La transition la plus belle qui soit!

Mon stage de massages pour devenir praticienne en massages ayurvédiques touche à a fin. Il ne me reste plus que quelques jours dans ce lieu si serein, si reposant, c’est une bulle de cocon. Quand l’on rentre dans l’établissement on est tout de suite dans l’ambiance, tout est propice au calme et à la détente. Je me souviens du premier jour, de l’odeur de l’encens, de la musique indienne au fond transperçant et de cet accueil chaleureux avec un sourire béat, complètement hors norme par rapport à ce que l’on voit dans tout autre établissement. Cet endroit est devenu un repère de paix pour moi-même puisque ici, je m’autorise tout.

Pour le premier stage, nous étions 10 personnes, un groupe allait être former au massage le plus complet : Abhyanga. On fait connaissance, et je constate qu’on vient toutes d’horizons différent.

Ceci dit on a tous un même but, et une envie pressante, presque irrépressible de changer le cours de notre vie et même au-delà… On aimerait tout d’abord aspirer à ce que nous sommes au plus profond de nous et par-dessus tout apporter un bien être aux personnes désireuses de recevoir un soin ayurvédique. Enfin, je ressens que tout ce groupe souhaite rappeler une chose : l’univers, la nature nous apporte déjà beaucoup dans la vie de tous les jours, il n’y a rien de plus puissant et cela seul suffit. Finalement, nous rappelons à chacune qu’il suffit de regarder autour de nous, et que pour combler nos besoins il suffit d’aller chercher tout près de nous. Tout nous ressource, quand on s’intéresse de près à la beauté des choses, à ce que peut nous apporter tout ce qui nous environne, on comprend qu’on peut se nourrir simplement intérieurement.

Nous nous transformons intérieurement, chacune poursuit son cheminement personnel Au fil des weekends nous nous apprécions de plus en plus et chaque jour nous tissons des liens. Ces échanges de massages nous permettent de nous connecter à chacune. Ainsi des relations fortes nous unissent les unes aux autres et notre groupe se renforce.

C’est ma première expérience comme ça. Au début, c’était déroutant car c’était nouveau, unique mais tout se faisait de manière si naturelle. Je n’avais pas besoin de m’ouvrir, j’étais comme chez moi, je savais que je pouvais être moi-même, et que je serais accepté tel que je suis.

Au-delà de toute attente, j’évolue et je conclus que c’est exactement ce dont j’avais besoin. Cet endroit est exactement l’endroit où je dois être à cet instant précis de ma vie.

Ici, je vis pleinement, je suis avec des gens qui me ressemblent, je me sens si bien ! On me comprend je n’aie pas de difficultés à exprimer mes ressentis. La bizarrerie n’existe pas au-delà de ses portes. Chacun vient comme il est, je peux me confier, personne n’ira supposer, juger et tirer des conclusions. En fait je comprends que c’est un message pour apprendre à m’accepter tel que je suis mais aussi que je peux avoir confiance en moi.

A cet instant précis je remercie profondément « l’univers » de m’apporter des réponses et de m’avoir laisser vivre cela. Tout n’a pas été facile, je suis aussi passée par des émotions désagréables, où beaucoup de choses sont remontées en surface, simplement j’ai observé cela et j’ai laissé passer c’est tout… Accepter d’être ce que je suis au plus profond est un beau cadeau, que je ne m’étais jamais fait.

Voilà, ce stage touche à sa fin. J’essaye déjà de penser à comment je vais faire pour prendre un bol d’air frais maintenant mais c’est en écrivant cette phrase que je réalise que je suis dans le faux. Ce bol d’air frais, je peux le prendre partout, il me suffit de saisir l’opportunité, la minute, le moment présent. Tout ce qui m’entoure peut satisfaire ce besoin, peut être que je pourrais déjà commencer par écouter les signaux qu’on m’envoie, et par la suite me dire : « prend la pause ! »

C’est bien plus facile de le faire quand il y a une énergie de groupe, surtout avec un groupe comme celui-ci ! J’ai pris conscience d’une chose : j’ai la clef ! La bataille que je dois mener est en moi, je dois y arriver et bien sûr cela dépend que de moi. Déjà si j’apprenais à prendre le quotidien avec plus de légèreté. Seulement voilà, on ne se reconstruit pas si facilement, les plaies mettent beaucoup de temps à se fermer et il me suffit d’une petite contrariété pour venir ralentir la cicatrisation. Serais-je fragile comme ça toute ma vie ? Tout ce que je sais c’est que j’essaye de me reconstruire mais cette fois ci avec mes règles et surtout en faisant confiance à mes intuitions.

Une formation transforme, celle-ci me guérit. Je perçois ce passage de ma vie comme la naissance de quelque chose de plus profond. Nous avons toujours le choix, il suffit d’y croire.

Dire qu’il y a un an je ne pensais pas avoir autant de choix, je pensais même que j’étais foutue… J’étais dans la souffrance, et l’ignorance, j’avais un présent non identifié, le vide était tout le temps là. Mon cœur pulsait aux alentours de 40 par minutes pas plus… Aujourd’hui j’ai senti mon cœur s’accélérer pour la première fois depuis longtemps et là le seul mot qui m’est venu en tête c’est VIE.

Je voulais qu’il continue de s’emballer encore et encore…. Ça n’a pas durer mais voilà, je sais qu’il y a de la vie en moi ! Mille et une gratitude à la vie.

Les gunas

Les gunas sont des attributs ou qualités, il existe sous la forme de trois : Sattva, Raja et Tama. Ce sont les constitutions mentales que l’on possède. Il détermine le côté psychologique de l’individu, son tempérament humain. Chaque guna a une qualité et va influencer notre comportement, nos humeurs et nos attitudes.

Chaque être humain possède ses attributs mais sont en proportion différent. C’est le même fonctionnement qu’avec les doshas. Pendant l’âge adulte (20-60 ans) nous ne pouvons être complètement Sattva. Nous avons des obligations, notre dharma (maintenir la famille, être utile pour la société) cela demande des actions en conséquence.

Dans la conception védique les gunas correspondent aux trois formes du divin :

  • Vishnu sattva guna (préservation)
  • Brahma raja guna (création)
  • Shiva tama guna (destruction)

Ces trois formes incarnent le processus de préservation, création et de destruction. Tous les trois sont indispensables pour l’existence de l’univers. Le lever et le coucher du soleil est sattvique, le jour est rajasique et la nuit est tamasique.  Ces trois qualités sont présentées et sont à l’œuvre à tous les niveaux.

La science ayurvédique qualifie tama, raja et sattva de qualité d’ordre vibratoire, c’est au moyen de ces trois énergies que se déploie la création.

-La graine est récoltée dans l’obscurité ce qui correspond à Tama

-Ce qui permet à la tige de s’élever vers le ciel est rendu possible grâce à l’énergie de Raja

-Tel un utérus sattva est la réalisation à travers le déploiement de ses pétales

Au fil des expériences, la sagesse nous éclaire vers une compréhension profonde et lumineuse. Par exemple quand on a un projet en tête c’est le raja qui s’active (création, production et action), ensuite pour le faire durer Sattva va intervenir (calme, maintien). Enfin s’il faut passer à autre chose, il faut mettre fin au projet avec l’énergie de Tama (destruction, ignorance).

Tama signifie être épuisée, devenir rigide. Tama désigne le manque d’énergie, il se manifeste par l’ignorance, la lourdeur, l’inertie, la lenteur d’esprit, la dépression, l’attachement, la dépendance et les doutes.

Raja c’est rougeoyant, brillant, c’est la puissance de l’énergie de l’action, de dynamisme qui nous pousse à expérimenter et à créer. Il se manifeste par le mouvement, l’agressivité, l’extraversion, la colère, l’euphorie, l’anxiété, la peur, l’irritation mais aussi la détermination et le courage.

Sattva c’est l’équilibre, la paix, l’harmonie, la pureté. C’est tout ce qui est positif. Les motivations sont nobles, la conscience est pure. Il se manifeste par la générosité, l’empathie, la capacité à apporter des changements positifs, à initier des projets, à créer l’enthousiasme, la compréhension, et la communication entre les êtres.

La pratique du yoga, de la méditation, de la spiritualité peut modifier les schémas mentaux. Sans gunas les doshas ne bougeraient pas. Le mental évolue, les gunas ne se figent pas. Les activités qui favorisent Sattva sont celles qui apportent légèreté, clarté et lumière. Les activités de « nettoyage » lorsqu’elles servent à l’individu qui les effectuent permettent d’apporter la lumière au mental en nettoyant l’environnement des choses qui l’incombent et l’obscurcissent.

Agir sur le monde extérieur aura une incidence sur le monde intérieur et inversement. Il convient donc que lorsque l’on veut faire place neuve dans notre mental et clarifier ses idées, de faire également place neuve dans son environnement proche.

La méditation et les activités qui favorisent l’intériorisation et la prise de conscience de son « soi » profond auront également une incidence positive sur l’émergence d’une qualité mentale et émotionnelle plus sattvique.

Les activités comme la pratique de la cuisine (avec une bonne qualité de présence) ou un hobby qui nous détend (marche ou contact avec la nature par exemple) favorisent sattva. Il convient de ralentir (qualité propre à raja), de se poser, de lâcher prise et d’apprécier les petits plaisirs de la vie (en retrouvant son âme d’enfant prompte à s’émerveiller à la vue d’un papillon ou à la joie d’un coucher de soleil).

Les états tamasiques nous plongent dans la noirceur et la sensation d’être dans une impasse impossible à surmonter. Passer d’un état tamasique à sattvique ne pourra se faire qu’en passant par l’étape rajasique.

Il est impossible de passer de l’état de lourdeur et de stagnation à un état lumineux et léger. Il faudra d’abord se remettre en mouvement pour tendre vers un état plus sattvique. Ne l’oublier pas car cela peut prendre un peu de temps si vous êtes dans une impasse.

Une alimentation fraîche, naturelle, légère, riche en prana est nécessaire pour conserver un état sattvique (fruits frais, graines germées, amandes trempées, riz basmati, lait…).

Consommer des aliments lourds, gras, frits avec une haute densité calorique est le plus sûr moyen de sombrer dans un état tamasique. Faite attention à ne pas abuser des épices chauffantes et piquantes qui sont plutôt de nature rajasique.

Pour développer Sattva il faut :

  • Une alimentation saine
  • Des massages réguliers avec des huiles spécifiques à notre constitution
  • Du Yoga
  • Citer des mantras
  • Se lever tôt
  • Exercer une activité professionnelle en accord avec nos convictions
  • Contribuer au bien communautaire
  • Etudier la spiritualité
  • Pardonner
  • Faire preuve de compassion et d’indulgence

 

Le Tchai

J’ai découvert le tchai maison lors de ma formation en massage ayurvédique. Le mari de ma formatrice nous emmène un gros thermos de tchai systématiquement tous les matins. Le tchai ne peut pas mieux tomber pour la pause du matin.On se retrouve autour d’une table pour déguster notre thé et parler ayurvéda, c’est merveilleux! C’est un plaisir indescriptible! C’est à la fois réconfortant, revigorant et bien sûr convivial!

On trouve plein d’ortographe au mot tchai. J’ai choisi de l’écrire comme il faut le prononcer. En hindi tchai désigne « thé ». Le thé tchai désigne souvent un thé noir sucré mélangé avec du massala (mélange d’épices).

Le mélange d’épices est souvent composé de cardamone, gingembre, cannelle, anis étoilé, fenouil, clou de girofle et de poivre. Dans certains mélanges on peut trouver de la coriandre, de la muscade ou du cumin. Cette recette existe en de nombreuses variantes selon les régions et les traditions familiales.

Le tchai est une boisson Indienne incontournable, elle est servie très souvent en Inde. Le Lassi et le tchai sont les boissons traditionnelles de l’Inde. Elles sont servies à chaque coin de rue et même au fin fond du pays.

Le tchai peut se prendre au petit déjeuner pour stimuler notre organsime mais aussi au déjeuner pour la vitalité.

Le choix traditonnel pour déguster cette boisson est d’utiliser du thé noir ASSAM. Assam est un thé indien dont le nom désigne sa région de production.

Les bienfaits du tchai sont divers, ce qu’il faut retenir c’est qu’il est dynamisant et tonifiant. Il favorise la digestion (grâce à ses nombreuses épices) et il stimule le système immunitaire.

En médecine ayurvédique, cette boisson est considérée comme Sattvique, c‘est à dire qui équilibre et harmonise l’homme.

 

La recette:

POUR 1L ( 4 personnes)

600 mL d’eau

400 mL de lait végétal

1 c à s de thé noir ASSAM

3/4  de c à c rase de cumin

3/4 de c à c rase de gingembre (ou 8 lamelles de gingembre frais)

3/4 de c à c rase de cannelle (ou deux bâtons de cannelle)

3/4 de c à c rase de cardamone

4 clous de girofle

1 pincée de poivre

3 ou 4 cuillère à soupe de sucre roux selon les goûts ou du miel

Faite boullir dans une casserole de l’eau avec le thé et les épices  à découvert et pendant 5 minutes. Ajoutez le lait et laisser de nouveau frémir puis laissez boullir 2 à 3 minutes. Laissez infuser 5 minutes et filtrez.

La routine matinale ayurvédique

L’ayurvéda nous demande de prendre en considération nos horloges internes ainsi que la variation des doshas avec la période de la journée et des saisons. Il est évident que dans notre société on ne respecte pas les lois fondamentales de la nature mais ces dernières ne peuvent être ignorées infiniment sans avoir de répercussions sur l’état de santé et de bien-être.

Une routine ayurvédique est indispensable pour retrouver une bonne santé au-delà des compléments alimentaires ou autres. C’est en modifiant nos habitudes et notre hygiène de vie que l’on peut observer un véritable changement en matière de digestion, de paix et d’harmonie.

Dinacharya, c’est la discipline de vie qui maintient le rythme du corps dans un état d’équilibre. En sanskrit cela pourrait se traduire par l’organisation de la journée.

ETAPE 1 :

La première étape de la journée est de bien se réveiller en ayant en tête des images positives et en ayant de la gratitude. L’idéal est de se lever 1 à 2h30 avant le lever du soleil. 5 à 7h suffisent pour se reposer entièrement chez une personne adulte. Massez-vous le ventre et effectuer des mouvements circulaires dans le sens des aiguilles d’une montre autour du nombril. Si vous pouvez aérer votre maison, remplissez-la d’énergie sattvique.

Aller vider vos vessie et intestin (si vous n’arrivez pas à aller à la selle dès le levé ce n’est pas grave, cela viendra dans vos habitudes progressivement)

De 2h à 6h du matin c’est la période Vata qui domine. Cette période est idéale pour méditer, notre psychisme est plus sensible aux expériences subtiles et transcendantales. Se lever vers 4/5h du matin nous remplit d’énergie, le soleil se lève, nos énergies s’éveillent en même temps !

ETAPE 2 :

La deuxième chose et de nettoyer les organes des sens (indriya) pour cela il faut prendre 1 c à soupe d’huile de sésame et pratiquez gandouche c’est-à-dire faire un bain de bouche à l’huile en veillant à ce qu’elle répande bien dans tout l’espace buccale pendant 3 à 5 minutes. Crachez et rincez-vous à nouveau la bouche avec de l’eau tiède. Brossez-vous les dents.

Ensuite vient la pratique de Jihva Dhauti c’est l’action de gratter la langue à l’aide d’un grattoir en veillant à bien enlever les éventuels dépôts (les dépôts blancs, jaunes ou marrons sont signes de déséquilibre). Cette action va favoriser la digestion mais également améliorer le gout.

Nettoyer les narines en utilisant de l’eau salée ou en appliquant quelques gouttes d’huile de sésame  (entre 3 et 5) dans les narines. On appelle cela Jala Neti.

Enfin la peau, par laquelle se fait le toucher : Réalisez des automassages, si vous avez le temps massez-vous tous le corps à défaut vous pouvez faire les pieds, les mains, le visage…  avec de l’huile de sésame pendant 5 à 10 minutes. C’est une activité très bénéfique pour le système musculaire, le système nerveux, pour Agni (le feu digestif) et pour l’élimination des malas (déchets) à travers la peau. Concernant la pratique du massage cela ne requiert pas de technique particulière, frottez le corps partout.

Après avoir pris soin des organes des sens buvez de l’eau tiède : Pour Kapha 1 à 2  verres d’eau suffisent en revanche pour Vata et Pitta vous pouvez aller jusqu’à 4 verres. Le corps humain est constitué à 70% d’eau et afin de préserver cet équilibre il faut boire de l’eau. Le matin est le meilleur moment pour le faire après un long moment sans apport hydrique.

Pendant que l’huile agit vous pouvez faire des exercices d’étirement, d’assouplissement. L’idéal c’est de faire des torsions pour continuer la détoxification. Pratiquer des techniques de pranayama, en utilisant la respiration alternée. Ce qui est bien également c’est de faire Kalapabati car c’est une respiration qui se pratique à jeun. C’est tonifiant et détoxifiant. (Attention à ne pas faire Kalapabati lors des règles pour les femmes).

Pratiquer la méditation ou toutes techniques relaxantes permettra de tonifier votre mental. A travers la méditation nous pouvons libérer les nœuds de la conscience, les blocages émotionnels non résolus.

Vous pouvez prendre votre douche, la température doit être tiède et utiliser un savon ayurvédique à base de plantes. Évitez à votre corps l’usage de produits chimiques, parfumez-vous avec des produits naturels (les huiles essentielles par exemple). Essayez de porter des vêtements confortables et pas trop serrés pour que votre peau respire.

Etape 3 : De 6 à 10h c’est une période Kapha. Pour contrecarrer la lenteur de Kapha, le yoga conseille de faire appel aux asanas et l’ayurvéda suggère un petit déjeuner léger et facilement digérable.

  • Un yoga postural comme la salutation au soleil effectuée rapidement et rigoureusement. Pour les personnes qui sont de constitution Vata il faudrait faire entre 6 à 16 cycles. Pour Kapha 12 cycles et pour Pitta entre 12 à 16 cycles.
  • Petit déjeuner facile à digérer, riche et de préférence tiède. Les fruits crus seront pris en dehors du petit déjeuner ou en premier. Un smoothie de fruits avec des feuilles de salades verte, d’épinards, de blettes ou d’herbes aromatiques. Accompagnés de fruits secs, de laits végétaux, éventuellement un porridge (avoine, Sarrasin, polenta, tapioca), avocats, pudding, graines de chia, super aliment (spiruline, chorella, maca, moringa…).

Le yaourt n’est pas considéré comme digeste, selon l’ayurvéda il ne faut pas en consommer régulièrement car c’est lourd et cela  bouche les strotas (canaux). Le fromage blanc est moins facile à digérer, si vous en avez envie, je vous conseille de diluer cet ingrédient avec 4 fois son volume en eau, ajouter des graines de cumin grillé avec un peu de sel et du gingembre frais râpé. Mixez et consommez comme une boisson c’est un Lassi.

Évitez les omelettes, les toasts avec de la confiture, sandwichs avec du jambon, du fromage, viennoiseries, gâteau industriels car ce sont des aliments difficiles à digérer.

Vous êtes prêts pour aller travailler ! Votre esprit est calme, soyez heureux. Si une situation vous contrarie, calez –vous et pratiquer quelques respirations abdominales, respirez profondément, l’agitation n’aide en rien !

Dans cette routine matinale ayurvédique il y a beaucoup de choses que vous faites peut être déjà naturellement si ce n’est pas le cas je vous conseille d’y aller progressivement et à votre rythme. Si vous décidez de changer votre routine pour celle-ci les changements en vous devraient vous satisfaire rapidement et les multiples bienfaits qui en découlent feront de vous un ou  une addict à la routine!

Chronobiologie et ayurvéda

Les grandes médecines traditionnelles telles que l’ayurvéda recommandent d’adapter son mode de vie en fonction des rythmes des saisons. L’interaction microsome/macrosome fait que le non-respect des rythmes de la nature est l’une des causes principales de déséquilibre. Il est conseillé de pratiquer une écologie intérieure et extérieure pour se respecter et respecter notre planète.

L’enseignement de la chronobiologie conduit à s’intéresser aux  nombreux rythmes qui balayent l’existence. Nous pouvons faire  beaucoup de liens entre ses deux médecines.

Le fonctionnement de l’organisme est soumis à un rythme biologique, calé sur un cycle de 24 heures. Ce rythme régule la plupart de nos cycles biologiques et comportementaux. Sa dérégulation peut entraîner des troubles du sommeil et physiologiques. La chronobiologie étudie le rythme et les conséquences de ses perturbations.

 

Prenons l’exemple des rythmes circadiens :

En chronobiologie, la mélatonine est l’hormone donneuse du rythme et du temps. Elle est secrétée par l’épiphyse, une petite glande hormonale située en arrière de l’hypophyse et de l’hypothalamus et qui rencontre le croisement des deux nerfs optiques. Par un mécanisme subtil qui est  fonction des variations de la lumière entre le jour et la nuit, cette action est responsable de la venue du sommeil et sa présence dans le sang pendant toute la période nocturne maintient notre sommeil.

Le moment, l’intensité et la durée de l’exposition à la lumière du jour influent sur notre santé et notre bien-être.

L’ayurvéda conseille de se coucher avant 22h, car c’est un période propice au sommeil. Kapha domine le soir, ce dosha vient pour nous alourdir et pour nous pousser vers le sommeil. A l’aube Kapha domine toujours, elle se manifeste dans le corps par des accumulations superflues : au réveil, certains toussent, d’autres éternuent ou encore ont les doigts enflés. C’est le moment d’éliminer les substances inutiles par des nettoyages (rinçage du nez et nettoyage de la langue). C’est aussi l’heure de pratiquer des exercices de yoga ou de méditations destinés à nettoyer le corps et le mental.

La période Vata entre 2h et 6h du matin et dans l’après-midi de 14h-18h est un excellent moment pour des activités intellectuelles, créatives ou sportives.

Pitta, domine au milieu du jour et de la nuit. Nous sommes très en forme au milieu de la période  Pitta et nous avons faim vers 12h, moment idéal pour le repas puisque Pitta préside à la digestion.  La  nuit Pitta garde le corps au chaud.

Le rythme des saisons : La thyroïde est une glande hormonale qui sécrète la thyroxine (t4) et participe au métabolisme du corps. Elle réagit aux variations de la température extérieure. Elle permet  l’adaptation de notre corps aux variations saisonnières : la venue du froid à l’automne, le redoux du printemps. Notre thyroïde est mise à rude épreuve, c’est pourquoi à chaque changement de saisons il est important de prendre soin de sa thyroïde mais aussi d’adapter ses habitudes de vie.

Bien entendu cela commence par prendre soin de ce que l’on met dans son assiette : il faut ainsi veiller à consommer une nourriture qui n’aggrave pas son dosha (tempérament) pendant la saison qui présente des qualités semblables à son dosha. (Par exemple si on relève du dosha Pitta, il faut éviter de consommer des aliments qui augmentent Pitta de la fin du printemps ou à la fin de l’été.

En Occident, le printemps est une saison plutôt Pitta tout comme  l’été où il domine (chaleur, soleil), l’automne est  Vata (chutes des feuilles, vent) et l’hiver Kapha (la nature dort et elle est figée).

L’été il faudra éviter de manger en plein soleil ou de prendre trop de  bains de soleil pour éviter  un excès de Pitta. A l’inverse l’hiver on aura besoin de plats chauds et de bains chauds pour lutter et équilibrer Kapha.

Ces préceptes sont différents selon que la personne vit dans une région chaude ou froide, humide ou sèche, maritime ou continentale. Le rythme de vie de la personne est également pris en compte en fonction des horaires de travail et des habitudes alimentaires.

L’âge de la vie : L’activité métabolique diminue au fil des années. Notre métabolisme est fondamental pour tous les processus vitaux de notre corps. Il garantit le bon fonctionnement  physiologique du corps. Il est indispensable à la constitution de nos substances corporelles et pour recevoir l’énergie dont nous avons besoin. Notre poids dépend également et de façon significative de notre métabolisme. Des facteurs comme le vieillissement (mais pas que) vont jouer un rôle important du point de vue des problèmes métaboliques.

En ayurvéda il y 4 catégories d’âge selon les doshas. Le but de la vie est une élévation du niveau de conscience pour s’approcher de la réalité supérieure. Selon les vedas, la vie est divisée en 4 âges avec pour but final : moksha,  la libération, la liberté et la recherche spirituelle. L’ayurvéda est une voix de milieu avant de parvenir à la libération.

Il y d’autres objectifs :

Artha c’est la prospérité des finances, de biens matériels.

Kama qui est le désir, la sexualité, la procréation et la vie de famille.

Dharma c’est la loi éternelle à laquelle on se conforme pour vivre avec des objectifs d’élévation personnelle et collective.

Enfin, chaque période de la vie correspond  à un dosha :

Le bébé vit une vie kapha et dort la plupart du temps. L’enfance est aussi kapha (rhumes, asthme, toux). L’adolescence et l’âge mûr sont dominés par pitta  car c’est le moment de la vie active, des passions, etc. La vieillesse est une période Vata (rides, dessèchement de la peau, arthrite, pertes de mémoire).

Pour conclure l’ayurvéda est proche de la chronobiologie. Nous pouvons nous passionner pour l’ayurvéda car elle respecte tout à fait les cycles de la vie. Cette science en plus de la chronobiologie va traiter aussi l’aspect psychologique de la personne. L’ayurvéda dicte des principes de vie à respecter aux quotidiens capable d’entretenir au mieux la santé.

Le respect des rythmes de vie a été envisagé déjà depuis des millénaires par l’ayurvéda dans le but d’entretenir le bien-être et la santé des humains. C’est l’harmonie entre nos rythmes intérieurs et ceux du cosmos qui est prépondérant.

Ce qui en découle est un ensemble de règles quotidiennes (yoga, alimentation, méditation, massages… ) qui prend en compte un ensemble de facteurs environnementaux.

Le massage ayurvédique

Quand on se plonge dans la pratique de l’ayurvéda une multitude de choix s’offre à nous !

J’ai toujours été attirée par la relation d’aide. Petite j’étais dans le soucis permanent de faire rire les autres, de faire le bien en ayant même tendance à m’effacer. Je voulais faire des missions humanitaires, aider les personnes âgées, je ne concevais pas ma vie sans apporter une « aide » quelle soit à travers l’écoute, le soutien ou le partage… J’aime mon travail de soignante malheuresement je suis souvent frustrée car le prendre soin tel que je le conçois n’est pas vraiment d’actualité avec le politique de santé de nos jours. Je ne souhaite plus adhérer à notre système de soins car il ne convient pas aux valeurs auxquelles je suis attachée. J’ai dans le soucis de faire mon travail consciencieusement, et avec coeur. Je comprends maintenant avec du recul que mon mal être résultait de cette frustration à ne pas faire ce que j’aime comme je l’entends.

Ma rencontre avec l’ayurvéda a agit comme une petite révolution intérieure, au fil des découvertes avec cette médecine, une partie de moi s’animait de joie car je voyais en cet art de vivre mon futur! Apporter du bien être par l’ayurvéda se trouva être une évidence!

Dans notre société, où tout va de plus en plus vite, il est nécessaire de prendre du temps pour soi et de pouvoir se reconnecter avec notre corps. C’est comme ça que je souhaite apporter mon aide aux autres!

Le massage ayurvédique vise à maintenir ou à rétablir l’équilibre naturel des 5 éléments dans notre corps et il permet à l’énergie vitale (prâna) de circuler librement en agissant sur tous les domaines : physiologiques, psychologiques et spirituels.

Le but est de trouver un état d’équilibre entre les énergies pour pouvoir avancer plus sereinement dans nos vies. Ce massage n’a pas un but thérapeutique, c’est un soin de bien-être connu pour ses vertus préventives et sa faculté à favoriser la répartition de l’énergie dans tout le corps.

Ses effets sont multiples sur la santé :

– Il permet d’équilibrer notre métabolisme

– De prévenir l’accumulation des toxines

– De diminuer la fatigue et l’anxiété

-D’améliorer le sommeil en luttant contre les insomnies

-De soulager des douleurs

-De se relaxer, il permet d’évacuer le stress et les tensions nerveuses

– Il participe à augmenter notre concentration et notre vivacité d’esprit.

Le massage ayurvédique fait partie d’un processus, d’un cheminement qui permet au fur et à mesure des séances de prendre conscience de l’ensemble de son corps.

Ces massages ont la particularité de s’adapter à chacun de nous, ils respectent le dosha dominant de la personne et en fonction de celui ci des huiles spécifiques sont utilisées.  La pression, la vitesse et même la durée du massage seront différents d’un dosha à l’autre.

Par exemple si vous êtes une personne de type Vata, le massage va être lent, enveloppant, régulier, enracinant, dans un environnement rassurant et confortable avec beaucoup d’huile lourde, chaude et nourrissante. Le massage à l’huile est l’une des thérapies les plus efficaces pour pacifier Vata.

La relation de confiance avec le thérapeute est essentielle pour qu’il puisse développer son savoir et pour que vous puissiez recevoir tous les bienfaits. Le bouche à oreille est ce qu’il y a de mieux mais si personne ne peux vous conseiller un spécialiste, je vous invite à aller voir sur le site ayurvéda-france.org pour trouver les praticiens dans votre région.  N’hésitez pas à appeler pour vous assurer du sérieux de la personne (prix cohérents, références …)

En ce qui concerne la séance, les étapes clés sont les suivantes :

– un entretien avec le professionnel afin qu’il apprenne à mieux vous connaître (habitudes de vie, état de santé etc.) suite à cet échange il va déterminer votre dosha.

– Le soin. Celui-ci dure le plus souvent entre 1h et 2H. Tous les points énergétiques : les marmas vont être stimulés. Les points marmas permettent de régulariser et d’équilibrer les fonctions de l’organisme.

Il existe plusieurs types de soins, le plus connu est Abhyanga, il se pratique sur tout le corps, c’est la base du massage ayurvédique traditionnel.

Il y a aussi un massage qui se pratique à la hauteur du front, le Siro Dara, mais aussi au niveau de la plante du pied et qui se pratique avec un bol Kansu…

Les textes originels préconisent de pratiquer quotidiennement le massage ayurvédique. Une invitation difficilement conciliable avec les modes de vie occidentaux. Cependant elle ne relève pas non plus de l’impossible, car en Inde le massage ayurvédique fait partie de l’hygiène de vie comme le brossage des dents chez nous !

A défaut d’un soin quotidien chez un praticien en massage ayurvédique, pensez à pratiquer des automassages. Cette pratique est intéressante et bénéfique car elle permet de mieux se connaître en découvrant d’une autre manière, certaines parties de son corps et certaines sensations.

 

Le gingembre

Le gingembre est originaire d’Asie. C’est une petite plante de la famille des Zingibéracées pouvant atteindre jusqu’à 1,50. Ces feuilles sont en forme de lance.Le rhizome est la partie consommée. Sa chair est jaune pâle, juteuse et parfumée. Elle devient de plus en plus fibreuse avec l’âge. Les rhizomes récoltés sont valables 2 à 3 mois.

Le gingembre fut l’une des premières épices orientales commercialisée dans le bassin méditerranéen.

C’est une épice très employée en cuisine :

-En Inde dans les plats de curry, il entre dans la composition du thaï

Au Japon, elle est utilisée pour rafraîchir le palais entre les bouchées de sushis

En Chine pour couvrir les odeurs et saveurs fortes comme celle des fruits de mer

L’huile essentielle de gingembre est appréciée en aromathérapie pour ses propriétés digestives, plus particulièrement pour les digestions lentes ou sujettes à la constipation.

Le gingembre a des propriétés stimulantes et toniques qui contribuent à mieux résister à la fatigue.

L’OMS reconnait cliniquement justifié l’usage du gingembre dans la prévention des nausées et des vomissements dû au mal des transports, ainsi que ceux liés à une intervention chirurgicale ou à la grossesse.

Elle reconnaît comme traditionnel son usage dans le traitement des troubles digestifs, de rhume et de grippe, de perte d’appétit, comme anti inflammatoire dans les migraines mais aussi contre les douleurs musculaires ou articulaires.

Le gingembre possède des propriétés anti oxydantes remarquables. Les antioxydants luttent dans le développement des maladies cardio-vasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement.

En cuisine et médecine ayurvédique ce rhizome est fréquemment utilisé, on le retrouve par exemple dans ce mélange:

Le TRIKATU (ou trois piquants) est une formulation ayurvédique pour les personnes ayant un feu digestif faible, il améliore le transit intestinal et réduit les brûlures d’estomac.

Il est conseillé pour les personnes de tempérament Kapha en revanche les personnes de constitutions Vata ou Pitta devront éviter.

Elle associe à part égale le gingembre, le poivre noir et le poivre long.

Le thé thaï est composé de thé noir, de poivre noir, bâton de cannelle, clou de girofle, de gingembre, cardamone et de lait. Cette boisson est considérée comme sattvique (qui apporte la joie et l’harmonie).

Plus généralement le gingembre doit être consommé frais pour les personnes de constitution Vata et Pitta car sa forme fraîche est moins piquante et moins assechante. Les personnes de constitution Kapha peuvent utiliser les deux formes.

Il sera un véritable allié pour les personnes ayant un déséquilibre de type Vata tels que les crampes abdominales, gaz et l’arthrite. L’action du gingembre est bon pour les affections Kapha tel que la toux, les rhumes, les vomissements et les nausées…

On peut aussi utiliser le gingembre sous forme d’infusion froide (entre 0,5 et 1cm) ou dans vos détox water (son action chauffante dilate les canaux et liquéfie les toxines pour une meilleure élimination), elle peut être associée à d’autres plantes douces ou rafraichissantes pour équilibrer son effet chauffant (menthe douce, fenouil, lavande, pétale de rose, pissenlit…).

Sources : Ayurvédic Garden de Raphael Titina / Ayurvéda France.org