La transition la plus belle qui soit!

Mon stage de massages pour devenir praticienne en massages ayurvédiques touche à a fin. Il ne me reste plus que quelques jours dans ce lieu si serein, si reposant, c’est une bulle de cocon. Quand l’on rentre dans l’établissement on est tout de suite dans l’ambiance, tout est propice au calme et à la détente. Je me souviens du premier jour, de l’odeur de l’encens, de la musique indienne au fond transperçant et de cet accueil chaleureux avec un sourire béat, complètement hors norme par rapport à ce que l’on voit dans tout autre établissement. Cet endroit est devenu un repère de paix pour moi-même puisque ici, je m’autorise tout.

Pour le premier stage, nous étions 10 personnes, un groupe allait être former au massage le plus complet : Abhyanga. On fait connaissance, et je constate qu’on vient toutes d’horizons différent.

Ceci dit on a tous un même but, et une envie pressante, presque irrépressible de changer le cours de notre vie et même au-delà… On aimerait tout d’abord aspirer à ce que nous sommes au plus profond de nous et par-dessus tout apporter un bien être aux personnes désireuses de recevoir un soin ayurvédique. Enfin, je ressens que tout ce groupe souhaite rappeler une chose : l’univers, la nature nous apporte déjà beaucoup dans la vie de tous les jours, il n’y a rien de plus puissant et cela seul suffit. Finalement, nous rappelons à chacune qu’il suffit de regarder autour de nous, et que pour combler nos besoins il suffit d’aller chercher tout près de nous. Tout nous ressource, quand on s’intéresse de près à la beauté des choses, à ce que peut nous apporter tout ce qui nous environne, on comprend qu’on peut se nourrir simplement intérieurement.

Nous nous transformons intérieurement, chacune poursuit son cheminement personnel Au fil des weekends nous nous apprécions de plus en plus et chaque jour nous tissons des liens. Ces échanges de massages nous permettent de nous connecter à chacune. Ainsi des relations fortes nous unissent les unes aux autres et notre groupe se renforce.

C’est ma première expérience comme ça. Au début, c’était déroutant car c’était nouveau, unique mais tout se faisait de manière si naturelle. Je n’avais pas besoin de m’ouvrir, j’étais comme chez moi, je savais que je pouvais être moi-même, et que je serais accepté tel que je suis.

Au-delà de toute attente, j’évolue et je conclus que c’est exactement ce dont j’avais besoin. Cet endroit est exactement l’endroit où je dois être à cet instant précis de ma vie.

Ici, je vis pleinement, je suis avec des gens qui me ressemblent, je me sens si bien ! On me comprend je n’aie pas de difficultés à exprimer mes ressentis. La bizarrerie n’existe pas au-delà de ses portes. Chacun vient comme il est, je peux me confier, personne n’ira supposer, juger et tirer des conclusions. En fait je comprends que c’est un message pour apprendre à m’accepter tel que je suis mais aussi que je peux avoir confiance en moi.

A cet instant précis je remercie profondément « l’univers » de m’apporter des réponses et de m’avoir laisser vivre cela. Tout n’a pas été facile, je suis aussi passée par des émotions désagréables, où beaucoup de choses sont remontées en surface, simplement j’ai observé cela et j’ai laissé passer c’est tout… Accepter d’être ce que je suis au plus profond est un beau cadeau, que je ne m’étais jamais fait.

Voilà, ce stage touche à sa fin. J’essaye déjà de penser à comment je vais faire pour prendre un bol d’air frais maintenant mais c’est en écrivant cette phrase que je réalise que je suis dans le faux. Ce bol d’air frais, je peux le prendre partout, il me suffit de saisir l’opportunité, la minute, le moment présent. Tout ce qui m’entoure peut satisfaire ce besoin, peut être que je pourrais déjà commencer par écouter les signaux qu’on m’envoie, et par la suite me dire : « prend la pause ! »

C’est bien plus facile de le faire quand il y a une énergie de groupe, surtout avec un groupe comme celui-ci ! J’ai pris conscience d’une chose : j’ai la clef ! La bataille que je dois mener est en moi, je dois y arriver et bien sûr cela dépend que de moi. Déjà si j’apprenais à prendre le quotidien avec plus de légèreté. Seulement voilà, on ne se reconstruit pas si facilement, les plaies mettent beaucoup de temps à se fermer et il me suffit d’une petite contrariété pour venir ralentir la cicatrisation. Serais-je fragile comme ça toute ma vie ? Tout ce que je sais c’est que j’essaye de me reconstruire mais cette fois ci avec mes règles et surtout en faisant confiance à mes intuitions.

Une formation transforme, celle-ci me guérit. Je perçois ce passage de ma vie comme la naissance de quelque chose de plus profond. Nous avons toujours le choix, il suffit d’y croire.

Dire qu’il y a un an je ne pensais pas avoir autant de choix, je pensais même que j’étais foutue… J’étais dans la souffrance, et l’ignorance, j’avais un présent non identifié, le vide était tout le temps là. Mon cœur pulsait aux alentours de 40 par minutes pas plus… Aujourd’hui j’ai senti mon cœur s’accélérer pour la première fois depuis longtemps et là le seul mot qui m’est venu en tête c’est VIE.

Je voulais qu’il continue de s’emballer encore et encore…. Ça n’a pas durer mais voilà, je sais qu’il y a de la vie en moi ! Mille et une gratitude à la vie.

Le bon karma

Le karma en Sanskrit signifie « actes » ou « actions ». Selon la croyance Hindoue ou Bouddhiste issue de l’Inde ancestrale. Il s’agit de la loi de cause à effet, d’actions et de réactions.

Nous créons le Karma de trois façons: la pensée, la parole et l’action.  L’intention apparaît d’abord dans nos pensées, celle ci génère des paroles et des actions. Le karma recouvrent deux aspects: le positif et le négatif.

On entend souvent parler de mauvais karma mais très peu de bon karma. J’aimerai justement vous parler de celui ci.

Agir avec de bonnes intentions va favoriser un bon karma. Plus l’intention est positive cette énergie positive va s’activer et s’animer en nous. C’est en nourrissant nos actions de bonté et de compassions que notre karma va se transformer. Tout acte a un effet sur notre vie, c’est nous qui construisons notre propre réalité. L’esprit du karma est de faire le bien pour soi mais aussi pour les autres et le monde qui nous entourent. C’est en gardant à l’esprit la notion de partage, de sentiments et de pensées positives que notre karma va se modifier petit à petit.

Nous devons changer en profondeur, avoir un cheminement complètement différent de celui que l’on a actuellement. Nous sommes confrontés à un monde de compétition, d’individualisme. Et si on voyait les choses différemment?

Imaginez que vous cultivez un plante dans votre jardin, tout d’abord vous préparez la terre, puis vous plantez la graine et vous prenez soin de bien l’arroser et vous la chouchoutez. Vous voulez que cette fleur se déploie, qu’ elle grandisse et pour finir qu’elle fasse de belles fleurs. Maintenant identifiez vous à cette plante comme si c’était vous que vous « cultiviez ».Et vous, que voulez vous refléter? Que vous voulez dégager?

C’est en cultivant avec soin nos pensées, nos actions et nos mots positifs que nous pouvons donner le meilleur de nous même. Ainsi notre être peut rayonner!

La pratique quotidienne de bonnes intentions supposent agir en pleine conscience pour cesser nos mauvaises habitudes. C’est en prêtant une attention respectueuse aux autres et en cultivant la simplicité (la nature, la beauté des choses infimes) que la sagesse intérieure va s’ouvrir. En amont cela implique de construire un bon karma en définitive plus de colère, d’avidité ou de négativité.

Lorsque nous nous sentons submergés par un stress ou que nous sommes irrités, le mieux est de s’arrêter quelques minutes et de se dire la première chose qu’il nous vient à l’esprit. Ensuite, il vous suffit d’analyser cette réflexion. Qu’elle était mon intention? Est-elle bonne ou mauvaise? Si elle est négative pourquoi je réagis comme cela? Qu’est ce qui me pousse à vouloir agir ainsi? Une fois que cette analyse est faite, refaite vous « le film ». Je vous invite à le faire, maintenant observez, vous verrez  que votre attitude en sera complètement différente. Vous verrez que vous ferrez preuve de plus d’indulgence envers les autres et vous-même.

En fait, il s’agit de sortir de notre schéma habituel pour expérimenter de nouveaux états d’être. La notion de justesse apparaît être la clef pour notre karma. Cela demande d’entrer en contact avec des situations présentes, dans une ouverture d’esprit qui accueille toute information.

La méditation est un très bon outil pour commencer à tendre vers ce travail.

Une fois l’action effectuée avec justesse, repensez à cette action consciente et nourrissez vous de cette petite victoire. Cela vous motivera pour prolonger ces exercices. Cela va bouleverser vos anciens codes mais cette sagesse gagnera en vous une profonde sérénité.

Journal de bord de ma retraite vipassana suite et fin

Jour 4:

C’est le matin le plus difficile que j’ai éprouvée depuis le début, je sais ce qui m’attend, je ne veux pas avoir mal et je souhaite rester bien au chaud dans mon duvet.

Je crains l’assisse et bien évidemment à la médit de 5h, mon corps est verrouillé. Le bassin à l’air plus souple mais la pointe du coccyx est comme la pointe de la lame d’un couteau. Mes pensées fusent et la première médit fut un fiasco.

La deuxième partie, j’y suis allée sans appréhension et j’ai trouvé LA position confortable, j’étais tellement bien que la torpeur me pris à des moments. La somnolence ne m’a jamais posé problème jusqu’à maintenant mais là j’étais tellement bien, pour une fois il a fallu que je me concentre pour rester éveillé. Ça m’a tellement motivée que j’ai redoublé d’efforts pour bien rester consciente et là c’était super j’ai trouvé la paix…

La méditation de 17H été clean, j’ai tenu 1h dans ma position, c’était le paradis, plus de douleurs, je frissonnais de plaisirs, c’était pur, et ma respiration était si fluide! Une mélodie toute douce m’emportait en arrière fond, c’est la première fois que le gong ne me fit pas décoller de ma posture, les autres se sont levés et chaque mouvement autour de moi m’emportait encore plus loin. Je pouvais comparer cette sensation à une vague qui monte, monte et qui d’un coup s’étend sur le sable. La conscience se faisait plus précise, elle devenait de plus en plus subtil en montant et en descendant la vague de bien être s’étendait sur tout mon corps et tout mon mental ! J’aperçus une flamme, puis un petit feu de couleur rose clair, logé au milieu de mon front, je regardais le feu c’était magique ! Pour moi c’est le signe qu’il y a bien de la chaleur chez moi. Je me suis interdite inconsciemment depuis des années à me donner ce réconfort… Pourquoi refuser l’agréable? Il faut que je me souvienne de ça… C’est la clef pour me réconcilier avec moi-même. Je ne suis pas froide de sentiments positifs simplement je suis restée figée dans le temps avec mes peurs et appréhensions.La peur d’être rejetée et de ne pas être accepter tel que je suis…

Après cette méditation tous mes sens étaient en éveil, on a pris un petit encas, de l’houmous sur une tartine, j’ai particulièrement aimée ce goûter pourtant il n’était pas si différent des autres mais j’étais en pleine conscience et ça fait toute la différence! Après, on a fait une marche méditative, des larmes de bonheur ruisselaient sur mes joues tellement la communion s’intensifiait entre la terre et mes pieds. La terre me donnait de l’énergie, je sentais la chaleur monter dans mon corps.

Jour 5:

La journée d’hier a tellement été exceptionnelle que j’avais besoin de répit côté émotions et sensations. J’avais envie de me reposer sauf que ce n’était pas possible. Le 5ème jour on aurait tendance à se relâcher, je sentais un trop plein qu’il me fallait estomper avec le temps. Ce trop-plein s’est exprimé cette nuit, pour preuve j’ai parlé dans la nuit. On me l’a dit, j’étais gênée parce que j’ai dérangée des personnes qui dormaient. J’en aie fait part à mon enseignant, il m’a dit que ce n’était pas grave et que si jamais cela se reproduisait, il fallait que j’essaye de ne plus le faire. Pour lui il y a un trop plein et il faut que ça sorte. L’enseignant nous annonce deux heures supplémentaires de méditation ce soir, j’ai cru que j’allais pleurer, pour me donner du courage j’ai enfreint à la règle:  j’ai appelée mon mari et ma fille. J’étais contente de les entendre par contre je m’en voulais de ne pas avoir tenue mes engagements, j’ai brisée la règle du silence et j’ai utiliser son téléphone. C’était vital sur le moment puis après réflexion je pense que j’aurais dû forcer les choses et continuer mes efforts. Résultat j’ai réussi à me concentrer, j’étais plus apaisée par contre j’étais vide, quand j’ai voulu me relever de mon tapis, j’ai perdue l’équilibre et, j’ai failli tomber! Ça m’a fait du bien de rire de ça ! Pourvu que la journée de demain soit meilleure.

Jour 6:

Je persévère, il faut que je me dise que c’est pour mon bien que je suis ici là et maintenant. J’arrive à m’asseoir plus facilement à présent. J’accepte les douleurs, mon esprit est apaisé cela me parait évident que si j’arrive supporter la douleur c’est avant tout parce que mon esprit est détendu. Je ne cesse de penser au discours du Dhamma d’hier soir. Les colères apparaissent quand les désirs ne sont pas réalisés. La colère entretien les phénomènes de frustration. Si la frustration s’installe à long terme elle entraîne la dépression. En fait, il faudrait que je sois moins désireuse, que je prenne les choses sans rien attendre en retour. Plus je suis négative, plus j’ai des idées noires et plus j’augmente ma souffrance. Je devrais moins m’attacher aux détails, être plus dans le présent sans constamment tout anticiper. Être moins matérielle, m’attacher à l’instant présent plutôt que d’envier constamment ce que je n’aie pas. Comprendre sa colère, c’est comprendre l’objet du désir. Ainsi mettre un terme à sa colère est possible si on revoit à la baisse nos désirs ! Observer ses désirs est la meilleure façon de désamorcer sa colère.

J’ai justement un exemple à vous donner, au 4 ème jour j’ai atteint la paix intérieure, j’arrivais à contempler l’instant présent, les sensations dans mon corps et dans mon esprit étaient vraiment très agréables. Le lendemain et le surlendemain j’avais envie de me retrouver dans cet état, je suis tellement attaché à ces instants de plaisirs que j’étais désireuse d’y revenir. Seulement voilà ça ne se passe pas comme ça, et j’étais en colère, frustrée de ne pas y retourner ! Voilà l’exemple même de ce qu’il ne faudrait pas faire, vouloir toujours plus ! S’attacher à tout : bien évidemment que si on mange un autre carré de chocolat, on va vouloir un autre carré, le tout est d’essayer de faire la part des choses en se contentant de ce qu’il s’amène à nous sans cultiver constamment nos « et si…. Et si… »

Le silence ça fait du bien mais j’ai hâte d’être à 18h pour échanger avec tout ce monde avec qui j’ai vécue pendant 6 jours. C’est fou, j’ai dormi, manger, et méditer avec des personnes dont je ne connais même pas le prénom et pourtant nous sommes si proche.

L’ouverture de la parole est ouverte! Il y a que de bons sentiment et que des pensées positives qui s’évaporent dans le dhamma hall , il y a beaucoup de rires et de joie !L’endroit n’est pas reconnaissable. Ce bruit réveille aussi mes peurs  (comme si j’avais peur que mes anciens « maux » reviennent), mais maintenant je sais comment y faire face, il ne me reste plus qu’à positiver, d’observer ses sentiments sans m’y attacher.

J’aimerais parler avec tout le monde, partager d’autres moments avec eux, ça fait longtemps que je ne me suis pas retrouver aussi bien au sein d’un groupe. On partage pour beaucoup les mêmes centres d’intérêt et je suis dans mon élément. Je ne me sens pas intrusive au contraire j’ai ma place. Le point en commun à nous tous, c’est notre état d’esprit plus pure… et on n’a tous qu’un seul mot à la bouche : AMOUR.

Je devrais mettre plus souvent des mots sur des émotions… Cela me permettrait de me connaître davantage et d’éviter les « trop plein ».

L’amour est partout, il faut cultiver l’amour constamment, c’est que du bon.  la compassion,  l’amour pour soi et autour de soi c’est notre puissance, notre force intérieure. C’est ce qui nous rassemble, ce qui nous unit tous !

Une fois mort, il ne reste rien de notre passage sur terre, seulement l’amour que tu as propagé dans les cœurs de chacun et qui reste pour toujours.

Enfin, j’aimerais être plus positive dans ma vie, il n’y a pas de secrets et  il n’y a que comme ça que je peux avancer. Faire preuve de gratitude tous les jours… Parce que la vie nous offre tellement de possibilités.

Vipassana m’a donnée la chance de planter une graine au plus profond de moi. Maintenant il me reste plus qu’à faire grandir cette plante afin qu’elle jaillisse de sa pureté et de sa bonté… Il faudra que je l’arrose régulièrement en faisant preuve de pensées positives, de bienveillance et que je revienne régulièrement à la source grâce à la méditation. Méditer est une chance, vipassana est un cadeau qui nous est offert pour faire un « reset » complet de nos souffrances.

Je souhaite refaire une retraite prochainement, l’opportunité de me déconnecter pendant une semaine est vraiment nécessaire. J’ai un regard neuf à présent, le printemps arrive, je revis et revisite la joie d’être en vie.

Journal de bord de ma retraite Vipassana Partie 1

 

Jour 1 : Le premier réveil ne fut pas si difficile que je le pensais, je ressentais à la fois de l’excitation et de la peur. J’ai les mêmes ressentis lors des rentrées scolaires. On ne sait pas trop comment ça va se passer et on sait que ce moment désagréable ne va durer que quelques jours.

Pour ce premier jour en silence mes pensées fusent, j’ai du mal à calmer le flot de pensées, des sentiments de joie et de tristesse apparaissent sans trop savoir d’où ça vient.

Une question me turlupine depuis que je suis là :

Si Vipassana, la recherche de la pleine conscience par la méditation est le cheminement vers la libération des souffrances alors méditer devient un traitement. Le traitement anti dépresseur que je prends peut-il se substituer alors ? Est-ce que ce n’est pas le bon moment pour cesser mon traitement ?

La deuxième partie de méditation en matinée qui est de 10h à 13h était plutôt réussi. J’avais l’esprit relaxé et détendu. Je remarque que malgré tous les efforts que je donne pour rester concentrer sur un objet d’attention (on travaillait sur le soulèvement et l’abaissement du diaphragme) , je suis tout de même distraite à certains moments. Il y a tout ce monde autour de moi que je ne connais pas puis c’est difficile de rester tête baissée. J’ai envie de regarder les autres, de croiser des regards, je suis comme attirée par le mécanisme de sociabilisation qui normalement se met en place dès que l’on appartient à un groupe. Cela me contrarie, pour une fois que je ne suis pas dans l’intention de me faire des amis !

Le reste de la journée a été tendue, c’était de plus en plus compliqué pour rester concentrer sans me dissiper. Je commençais à fatiguer, mes pensées m’emmenaient, et le doute s’installa : qu’est-ce que je fais là ? Je suis en train de perdre mon temps ? J’étais en colère car je n’arrivais pas à faire l’exercice correctement, à d’autres moments j’étais prise de joie car vipassana est un bon défi et j’aime les défis.

Des images apparaissent, ça me surprend parce que ça apparait comme des flashs. Je ne sais pas d’où ça vient et les visions me rendent soucieuse car je me suis vu moi, enfant épanouie près de ma maman pleine de joie et de rire. On respirait l’amour ! Cela me renvoyait directement à moi l’adulte mais qui doit se souvenir de son enfance… Je suis persuadée que c’est pour me faire réfléchir, en fait peut être que je suis là pour retrouver la personne égarée depuis son enfance. Qui un jour s’est effacée pour devenir quelqu’un qu’elle n’est pas… Cette vision me rappela à quel point je pouvais être épanouie en étant simplement moi, déshabillée de toute façade.

Du coup, je passe en un quart de seconde du rire aux larmes. Après je vois Louise rayonnante et mon mari malheureusement abattu par la fatigue, le stress, et en mode « je subis la vie plus que je profite ».

Quand je vais rentrer la première chose que je vais dire à mon mari c’est qu’il faut faire absolument une retraite méditative comme moi, ça pourrait lui être tellement bénéfique.

J’ai été voir l’enseignant en fin de journée, mon instructeur respire la bienveillance et l’amour, il m’impressionne un peu. Il m’a dit : « Non, si tu as un traitement anti dépresseur c’est parce que tu en as besoin, l’arrêter est trop précoce, il t’aide à pallier à ton problème de santé, il te sert de béquille appuis toi dessus jusqu’à temps que tu sentes une robuste force intérieure. On n’enlève pas les béquilles avant d’avoir une bonne rééducation !

 

Par rapport à tes émotions c’est tout à fait normal d’en avoir beaucoup et que ça partent dans tous les sens, tous les gens ici me posent cette question alors tu vois tu n’es pas la seule. Pour l’instant laisse défiler et observe, laisse les passer sans t’y attacher. »

On a fait une marche méditative dans les bois, c’était sympa par contre. La méditation en pleine conscience je sais ce que ça signifie mais je ne comprends pas encore comment y parvenir.

Les pensées surgissent de pas en pas, j’avais plutôt l’habitude de sortir prendre l’air pour me changer les idées et non pas pour bannir les pensées et les idées ! Tout est le contraire du formatage auquel j’ai été habituée jusqu’à maintenant.

Ma grande révélation de la journée, j’aime les arbres ! Ça fait une éternité que je n’avais pas touché à un arbre (et oui c’est si simple) en fait c’est incroyable j’avais l’impression de le voir respirer, car il était plus chaud que l’air, l’arbre est immobile mais tellement vivant ! Au toucher, je m’identifiais à lui : tous deux nous étions là, à contempler l’instant présent, moi mobile qui aimerait être pourtant enraciné dans la vie de tous les jours et l’arbre qui rêverait d’être comme l’être humain, bouger, et déployer son énergie.

Jour 2 : Le réveil a encore été plus facile que le premier, je suis prête à remettre cela, c’est bon signe ! Le calme est bien présent, juste un tout petit peu de pensées. Ma présence est bien ici et maintenant. Ce qui me pose le plus problème aujourd’hui c’est la position assisse, j’ai mal partout. Au début c’était gérable mais vers la fin de la matinée c’était intenable, je rêvais d’aller piquer un 200m ! Du coup, cela m’a même empêché de bien méditer, le mental a pris le dessus car il se concentrait sur deux choses, les douleurs et les  lamentations. Je me suis senti coupable de ne penser qu’à ça. Surtout que l’objet de l’attention était « Je ne suis pas le corps, je ne suis pas le mental » Juste avant déjeuner j’ai déroulé mon tapis de yoga, je ne pouvais pas rester comme ça, j’accumulais des tensions dans le bassin et les hanches, j’étais comme prisonnière. Cette barrière entre les membres supérieurs et inférieurs empêchait de laisser passer les émotions, sentiments, et énergies. Je pleurais à chaudes larmes je comptais tellement sur cette retraite pour me sortir de l’impasse dans laquelle je suis…

L’après-midi on a fait un body scan. On passait par les sept points correspondant aux 7 chakras mais gros problème arrivé au chakra cœur ça bloque. C’est dur à accepter : « Je suis incapable de passer par le point cœur car mon cœur n’est pas en éveil ? »  Il a fallu que je me concentre deux fois plus pour passer cette zone nouée.  Je ne sais pas à quoi c’est dû en tout cas je ne peux pas laisser mon impression au hasard.

Est-ce que cela aurait un rapport avec les sentiments ? Aimer ? OK mais recevoir. N’aurais-je pas mis une carapace aux parois de mon cœur ? Si l’énergie ne circule pas à cet endroit-là ce n’est pas par hasard. Je ne m’aime pas de toute façon donc c’est évident que le malaise se créé à cet endroit précis. Sauf que si je ne m’aime pas je ne peux pas aimer les autres ? Et oui… C’est dur à accepter mais il va falloir car c’est la pure réalité. J’aime ma famille mais peut être que si je m’aimais un peu plus je pourrais donner encore plus… Ainsi, je ne connais peut être pas assez la puissance que peut avoir l’amour…

En fin de journée je ne supporte plus la position assisse, c’est hyper désagréable, les étirements de l’extérieur des cuisses sont insoutenables. Ça m’irradie tout le corps. Pendant la marche méditative j’ai beaucoup pleuré, j’ai retrouvé un arbre et j’ai déversé ma tristesse sur lui, et je lui aie demandé de me donner un peu de son énergie pour avoir la force de terminer cette balade. Il était prêt à recevoir.  C’est dingue je lui aie dit pardon d’avoir déversée des larmes sur lui, même avec les arbres je suis « dans le souci permanent de l’autre »…

J’aimerais être comme lui, figée dans l’instant présent, c’est plaisant de ne penser à rien… juste d’ici et maintenant….

Ma fille me manque, je cherche son regard, il me fuit…

L’instructeur m’a dit que mon cœur n’est pas dépourvu d’amour simplement je donne de l’amour sans m’en rendre compte. Il m’a demandé d’essayer de lui apporter de cœur à cœur de l’amour (on appelle ça metta méditation) et il en a reçu me dit-il,  j’en aie même eu des frissons. Selon lui, si je vois  ma petite fille dans les méditations c’est parce que l’instinct maternel est bien là même au loin.  Il a rajouté que je devais tout lui dire sur moi. Elle va essayer de chercher à comprendre pourquoi je suis comme ça et si je ne lui dis rien, elle va réfléchir deux fois plus et elle sait que je lui cache quelque chose parce qu’elle le ressent. Si je ne lui dis pas quand je ne vais pas bien, je vais semer le doute sur moi mais également sur elle. Ce n’est pas bon du tout. Maintenant je me jure de tout lui dire car je ne veux pas qu’elle doute d’elle comme j’ai pu douter (et encore toujours) de moi.

Ainsi Metta est donner de l’amour autour de soi, d’envoyer de bonnes ondes direct de cœur à cœur sans passer par la pensée ni par le mental. Mais tout simplement de cœur à cœur… Je me promets de le faire aussi régulièrement.

Jour 3 :

Message de gratitude envers tout ce qui m’entoure : la nature, les personnes qui m’entourent, à mes parents, mon mari, ma fille…

Maman, j’ai retrouvé ton carnet bleu (journal qu’elle a tenu quelques jours avant que je naisse), je ne savais où je l’avais mis. C’est en cherchant un truc pour Louise que j’ai trouvé… C’était juste avant mon départ pour la retraite vipassana, ce n’est pas un hasard si je le retrouve aujourd’hui… Il m’encourage peut être à renaître une seconde fois….

Depuis quelques mois, un lien puissant nous a réunies, les galères nous ont malheureusement appris  que seul l’amour est essentiel. Aujourd’hui, je me retrouve, mais à l’état d’enfant… Comme si je m’étais égarée depuis tout ce temps… Est-ce que la boucle va se fermer définitivement ?

Je te revois épanouie, comme quand j’étais petite, sans marque de tristesse… maintenant aguerrie de tout cela…

Pendant une méditation, je me suis vue avec toi ! C’est la première fois qu’un souvenir d’aussi loin me revient ! Cela m’a mis dans des états d’émotions intenses mais c’était de bonnes émotions !

La vie a repris son cours et nous allons avancer ensemble plus forte que jamais… Notre chemin ne pourra plus être semé d’embuche car il est maintenant sain et construit sur des bases solides. J’ai une chance incroyable de t’avoir comme Maman, tu es présente et tu m’apportes du réconfort et beaucoup d’amour.

Je t’apporte de cœur à cœur, de la chaleur remplit de gratitude et de compassion. Je ne souffrirai plus jamais autant de solitude, car maintenant tu lis en moi comme dans un livre. Tu as su te mettre à ma place et comprendre mes difficultés à me sortir de cette panade.

Aujourd’hui c’est le 3 ème jour, je me sens bien car je découvre ou plutôt redécouvre progressivement ses émotions qui étaient depuis longtemps latente.

J’aime pratiquer la méditation, elle ouvre un océan de paix. J’ai encore des difficultés avec l’assisse mais l’instructeur m’a donné quelques pistes pour m’asseoir plus confortablement. Tant que je n’arrive pas à relâcher dans mon bassin, je ne serais pas tranquille. Ces tensions sont clairement liées aux émotions du moment. J’ai remarqué que quand mon esprit est plus relâché je souffre moins et inverse quand je me mets en colère parce que j’ai mal partout et bien la douleur s’intensifie.

On a encore pratiqué des scann corporels, je suis passée par différentes sensations, parfois j’avais des frissons, de la lumière, j’ai même entendu de la musique, elle berçait mes mouvements de conscience interne quand je passais d’une partie à l’autre du corps. Je suis loin d’être un être accompli mais je commence à comprendre ce que cela veut dire. Tout d’abord, il faudrait que j’apprenne à m’accepter tel que je suis. Il va falloir que j’aime même mes défauts ! Et accepter toutes ses imperfections. Cultiver l’amour autant que je peux, après le reste en découlera.

C’est difficile de passer de l’auto destruction à l’attention pour soi, avoir un esprit sain, « lumineux » c’est la clef du bonheur.

Après toutes ses petites péripéties j’étais perdue, c’était le vide complet, comme si j’avais pleuré toutes les larmes de mon corps. J’ai un peu pris peur de ce vide alors j’en aie parlé à l’instructeur : « Juste Justine, Observe et prend les choses comme elles viennent, c’est le lâcher prise que tu vis là »

Ma première retraite méditative

J-1 avant le début de ma première retraite de Vipassana de 7 jours. Pendant ces 7 jours il n’y aura aucun contact avec l’extérieur ni même de paroles échangées avec les autres méditants…

Cette idée de me déconnecter me plait ! Par contre ce qui va être difficile c’est de ne pas avoir de nouvelles de mon mari et de ma fille… Je m’imagine déjà méditer et avoir des pensées pour eux… ce qui m’effraie c’est de ne pas pouvoir m’en détacher. De ne pas être pleinement présent à ce que je fais. Pourtant je ne peux pas faire mieux en matière de détachement, aucun contact, aucune observation, juste moi et ma conscience.

Je relis la préparation pour cette retraite et déjà je ne suis pas les recommandations, premier bémol il aurait fallu que je me couche au plus tard à 22h toute cette semaine. J’écris ces phrases et il est 1H du matin, tout va bien. Le réveil pendant la retraite s’effectue à 4H15, je vais être réveillée par 3 gong et extinction des lumières à 22h. Autant dire que les premières journées vont être difficiles. J’espère vite m’habituer. Après quand je lis le planning cela me plait. Je vais passer toute la journée à méditer, manger en pleine conscience 2h. 3h de méditation le matin et 3h de méditation l’après-midi (alternance entre assisse et marche). Sinon entre deux il y a un temps réservé, bien sûr à la douche puis 1H est consacré à un jogging ou au yoga (pour moi ça sera yoga!). Ensuite nous consacrons du temps à la lecture du manuel de méditation, ou bien à l’écriture d’un journal, et enfin 1h est dédiée à un discours sur le dhamma (l’enseignement du bouddha : comme étant la vérité).

Pour ceux qui ne connaissent pas Vipassana cela signifie voir les choses telles qu’elles sont réellement, c’est l’une des techniques de méditation les plus anciennes de l’Inde.

En fait, je pense qu’il va me falloir beaucoup travailler sur moi-même pour cette retraite vipassana, mais  il faut bien se lancer et j’ai toujours été attiré par la méditation. Elle m’apporte énormément. Vipassana est l’occasion d’approfondir et de me plonger dans l’océan de soi… Quand j’ai pris connaissance des documents envoyés j’ai bien compris qu’il y avait une chose que je devais retenir avant tout du bouddha :

« Il ne faut rien saisir, ni s’attacher à quoi que ce soit » en d’autres termes s’il y a saisie et attachement aux choses, il y a derrière la souffrance (dukkha). Quand nous en venons à expérimenter et connaître cela, nous pouvons dire que nous connaissons tous les discours du bouddha, les 84 000 dhamma. Et avoir mis cela en pratique c’est avoir pratiqué la dhamma complètement dans toutes ses phases et tous ses aspects. La raison pour laquelle un yogi ne respecte pas les règles de conduite est qu’il saisit et s’accroche à toutes choses. S’il s’abstient de saisir et de s’attacher à quoi que ce soit, et met de côté le désir et la colère, il ne peut manquer les règles de conduite.

J’espère réussir à ne pas m’attacher, je ne sais pas si je vais en avoir la force, j’espère que j’ai choisi le bon moment pour faire cette retraite. Etant encore très fragile, je ne sais pas comment mon corps et mon esprit vont réagir à cette discipline. Je croise les doigts … J’aimerais que cela me ressource et m’aide à voir une issue à la maladie dont je suis atteinte : la dépression. J’aimerais qu’elle m’aide dans mon futur, que cela soit personnel ou professionnel car pour moi l’enjeu est important. Suis-je capable de lâcher prise ? De me reconnecter avec moi-même, de trouver un calme intérieur m’apportant la sérénité dont j’ai besoin pour avancer. En ce qui concerne mon futur professionnel, je souhaite apporter du bien être aux autres mais avant il est plus que souhaitable que je trouve un bien être intérieur avant de vouloir essayer quoi que ce soit sur les autres. En définitif apprendre à m’aimer tel que je suis sans artifice, sans secret, sans regret… Si j’apprends à m’apprivoiser alors je pourrais envisager de faire ce qui me passionne le plus le yoga et prodiguer des massages de bien être basés sur la médecine traditionnelle indienne.

Le devoir d’être soi

« Surveille tes pensées, ils deviennent des mots. Surveille tes mots, ils deviennent des actions. Surveille tes actions, elles deviennent des habitudes. Surveille tes habitudes, elles deviennent ton caractère. Surveille ton caractère, il devient ton destin. »  Mahatma Gandhi

 

Dans la société dans laquelle nous sommes, tout va de plus en plus vite. Notre organisation quotidienne est parfois organisée à la minute près… Les choix professionnels ou des objectifs de rendement, nous conduise dans une logique de rapidité qui rend les humains, plus impatients qui ne l’ont jamais été à travers l’histoire. Nos activités personnelles, professionnelles et notre vie familiale nous occupent tellement… Nous arrivons rapidement à une vie qui nous bouscule, qui ne nous permet même plus de souffler. On s’agace même lorsqu’ une page web met du temps à s’ouvrir ! Nos  habitudes de vie font qu’on ne change rien puisque nous pensons ne pas pouvoir faire autrement ! Nous nous épuisons et même quand il y a un moment propice à la détente, il en devient difficile de prendre ce temps à ne rien faire si ce n’est juste profiter.

Pendant ce temps de « libre » notre esprit lui ne se repose pas, les idées se bousculent, s’entremêlent jusqu’à ce qu’un brouillard épais nous fasse oublier l’essentiel « Qu’est ce qu’on mange ce soir ? Que fait-on le weekend end prochain ? Comment on s’organise demain ? Mais où est ce que j’ai bien pu mettre ce papier que je dois renvoyer… »

Prenons l’exemple d’un dimanche soir, nous n’aimons pas le dimanche car on sait qu’immanquablement nos activités quotidiennes vont se greffer à notre vie comme toute les autres semaines, nous sommes avec nos enfants, parents, amis, conjoint(e). Nous passons un agréable moment  où la détente s’installe, enfin tout du moins un moment de détente s’offre à nous… Nos pensées sont-elles à l’arrêt ?

Soudain une personne nous demande « mais, à quoi pensais-tu ?

Et alors voilà… Soit nous sommes déjà à penser à  autres choses mais pas à ce que nous sommes censés faire à ce moment précis « se reposer l’esprit »…

Nous sommes alors incapables de répondre à la personne car la plupart du temps, nos pensées reviennent toujours au même but… changer, modifier telle ou telle action… Je m’explique.

Tout part de ce qui se passe dans notre tête, toute action a germé dans notre tête avant d’être exécutée…

La plupart de nos pensées sont destinées à réfléchir aux problèmes, aux solutions… Mais la plupart de nos pensées sont souvent les mêmes quand on réfléchit bien. La chose à laquelle tu pensais hier n’est pas celle à laquelle tu penses aujourd’hui ?

Prenons un exemple qui nous est tous plus ou moins familier : « Aujourd’hui pas de sucreries, viennoiseries, je ne suis pas bien dans mon jean, stop, aujourd’hui j’arrête… »

Si on avait cette même pensée tous les jours et que cela fonctionnait à nous faire éviter toutes sucreries ou viennoiseries, cela se saurait !

Ressasser ne fait que renforcer nos habitudes, nos automatismes, cela renforce les habitudes de notre esprit.

La première fois, la pensée nous faire rire, puis la deuxième on la prend au sérieux et à la troisième la pensée s’installe… Cette croyance devient alors vraie.
« Je suis nulle, je devais arrêter de manger des sucreries, je suis moche, mon jean me sert et de toute façon je me connais je savais que je ne pouvais pas changer mes habitudes, j’ai n’ai pas de mental… »
Et voilà les mécanismes sont en place, ces pensées même au repos vont prendre de l’ampleur, nous fatigueront. Elles prennent toute la place même au moment le plus agréable (comme dans mon exemple plus haut : le dimanche en famille).

Les obligations qu’on se donne sont trop nombreuses. Donnez-vous la possibilité de stopper le flux de ses pensées (bien souvent négatives). La solution est de profiter de l’instant présent. Cela parait difficile je sais mais Rome ne s’est pas construite en un jour. Je vous conseille d’essayer même si ce n’est que 5 minutes au début…

L’important est de se centrer, de se reconnecter avec soi. Ce centrage nous permet de développer notre écoute profonde et nos capacités intuitives.

C’est cette écoute qui devrait nous faire sentir où nous en sommes sur l’échelle de nos besoins, ainsi ce lâcher prise vous permettra de voir la vie autrement. Vos pensées en seront modifiées car votre regard sera neuf. Et si vous décider de modifier quoi que ce soit dans votre vie, vous vous en donnerez la possibilité car l’espace de votre esprit en sera agrandi et donc plus facilité. Vous me suivez toujours ?

 

Ce que je veux vous dire, c’est qu’il me parait primordial encore plus aujourd’hui (mon expérience personnelle en témoigne) qu’une écoute profonde et régulière de nous-même est la clef d’une vie épanouie.

Cette écoute profonde nous permet de nous connaître dans le détail, de nos besoins alimentaires, en sommeil, sur nos rythmes de vie, et sur nos aspirations profondes pour notre vie.

Le manque d’écoute constitue alors notre intégrité que cela soit au niveau de notre comportement, de nos valeurs, de notre connexion à notre santé physique, émotionnelle, spirituelle…

 

Les questions que l’on devrait alors se poser sont les suivantes :

Est-ce que je me reconnais par rapport aux relations avec les autres?  Suis-je intègre avec mes aspirations ? Mes valeurs profondes ?

L’important est de prendre conscience de qui tirent les ficelles de notre vie et de sentir que nous sommes en accord avec ce que nous sommes.

Je suis persuadée que tout est une  question de confiance que l’on a envers nous-même. Ainsi, si nos valeurs ne correspondent plus à ce que nous sommes, il faut  décider de changer ! N’est-ce pas cela le libre arbitre ?

C’est ce qui constitue notre intégrité : choix de vie, philosophie personnelle façon de penser…

 

En yoga, chaque chakra est relié à un type d’énergie psychique. L’intégrité (ou le centrage) se rattachent au Muladahara chakra, le chakra racine de nos fondations. C’est sur cette énergie première que se construisent les autres énergies sur les chakras supérieurs. Sans un Muladahara solide, le développement n’est pas harmonieux. Je vous invite à pratiquer des postures de yoga pour renforcer ce chakra racine dans un prochain article.

 

 

Procrastiner

Qui  n’a jamais repoussé au lendemain  des actions qui auraient pu être faites le jour même ?  Je ne savais même pas ce que voulait dire ce terme quand je suis tombée dessus, Procrastiner?  Et quand bien même j’étais étonnée qu’il existe un terme pour définir « d’avoir la flemme » ! En réalité ce terme ne désigne pas que les gens qui ne veulent pas se mettre au travail. On peut être actif tout en repoussant l’action qui rebute. Ainsi un individu lambda peut faire le plein d’action dans la journée mais qui ne concerne pas de rapport avec la tâche problématique.

Ça peut être des actions répétitives comme des actions longues à effectuer que l’on repousse au lendemain comme le célèbre « je n’ai pas envie de faire la vaisselle » à « il faut absolument que je me mette au sport ».

La procrastination est de plus en plus importante et fréquente chez nous, francophone.

On se met souvent la barre haute. On se met plein d’idée en tête. On souhaite toujours plus que ce que l’on possède. Nous sommes  dans une société avec des normes qu’on souhaite la plupart du temps respecter enfin nous avons pleins de signaux contraires qui nous ralentissent et nous dévient facilement de nos objectifs (Smartphones et compagnie).

Je pense également que nous sommes souvent déborder, mais également de plus en plus anxieux et en situation de stress. La procrastination peut être aussi employée car  c’est une action qui nous fait peur ou parce que l’on sait que ça va nous mettre en difficulté.  Alors pourquoi se mettre d’autres obstacles contrariant sur notre route ? Parfois procrastiner est un BESOIN. Procrastiner devient donc un moyen de défense, un moyen de fuite.

On pense que repousser au lendemain nos actions est la meilleure façon de nous alléger mais en fait c’est tout le contraire.

Nous allons plutôt entretenir un manque de confiance en soi et augmenter le risque d’être anxieux à un moment donné. On entretient un sentiment d’impuissance et d’émotion négative.

Pour donner un exemple voici le mien :  je me souviens d’une année où j’avais ma fille en bas âge à m’occuper, une maison à entretenir, un travail à assurer, je souhaitais faire beaucoup de sport et toujours faire de la bonne cuisine. Alors j’ai réussis dans un premier temps  et après c’est vite devenu une habitude, une routine et je me disais souvent que je me reposerais pendant les vacances ou le weekend. Oui mais j’ai toujours repoussé et  je ne l’ai jamais fait. En fin de compte cela  a conduit à un épuisement. J’appartenais à la deuxième catégorie de procrastination,  j’étais prise par une frénésie d’activité mais je m’éloignais toujours plus de l’action que je devais alors effectuer : me reposer.  Ainsi si je me reposais je savais que cela  allait me remettre bien en phase avec  la réalité, ce que, inconsciemment je ne voulais pas…

Et vous avez aussi des exemples je pense ?  Qui n’a jamais ajourné des tâches comme le ménage ou les appels à la famille, les rendez-vous médicaux, les factures à payer, la déclaration d’impôts, les cadeaux de Noël ou d’anniversaire, le simple fait de jouer avec son enfant , ou bien de vivre l’instant présent ?

Au travail ? Un échec dans les études parce que procrastiner était plus facile ?  Et nos enfants n’auraient-il pas tendance à faire comme nous ?

Je tiens tout de même à vous faire remarquer parfois de l’importance de procrastiner. Comme toujours  il faut trouver un juste équilibre. Bien évidemment , si il y a quelque chose de plus important à faire avant la tâche que vous procrastinez, il faut prioriser l’autre. Le tout est d’en prendre conscience et de faire cette action dès que le moment se présente.

Voici une liste de règles à suivre  pour cesser de procrastiner :

-Faire une liste des tâches à réaliser

-Commencer simple

-Utiliser des starters

-Découper les grosses tâches en plus des  petites

-Ne pas oublier de se faire violence

-Se donner un temps imparti pour chaque tâche

-éviter toute source de distraction

-Ne pas se donner trop d’objectif difficile à atteindre

-Se donner du courage, sortir de sa zone de confort pour l’élargir

-Se récompenser à chaque fin d’étape

-Bloquer une heure systématiquement par semaine pour vous consacrez à un projet qui vous tient à cœur (ce temps peut être pris sur le temps passé sur les réseaux sociaux par exemple…)

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