassages. Cette pratique est intéressante et bénéfique car elle permet de mieux se connaître en découvrant d’une autre manière, certaines parties de son corps et certaines sensations.

 

Le gingembre

Le gingembre est originaire d’Asie. C’est une petite plante de la famille des Zingibéracées pouvant atteindre jusqu’à 1,50. Ces feuilles sont en forme de lance.Le rhizome est la partie consommée. Sa chair est jaune pâle, juteuse et parfumée. Elle devient de plus en plus fibreuse avec l’âge. Les rhizomes récoltés sont valables 2 à 3 mois.

Le gingembre fut l’une des premières épices orientales commercialisée dans le bassin méditerranéen.

C’est une épice très employée en cuisine :

-En Inde dans les plats de curry, il entre dans la composition du thaï

Au Japon, elle est utilisée pour rafraîchir le palais entre les bouchées de sushis

En Chine pour couvrir les odeurs et saveurs fortes comme celle des fruits de mer

L’huile essentielle de gingembre est appréciée en aromathérapie pour ses propriétés digestives, plus particulièrement pour les digestions lentes ou sujettes à la constipation.

Le gingembre a des propriétés stimulantes et toniques qui contribuent à mieux résister à la fatigue.

L’OMS reconnait cliniquement justifié l’usage du gingembre dans la prévention des nausées et des vomissements dû au mal des transports, ainsi que ceux liés à une intervention chirurgicale ou à la grossesse.

Elle reconnaît comme traditionnel son usage dans le traitement des troubles digestifs, de rhume et de grippe, de perte d’appétit, comme anti inflammatoire dans les migraines mais aussi contre les douleurs musculaires ou articulaires.

Le gingembre possède des propriétés anti oxydantes remarquables. Les antioxydants luttent dans le développement des maladies cardio-vasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement.

En cuisine et médecine ayurvédique ce rhizome est fréquemment utilisé, on le retrouve par exemple dans ce mélange:

Le TRIKATU (ou trois piquants) est une formulation ayurvédique pour les personnes ayant un feu digestif faible, il améliore le transit intestinal et réduit les brûlures d’estomac.

Il est conseillé pour les personnes de tempérament Kapha en revanche les personnes de constitutions Vata ou Pitta devront éviter.

Elle associe à part égale le gingembre, le poivre noir et le poivre long.

Le thé thaï est composé de thé noir, de poivre noir, bâton de cannelle, clou de girofle, de gingembre, cardamone et de lait. Cette boisson est considérée comme sattvique (qui apporte la joie et l’harmonie).

Plus généralement le gingembre doit être consommé frais pour les personnes de constitution Vata et Pitta car sa forme fraîche est moins piquante et moins assechante. Les personnes de constitution Kapha peuvent utiliser les deux formes.

Il sera un véritable allié pour les personnes ayant un déséquilibre de type Vata tels que les crampes abdominales, gaz et l’arthrite. L’action du gingembre est bon pour les affections Kapha tel que la toux, les rhumes, les vomissements et les nausées…

On peut aussi utiliser le gingembre sous forme d’infusion froide (entre 0,5 et 1cm) ou dans vos détox water (son action chauffante dilate les canaux et liquéfie les toxines pour une meilleure élimination), elle peut être associée à d’autres plantes douces ou rafraichissantes pour équilibrer son effet chauffant (menthe douce, fenouil, lavande, pétale de rose, pissenlit…).

Sources : Ayurvédic Garden de Raphael Titina / Ayurvéda France.org

 

L’Asa Foetida

J’ai découvert l’asa foetida grâce à un livre  intitulé 108 CHAKRA SOUPES, de l’auteur Helen Margaret Giovanello (enseignante de Yoga Iyengar et passionnée d’ayurvéda).

L’asa foetida ou Hing en Hindi est une résine séchée originaire d’Asie. Cette épice est extraite des rhizomes de Ferula Asoefetida  (ou férule persique).C’est une plante qui appartient à la famille des Ombellifères (ou apiacées) au même titre que la carotte et le fenouil.

Cette plante peut mesurer jusqu’à 3 m de haut. Juste avant la floraison le Ferula Asoefetida est coupée à la base de la tige. La tige et ses racines sécrètent un latex qui en séchant donne l’asa foetida.

L’asa foetida passe du rose au brun-rouge en s’oxydant. On obtient des blocs de résines sombres, collants et souples. La plupart du temps cette résine est réduite en poudre. Sa saveur est très forte c’est pourquoi on l’utilise coupée avec de la farine de riz (ou de blé mais de préférence de riz). L’épice est commercialisée essentiellement sous la forme d’une poudre renfermant 30% de résine diluée avec de la farine et de la gomme arabique.

Elle est très utilisée dans la cuisine indienne. Une fois cuite l’asa foetida donne une odeur similaire à l’oignon et l’ail. Mais avant cuisson elle a une odeur très désagréable .On la même surnommée « crotte de diable », c’est pourquoi elle est souvent cuite. Une toute petite pincée suffit pour agrémenter les plats car sa saveur est piquante.

En Inde, dans la cuisine, elle parfume les plats des brahmanes (Personnes qui appartiennent à la caste supérieure, celle qui dans l’espèce humaine serait le plus proche de Brahmâ le dieu créateur. Pour les brahmanes l’oignon et l’ail sont interdits car ils sont considérés comme impurs. Les Jaïns eux (Personnes dont la religion est née en Inde vers le 6è siècle) ne consomment aucun produit animal sauf le lait ni les racines comme la carotte. Ils utilisent  souvent l’asa foetida pour rehausser le goût des soupes. Cette épice facilite la digestion des légumineuses dès lors elle est souvent employée dans les dahls (plat typique en Inde bien souvent à base de lentilles).

Elle est souvent associée avec le gingembre et des graines de fenugrec. C’est l’un des ingrédients essentiels de la sauce Worcestershire.

Par ailleurs elle est beaucoup utilisée en homéopathie (ex : l 72 des laboratoires Lehning). Elle est utilisée comme aphrodisiaque et elle sert pour des rituels  qui visent à soigner les maladies mentales. Enfin l’asa foetida entre dans la composition de mélanges d’encens destinées à faciliter le désenvoutement.

Rentrons, dans le vif du sujet, ce qui m’intéresse le plus pour ma part c’est son utilisation en Ayurvéda. Elle est considérée comme l’une des meilleures épices pour les déséquilibres Vata. En revanche, elle est déconseillée pour les individus de tempérament Pitta.

Elle est utilisée pour les problèmes respiratoires comme la bronchite mais aussi pour lutter contre l’asthme. C’est une excellente aide pour la digestion et pour lutter contre les flatulences.

Les grands principes de la cuisine ayurvédique

« Quand la façon de te nourrir est inadaptée, la médecine ne peut rien. Quand l’alimentation est correcte la médecine est inutile. » Ancien proverbe ayurvédique

L’ayurvéda donne les clés du bien être, principalement à travers la manière dont on s’alimente. Il paraît important que je vous précise les grandes règles de la cuisine ayurvédique afin que vous puissiez vous en inspirer.  Si vous aspirez à vivre de manière cohérente avec vos objectifs, il est bon de savoir quels gestes favorisent ce souhait. Pour cela, il est important de connaître le fonctionnement de cette « science de la vie » afin de  mieux cerner vos besoins. Je suis actuellement en pleine recherche pour trouver un équilibre dans mon corps et dans mon esprit. Je reste certaine que la solution est avant tout en moi. Si je donne un sens nouveau à ma façon de vivre, au quotidien par l’ayurvéda, je vais trouver le juste milieu !  Je pense qu’on peut être bien dans son corps et dans son esprit en revoyant tout simplement les gestes simples de notre quotidien. Ces règles peuvent aussi s’appliquer momentanément, ainsi,  je vous invite à faire la différence entre  avant et après une cure ayurvédique. Cette « cure » sera tellement bénéfique !

L’ayurvéda est puissamment logique.Ce que nous mangeons modifie qui nous sommes, notre énergie et notre capacité à réagir positivement ! Ainsi trouver un équilibre dans son alimentation en fonction de son profil personnel et le début d’une vie plus sereine !

En ayurvéda, la pureté et la provenance des aliments ainsi que le respect accordé à la préparation de la nourriture sont  fondamentaux.

Le principe de la diététique en ayurvéda est principalement de respecter un équilibre.

  • Équilibre des couleurs : essayer d’avoir des couleurs vertes et jaunes dans votre assiette. Cela peut se faire avec des salades, des légumes verts, des currys, du curcuma.
  • Équilibre des 6 goûts (rasa), à chaque repas il faut consommer les 6 saveurs. La notion de rasa va englober la saveur d’un aliment mais aussi les effets subtils qui vont engendrer à la suite  la perception de cette saveur par notre cerveau.

 

Doux : eau +terre correspond aux qualités de KAPHA. Le doux a une énergie (Virya) rafraichissante. C’est le plus nutritif de tous les goûts. Il nourrit notre plasma sanguin et nos tissus mais permet aussi d’entrer en contact avec notre corps, de nous poser, et de profiter plus simplement de la vie. Les aliments doux favorisent la fertilité, mais trop de douceur ramollit l’organisme et peut conduire à l’obésité et au diabète.

EX : céréales complètes, pâtes, pain, riz, graines, noix, certains fruits et légumes comme le potiron.

Acide : eau + terre correspond principalement au dosha de PITTA. L’’acide a une énergie réchauffante. La consommation de nourriture acide accroit l’appétit, la sécrétion de salive et de sucs gastriques. Elle favorise la vivacité d’esprit ainsi que la clarté des pensées et des émotions. Toutefois, un excès peut irriter le système digestif, favoriser les courbatures et les crampes, provoquer des inflammations et des maladies du sang ou encore réduire la fertilité.

EX : Produits laitiers, fruits acides (agrumes, baies, prune, fruits de la passion), certains légumes (tomates, épinards, blettes, rhubarbe, cornichons, alcool (vins, bières…) etc.…

Salé : Terre + Feu correspond principalement au dosha de KAPHA, son énergie est réchauffante. Il apporte la fermeté et la structure en favorisant la stabilité. Le sel est un exhausteur de goût. Un excès peut emprisonner le sang et provoquer des maladies cutanées. Le sel raffiné (blanc), dépourvu de minéraux naturels favorisent la rétention des fluides dans le corps et tonifie les glandes surrénales, la thyroïde, les reins et la prostate.

EX : sel d’Himalaya, sel gemme, sel de Guérande…

Piquant : feu+air correspond principalement au dosha VATA, son énergie est réchauffante. Il favorise la digestion et permet de bruler les toxines. La nourriture piquante a de grandes vertus thérapeutiques. Elle améliore la respiration et la concentration et  stimule l’activité cérébrale. Une alimentation trop piquante peut être la cause d’insomnie, d’instabilité émotionnelle, d’instabilité et  favoriser les inflammations.

EX : épices, oignons, chou de Bruxelles, gingembre, moutarde

Amer : air + éther correspond principalement au dosha VATA, son énergie est rafraîchissante. C’est un goût asséchant qui provoque un effet vivifiant purifiant. Il a un impact très favorable sur les personnes souffrant d’un excès de Kapha. La nourriture amer  accélère le rythme métabolique,  favorise la digestion et purifie l’esprit. Un excès peut influencer les émotions en accentuant le sentiment de tristesse.

Ex : légumes à feuilles vertes, thé etc.…

Astringent : air+terre correspond principalement au dosha VATA, son énergie est rafraichissante. Ce goût à la particularité d’être asséchant et contractant. C’est pourquoi comme l’amer il a un impact très favorable sur les personnes souffrant d’un excès de Kapha. Il exerce également un effet dépuratif et fortifiant sur l’esprit en permettant de rassembler ses pensées et de se recentrer. Les fruits astringents sont souvent utiliser pour nettoyer les fluides et permettent ainsi de lutter contre la chute des cheveux et régénérer  la peau et les tissus nerveux.

EX : concombre, aubergine, laitue, champignons, fruits (pommes, baies, raisins, poires)…

Si vous êtes en bonne santé, l’ayurvéda recommande d’intégrer les 6 goûts dans votre assiette. Il permet de rentrer en contact avec les 5 éléments présents dans les organes de notre corps comme dans toute la nature. Le but de la médecine ayurvédique est de rétablir un équilibre doshique qui a pu être perturbé par de nombreuses causes, notamment des charges émotionnelles et des erreurs dans la façon de s’alimenter. Il faut s’alimenter en fonction de son équilibre doshique de naissance (celui qui prédomine dans sa constitution) et celui qui est susceptible d’augmenter au cours de notre vie en veillant à ne pas tomber dans l’excès. Les goûts assurent une bonne digestion, une absorption optimale, ainsi que la satisfaction de nos papilles.

  • Le troisième équilibre concerne les 3 gunas (sattva, raja et tama) [voir article sur les gunas]

Certains aliments comme les fruits biologiques correctement mûris, les graines germées ou les jeunes pousses, sont des aliments sattviques et nous apporte la lumière quand on les consomme. D’autres aliments nous donnent plutôt de l’énergie, comme les céréales et les légumes ce sont les aliments rajasiques. Il existe enfin des aliments comme les plats cuisinés qui sont souvent trop gras, avec des sauces trop lourdes à digérer. Ce type d’aliments est plutôt du genre tamasique et il est préférable d’en limiter la consommation et de les éviter au maximum.

La théorie de l’ayurvéda nous parle des dhatus, les tissus conjonctifs du corps physiques, dont le premier est rasa le jus nourricier. Ce rasa doit être de la plus haute qualité possible du point de vue de sattva, rajas et tama, des 6 goûts et de la qualité des couleurs.

Les épices

Notre alimentation doit ingérer les 6 goûts. Pour y recourir plus facilement, les épices et les herbes aromatiques peuvent être un bon moyen pour les rassembler .

Les vertus thérapeutiques  des épices sont nécessaires  pour stimuler la digestion avant pendant et après le repas. Consommées en quantité infime, les épices renforcent le système immunitaire et augmentent le métabolisme. Elles peuvent être utilisées en tant que véritable remède lorsqu’elles sont prises en plus grande quantité. Dans la médecine ayurvédique, les épices sont généralement introduites au début de la cuisson et  les herbes fraîches sont ajoutées à la fin juste avant de servir. Les épices possèdent des propriétés particulières qui influent sur les Doshas.

Une alimentation déséquilibrée provoquera une altération d’agni  (le feu gastrique) et donc une mauvaise digestion de la nourriture, avec une formation de toxines (Ama).

Le cumul d’Ama provoquera la maladie, l’alimentation doit à long terme être en accord avec la constitution individuelle (Prakriti) donc avec son dosha dominant.

-Pour Vata : alimentation douce, acide, salée lui sera bénéfique. Les épices à privilégier sont l’aloès, la coriandre, la cannelle, la cardamone, le fenouil, la grenade et le réglisse. Les herbes à privilégier sont des herbes carminatives (oignons par exemple)

-Pour Pitta : une nourriture douce, astringente mais surtout amère lui sera bénéfique . Les épices à privilégier seront les mêmes que pour Vata. Les plantes à privilégier sont des plantes toniques, amères, purgatives et diurétiques.

-Pour Kapha : une nourriture aigre, astringente avec un gout piquant lui est adaptée. Les épices à privilégier sont le gingembre, la cannelle, le clou de girofle, le poivre noir, les graines de moutarde, le cumin, la cardamone et la sauge. Les plantes intéressantes pour Kapha sont des plantes diurétiques (thé vert, pissenlit, cassis).

L’ayurvéda nous parle de 13 feux, dont agni, le feu digestif est le plus important. Celui qui doit être allumé pour qu’il y ait une véritable faim au moment de manger.

Le feu digestif  est fondamental pour maintenir notre équilibre. Lorsque agni (feu digestif) est fort, il n’est en mesure de conserver que les éléments nutritifs pour éliminer le reste en tant que déchets.

Il  est important également de rappeler que agni est nécessaire pour digérer les émotions et les différentes sensations que nous percevons à travers notre corps. Cela justifie que l’intestin est belle et bien notre deuxième cerveau.

Si part ailleurs nos doshas sont équilibrés nous nous sentons plein d’énergie, satisfait, et parfaitement disponible à entreprendre nos activités quotidiennes. Si notre agni est faible nous ne sommes pas en mesure de traiter tout ce qui nous nourrit. Ceci conduit à une accumulation de toxines, que l’ayurvéda nomme « AMA ».

Ces AMAS peuvent entraver le bon fonctionnement de notre organisme sur le plan physique et psychologique. Enfin les Amas peuvent conduire à un déséquilibre des doshas menant à la maladie (un vrai cercle vicieux).

Quelques conseils pour un feu digestif sain et fort :

Éviter les boissons froides, boire des tisanes chaudes.

Absorber des petites quantités d’eau pendant les repas.

Utiliser des épices et herbes aromatiques dans votre cuisine.

Privilégier les aliments cuits

Prendre le plus gros repas de la journée au déjeuner car le corps fonctionne en synchronisation avec le rythme naturel. Agni est à son apogée quand le soleil l’est lui aussi

Prendre des repas légers le soir et se coucher 2 à 3 heures avant le coucher

Manger consciemment sans téléphone, télévision ou autres objets pouvant dissiper.

Faire une activité physique (marche, natation, yoga..), méditer.

En cuisinant selon les principes de la philosophie ayurvédique et en incorporant  les saveurs à chaque plat et en ajoutant des épices vous créez l’équilibre parfait, votre équilibre personnel.

Sources principales d’information pour la constitution de mon article : ayurvédique garden de Raphael Titina et le grand livre de l’ayurvéda de Kiran Vyas.

Ayurvéda: science de la vitalité

Je ne suis pas experte en la matière, mais j’aimerais vous faire découvrir l’ayurvéda. L’ayurvéda m’inspire, et je suis fascinée par cette science. Ça me persuade de l’importance d’un mode de vie plus sain. Ce système de guérison oblige la personne à être acteur de sa santé, en remettant tout en cause afin de retrouver un bon équilibre. C’est également une manière de vivre et d’être. En effet 30% de l’ayurvéda concerne la médecine et les 70% restant concernent la manière d’être et de vivre. C’est une connaissance qu’on peut approcher selon plusieurs points de vue (croyance, art de vivre, ou ensemble de techniques thérapeutiques). Bien sûr l’allopathie (mode habituel de traitement médical qui combat la maladie en utilisant des médicaments) reste parfois incontournable mais on peut imaginer que si on s’inspirait de l’ayurvéda en prévention des maladies, on pourrait réduire la prise de médicaments puisque tout ce ferrait en amont. L’ayurvéda est  plus orienté pour  la prévention des maladies et c’est tout l’intérêt!

Qu’est ce que l’ayurvéda ?

L’ayurvéda (du sanskrit âyus signifiant vie et Veda signifiant connaissance) c’est une science de la vie destinée à veiller sur la santé des êtres vivants. C’est le plus ancien système thérapeutique au monde.  Ses racines plongent dans l’ère védique, codifiée  de 5000 ans en arrière. Elle a été transmise de génération en génération par les Védas.C’est un ensemble de textes sacrés, de connaissance traditionnelle indienne.

Les Védas sont considérés comme étant d’origine divine, ils sont le fruit d’une révélation (shruti) acquise par les rishis au cours de méditations profondes.

Ce système de guérison vise à rétablir les équilibres naturels de l’organisme humain, grâce à l’action curative de plantes et de minéraux provenant des montagnes de l’Himalaya. L’Ayurveda cherche à procurer la conservation du  bien être physique tout au long de notre vie.

C’est un des systèmes curatifs parmi les plus compréhensifs, qui traite le corps, le mental et l’esprit. Il est lié à une profonde vision ‘yogique’ de la vie et de la conscience. L’Ayurveda est l’aspect de la science védique comme le yoga est son aspect psychologique.

Il est  aussi holistique, puisqu’il prend soin du corps et de l’esprit religieux (dans le sens étymologique du terme : relier le ciel et la terre) et trouve sa source dans le grand courant de la spiritualité védique.

L’Ayurveda est de plus en plus populaire dans le monde occidental, elle mérite largement à être diffusée. Elle est enseignée comme pratique médicale partout en Inde, dans de nombreux collèges et hôpitaux ayurvédiques.  Cette médecine est reconnue par l’organisation mondiale de la santé comme système de soins à part entière.

La médecine ayurvédique est aussi un système de diagnostic et de thérapie naturelle individualisés. Pour rester en bonne santé, l’ayurvéda nous parle de 3 vecteurs de santé :

  • AHARA, ou la diététique
  • VIHARA, ou la manière dont on vit la vie
  • MANOVYAPARA, ou notre état mental

La clef de voûte de la médecine ayurvédique est la constitution individuelle appelée Prakriti. Une fois le Prakriti identifiée, on peut établir des profils personnels, qui définissent les prédispositions individuelles à être malades.

La médecine ayurvédique se fonde sur la conception des trois humeurs ou doshas : vata, pitta et kapha qui dépendent eux-mêmes des cinq éléments que sont la terre, l’eau, le feu, l’air et l’éther.

-Le type VATA (air+éther) : Les caractéristiques primaires sont l’interchangeabilité, l’imprévisibilité, la variation dans la forme, dans le caractère et l’action. Le Vata tend à être élancé avec des proéminences au niveau des articulations et des veines. Sa peau est sèche et froide. Il est caractériel, enthousiaste, imaginatif et impulsif. Il a beaucoup d’idée mais ne va jamais jusqu’au bout.  Le vata mange et dort d’une façon très bohémienne. Il est disposé à l’inquiétude, l’insomnie, aux dérangements prémenstruels et à la constipation. Son énergie est en dents de scie, ce qui rend son existence capricieuse.

-Le type PITTA (feu+eau) : Le pitta est relativement prévisible, de taille moyenne, fort et résistant, bien proportionné avec un teint rubicond. Le pitta possède une intelligence rapide, aiguë, articulée et peut être très critique ou passionnelle, avec de brefs et explosifs déclenchements de colère. Le pitta mange et dort régulièrement, il aime le soleil mais souffre de la chaleur et de dérangement au niveau gastro-duodénal.

-Le type Kapha (eau+terre) : Le kapha a une attitude cool. Il est solide, lourd, fort, avec une digestion lente, les cheveux assez gras, la peau froide et pâle. Il digère, mange et agit lentement. Il dort beaucoup et profondément. Il tend à être obstiné et il est sujet à des niveaux élevés de cholestérol, à l’obésité et aux allergies.

Pour l’Ayurveda, de nombreux individus peuvent relever de un ou deux Doshas et il est rare de n’en trouver qu’un seul surtout chez les occidentaux. Quand ces doshas sont en équilibre, il en résulte une santé rayonnante et un niveau élevé d’énergie mais lorsque ce délicat équilibre est dérangé, le corps devient vulnérable aux agents extérieurs perturbateurs, que ce soit un virus ou une bactérie, une surcharge de travail  ou une alimentation déséquilibrée.

Pour un docteur ayurvédique, ce désordre dans les doshas est le premier signe que l’esprit, la pensée et le corps ne sont pas en parfaite coordination.

L’Ayurveda tient aussi compte, dans ses suggestions thérapeutiques et diététiques, du rythme des saisons (desh et kala) et de leurs particularités, du rythme interne de notre corps ainsi que du temps, de l’époque et du lieu.

Le diagnostic ayurvédique utilise le poignet, la langue, les yeux et les ongles. Le poignet peut relever des 3 types de doshas, avec 6 différentes pulsations (3 profondes et 3 superficielles). A travers l’observation de la langue et en notant les différentes colorations de celle-ci, le médecin se fait une idée de l’état fonctionnel des organes intérieurs. Il observe également la couleur de l’urine du matin pour établir un diagnostic du déséquilibre des doshas.

Après le diagnostic vient le SHODAN qui se définit comme le nettoyage et la désintoxication. Le nettoyage a pour but d’expulser les toxines présentes dans l’estomac, le nez et l’intestin.

Le médecin  considère les AMAS comme la cause des maux : elles sont le résultat d’une nourriture indigeste non assimilée qui fermente dans le système digestif.

Pendant la préparation pour le nettoyage, le médecin conseille un massage avec des huiles à bases d’herbes qui peuvent être facilement absorbées par la peau. Après le shodan vient le SHAMAN, utilisé pour équilibrer et réconcilier les doshas du corps.

Le shaman met surtout l’accent sur la dimension spirituelle de la guérison (jeûne, chant, yoga, exercice de respiration, méditation, exercice physique et bain de soleil). Ces techniques sont utiles pour les gens qui ont des troubles du système immunitaire. Pour ceux qui sont malades au niveau émotionnel. Le médecin ayurvédique privilégie la prévention plutôt que la guérison. Le régime diététique et l’hygiène de vie jouent un rôle prépondérant dans l’Ayurveda dont le but principal concerne surtout la stabilisation du métabolisme.

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