Mes débuts au yoga!

20180528_125432
« La voie du Yoga est pour ceux qui n’ont pas peur, qui osent dire que la nature de la vie n’est pas la souffrance mais la liberté » Françoise Mazet

J’ai découvert le yoga en débutant ma carrière professionnelle. Je ressentais le besoin d’aller vers une discipline qui pouvait me chouchouter après une bonne journée de travail, me détendre et m’apporter de l’apaisement.

J’avais mal au dos, je cherchais une activité qui pouvait venir ralentir ma toute petite vie trépidante. Je suis Aide-Soignante tout juste diplômée et pendant la formation j’ai bien compris qu’il fallait d’abord prendre soin de soi avant de vouloir prendre soin des autres. J’ai moi-même observée que lorsque je prenais du temps pour moi, j’étais beaucoup plus disponible par la suite pour les autres et donc j’étais une meilleure soignante. Si je voulais être bienveillante envers les autres, il fallait d’abord que je le sois avec moi.

 

Le yoga inclus la présence physique mais aussi une certaine disponibilité mentale.C’était pour moi évident d’aller vers cette pratique. Au début ça n’était pas toujours facile de ressortir de chez moi après une journée de travail . Tous les prétextes étaient bons pour ne pas y aller. En passant du « je suis trop fatiguée » à « j’ai pas le temps » ou bien « j’embauche tôt demain, je vais me coucher tôt »… Pourtant une fois que j’y étais c’était super et j’étais contente d’y être!

 

Les premières séances de yoga n’était pas trop parlante, j’étais trop concentrée à bien faire la posture, j’étais trop dans le mental, je voulais être performante. Je pensais toujours au quotidien je n’étais pas dans ma séance, j’anticipais pendant le cours ce que j’allais faire à manger, comment j’allais organiser mon weekend… Ça n’était pas ennuyant pourtant! Et puis au fur et à mesure des séances ma concentration s’améliorait et je commençais à avoir des retours: détente, mental apaisé, sensation dans les membres, perception différente dans mon corps… C’était chouette de découvrir ça! Je découvrais des trucs « en moi. Je pensais me connaître mais pas du tout. J’avais tant à découvrir !

 

La curiosité m’envahit alors , et j’ai vraiment commencé à prendre goût à pratiquer le yoga. J’étais la plus jeune, et la plupart du temps c’était moi la plus en difficulté. Je regardais autour de moi ce qu’il se passait. Pour certaines personnes ça avait l’air d’être une évidence les postures. Je me retrouvais souvent à l’inverse des autres pourtant je pensais être assez à l’écoute: « tournez à gauche » allez savoir pourquoi j’ai été faire la torsion à droite, puis je me retrouve avec tout le monde qui me regarde. J’avais  l’impression de les déconcentrer… au début je fermais beaucoup les yeux pour intérioriser et pour fournir le plus possible de concentration mais en faite j’avais surtout la tête dans le guidon!

 

J’ai quand même adhéré à l’association une deuxième année, ça ne m’a pas empêché de continuer tellement  les bienfaits était irrévocable. Le yoga prenait de plus en plus de place dans mon quotidien, il ne m’était pas rare de penser à ma respiration en travaillant ou même de fermer les yeux pour me recentrer. En deuxième année, je commençais à reconnaître certaine posture, à me familiariser avec le déroulement d’une séance toujours un peu construite de la même façon. Je n’appréhendais pas de la même façon le cours, je venais la tête lourde je ressortais plus légère. J’étais plus à fleur de peau, plus sensible. Une nuit, ma séance avait tellement été bénéfique, que j’en ai fait une insomnie, j’avais retrouver de l’énergie, j’aurais pu enchaîner une deuxième journée!

Je prenais des distances avec mes pensées négatives, mes jugements durs envers moi-même et ça dès le début où j’ai commencé à pratiquer le yoga. Au fur et à mesure j’arrivais à mettre des mots sur des émotions ressenties et j’étais à leur écoute. Avant j’en aurais été incapable, je refoulais toujours mes émotions quelle qu’elle soit. Le yoga m’apprenais à les apprivoiser et par conséquences à les accepter. C’était un boulot énorme (qui est toujours en cours d’ailleurs). Par rapport à mon corps c’était pareil, je n’avais aucune notion de ce dernier. Je ne savais pas que j’avais un bassin qui pouvait bouger, et des hanches mobiles, tout était bloqué comme si je n’autorisais pas à mon corps de bouger ces zones. Mon corps faisait simplement office de transport… qui contenait de nombreux complexes. Je ne l’acceptais pas du tout, je ne l’aimais pas. Il était plein d’irrégularité, de formes, je ressentais de la honte, je cachais les parties qui me gênaient au maximum. En aucun cas ça ne devait être vu. J’étais formaté par le corps que l’on doit avoir et que je n’ai pas… Je voulais que l’on l’on m’accepte et pour cela je devais ressembler à ce que je croyais qu’on attende de moi! Je voulais plaire aux autres, moi ça m’était égal. Au jour d’aujourd’hui je vois mon corps comme un temple sacré, j’habite en lui je lui dois respect, je sais que j’en aie qu’un et que je dois l’accepter. Quand je suis à l’écoute de mon corps c’est là où je me retrouve et où je ressens de la sérénité.

Idem pour la respiration. Observer où ça respire était un exercice périlleux et de découvrir que je pouvais aussi respirer à 3 étages, n’en parlons pas! C’était bien après toutes ses découvertes!

Le yoga m’a transformé, il me fait grandir, il me fait comprendre beaucoup de choses. Il me fait percevoir d’autres choses. Je vois ce qui m’entoure d’une manière différente, c’est une chance inouïe. Je suis passée par un nombre incalculable d’étape avant d’en arriver là! ( je passe encore et ça n’aboutira jamais car tout est impermanent)

Le bien être, la paix intérieure est un atout, il suffit juste de s’y concentrer et se confronter à l’inconnu. La vie est avant tout faite pour se réaliser ici, maintenant dans l’optique d’apprécier chaque moment, le plus pleinement possible proche de la sérénité, au cœur même de la vie…

J’aime bien le chemin que j’ai entrepris et j’aime observer parfois comme je le fais aujourd’hui tout le chemin que j’ai fait depuis mes débuts yoga! Mille et une gratitude pour la vie!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

 

 

 

Prestations

Ayurvéda

Abhyanga: Massage de tout le corps à base d’huile (harmonisant, dynamisant et équilibrant)

1h30: 80 euros

1h: 65 eurosForfait de 5 séances : 310 euros

Avec stimulation des points marmas (pression tonique sur les points vitaux) 1h30:  90 euros

Massage du dos: Première zone des tensions. Bain d’huile chaude sur le dos et la nuque.

45 min: 45 euros

30 min: 30 euros

Massage au bol Kansu:Massage de la plante des pieds

30 min: 30 euros


Massage de la boîte crânienne et bain de pied relaxant à l’eau de rose.

30 min: 30 euros

Udvartanam:Massage aux huiles, poudres d’herbes et graines. (Destiné à lutter contre la prise de poids, il ravive le teint et raffermit la peau).

Gommage du corps dont la propriété est d’éliminer les graisses.

1H: 65 euros

Masha-Abhyanga:Massage du visage

30 min: 30 eurosSoin Nasyam: Massage de la boîte crânienne et application d’une compresse chaude. (huile nasale spécifique et fumigation)

1h: 50 euros

Patra Pinda Swedana: Massage avec pochons et huile spécifique destinés à soulager les douleurs du corps.

1h: 70 euros

Kati Basti: Soulage les douleurs dans le bas du dos. Application de chaleur dans la région sacro-lombaire.

45 min: 50 euros

Janu Basti: Soulage les douleurs sur la zone articulaire du genou.

1h: 50 euros

Consultation (Diététique ayurvédique, hygiène de vie):

1h/1h30: 80 euros

YOGA

Programme: Consultation avec échange sur les objectifs, évaluation des besoin  + 3 cours personnalisés  (60 min).

de 130 à 180 euros

Le programme peut être adapté ou prolongé selon les besoins.

  • 1 cours à l’unité: 25 euros

  • Carte de 3 cours: 70 euros

  • Carte de 5 cours: 120 euros

Séance de yoga individuel et massage abhyanga 90 min: 95 euros

La transition la plus belle qui soit!

Mon stage de massages pour devenir praticienne en massages ayurvédiques touche à a fin. Il ne me reste plus que quelques jours dans ce lieu si serein, si reposant, c’est une bulle de cocon. Quand l’on rentre dans l’établissement on est tout de suite dans l’ambiance, tout est propice au calme et à la détente. Je me souviens du premier jour, de l’odeur de l’encens, de la musique indienne au fond transperçant et de cet accueil chaleureux avec un sourire béat, complètement hors norme par rapport à ce que l’on voit dans tout autre établissement. Cet endroit est devenu un repère de paix pour moi-même puisque ici, je m’autorise tout.

Pour le premier stage, nous étions 10 personnes, un groupe allait être former au massage le plus complet : Abhyanga. On fait connaissance, et je constate qu’on vient toutes d’horizons différent.

Ceci dit on a tous un même but, et une envie pressante, presque irrépressible de changer le cours de notre vie et même au-delà… On aimerait tout d’abord aspirer à ce que nous sommes au plus profond de nous et par-dessus tout apporter un bien être aux personnes désireuses de recevoir un soin ayurvédique. Enfin, je ressens que tout ce groupe souhaite rappeler une chose : l’univers, la nature nous apporte déjà beaucoup dans la vie de tous les jours, il n’y a rien de plus puissant et cela seul suffit. Finalement, nous rappelons à chacune qu’il suffit de regarder autour de nous, et que pour combler nos besoins il suffit d’aller chercher tout près de nous. Tout nous ressource, quand on s’intéresse de près à la beauté des choses, à ce que peut nous apporter tout ce qui nous environne, on comprend qu’on peut se nourrir simplement intérieurement.

Nous nous transformons intérieurement, chacune poursuit son cheminement personnel Au fil des weekends nous nous apprécions de plus en plus et chaque jour nous tissons des liens. Ces échanges de massages nous permettent de nous connecter à chacune. Ainsi des relations fortes nous unissent les unes aux autres et notre groupe se renforce.

C’est ma première expérience comme ça. Au début, c’était déroutant car c’était nouveau, unique mais tout se faisait de manière si naturelle. Je n’avais pas besoin de m’ouvrir, j’étais comme chez moi, je savais que je pouvais être moi-même, et que je serais accepté tel que je suis.

Au-delà de toute attente, j’évolue et je conclus que c’est exactement ce dont j’avais besoin. Cet endroit est exactement l’endroit où je dois être à cet instant précis de ma vie.

Ici, je vis pleinement, je suis avec des gens qui me ressemblent, je me sens si bien ! On me comprend je n’aie pas de difficultés à exprimer mes ressentis. La bizarrerie n’existe pas au-delà de ses portes. Chacun vient comme il est, je peux me confier, personne n’ira supposer, juger et tirer des conclusions. En fait je comprends que c’est un message pour apprendre à m’accepter tel que je suis mais aussi que je peux avoir confiance en moi.

A cet instant précis je remercie profondément « l’univers » de m’apporter des réponses et de m’avoir laisser vivre cela. Tout n’a pas été facile, je suis aussi passée par des émotions désagréables, où beaucoup de choses sont remontées en surface, simplement j’ai observé cela et j’ai laissé passer c’est tout… Accepter d’être ce que je suis au plus profond est un beau cadeau, que je ne m’étais jamais fait.

Voilà, ce stage touche à sa fin. J’essaye déjà de penser à comment je vais faire pour prendre un bol d’air frais maintenant mais c’est en écrivant cette phrase que je réalise que je suis dans le faux. Ce bol d’air frais, je peux le prendre partout, il me suffit de saisir l’opportunité, la minute, le moment présent. Tout ce qui m’entoure peut satisfaire ce besoin, peut être que je pourrais déjà commencer par écouter les signaux qu’on m’envoie, et par la suite me dire : « prend la pause ! »

C’est bien plus facile de le faire quand il y a une énergie de groupe, surtout avec un groupe comme celui-ci ! J’ai pris conscience d’une chose : j’ai la clef ! La bataille que je dois mener est en moi, je dois y arriver et bien sûr cela dépend que de moi. Déjà si j’apprenais à prendre le quotidien avec plus de légèreté. Seulement voilà, on ne se reconstruit pas si facilement, les plaies mettent beaucoup de temps à se fermer et il me suffit d’une petite contrariété pour venir ralentir la cicatrisation. Serais-je fragile comme ça toute ma vie ? Tout ce que je sais c’est que j’essaye de me reconstruire mais cette fois ci avec mes règles et surtout en faisant confiance à mes intuitions.

Une formation transforme, celle-ci me guérit. Je perçois ce passage de ma vie comme la naissance de quelque chose de plus profond. Nous avons toujours le choix, il suffit d’y croire.

Dire qu’il y a un an je ne pensais pas avoir autant de choix, je pensais même que j’étais foutue… J’étais dans la souffrance, et l’ignorance, j’avais un présent non identifié, le vide était tout le temps là. Mon cœur pulsait aux alentours de 40 par minutes pas plus… Aujourd’hui j’ai senti mon cœur s’accélérer pour la première fois depuis longtemps et là le seul mot qui m’est venu en tête c’est VIE.

Je voulais qu’il continue de s’emballer encore et encore…. Ça n’a pas durer mais voilà, je sais qu’il y a de la vie en moi ! Mille et une gratitude à la vie.

Quelques aides pour se relaxer

Le yoga distingue trois niveaux de relaxation :

-La relaxation physique : ce sont des contractions brèves de zones musculaires qui vont permettent de prendre conscience des tensions et, lors du relâchement, laisseront s’installer une détente plus profonde. Mentalement des ordres de détente sont envoyés  aux muscles. Les muscles se relâchent.

-La relaxation mentale : le yoga propose de respirer lentement et régulièrement quelques minutes, en ne pensant à rien d’autres qu’à goûter et à observer l’état de détente intérieure et la respiration. La conscience est alors centrée sur le moment présent et ne se laisse plus atteindre par les soucis et autres tracas.

-La relaxation dans le corps (ou spirituelle) : C’est l’état le plus profond, dans lequel on perd la notion du temps et de l’espace. C’est un moment très agréable proche du sommeil qui permet une régénération profonde.

LA PRATIQUE :  La relaxation en Savasana

Allongez-vous sur le dos, bras et jambes légèrement écartés, paumes de mains tournées vers le ciel, les yeux sont clos. Si votre dos est sensible, vous pouvez placer un coussin sous les jambes afin d’apaiser la zone des lombaires.

1ère étape : phase de Jacobson

C’est une technique de relaxation progressive. Il s’agit d’apprendre à relaxer les muscles pendant que d’autres sont en activité afin de dépenser le moins d’énergie possible. Il faut prendre conscience au minimum de l’énergie nécessaire pour faire un geste. Cette phase élimine les tensions musculaires, aboutit à éliminer les tensions psychiques ce qui correspond donc à éliminer l’anxiété.

Inspirer soulever un pied à quelques centimètres du sol, contracter la jambe et le pied au maximum. Expirer, reposer la jambe sur le sol, parfaitement relâchée et détendue. Faire la même chose avec l’autre jambe.

Inspirer faire des poings avec les deux mains, soulever les bras à quelques centimètres du sol, contracter au maximum. Expirer, reposer les bras sur le sol, parfaitement relâché et détendu.

Inspirer, soulever les fessiers et le bas du dos de quelques centimètres du sol, contracter les fessiers au maximum. Expirer, reposer doucement le dos sur le sol, parfaitement relâchés et détendus.

Inspirer soulever et gonfler la poitrine et l’abdomen en les contractant au maximum, retenir l’air quelques secondes. Expirer, reposer doucement le dos sur le sol, parfaitement relâcher et détendu.

Inspirer contracter les épaules, en les amenant près de oreilles. Expirer, relâcher, les épaules reprennent une place naturelle.

Inspirer, contracter les muscles du visage en faisant une grimace, comme si vous vouliez les rapprocher du nez, retenir l’air quelques secondes… Expirer, relâcher tous les muscles du visage, qui est parfaitement relâché et détendu.

Rouler lentement la tête sur un côté puis de l’autre. Puis la ramener au centre.

 2ème étape : Phase de SCHULZ

Il s’agit de passer en revue les différentes parties du corps en pratiquant l’auto suggestion de la détente. Commencer par le bas du corps, puis remonter progressivement vers la tête.

Immobiliser le corps, prendre conscience de sa position à la fois symétrique et confortable. Si nécessaire ajuster la posture.

Détente physique :

Je détends, je relâche les pieds et les chevilles.

Je détends, je relâche les pieds et les chevilles.

Les pieds et les chevilles sont détendus, relâchés.

Je détends, je relâche les jambes et les cuisses.

Je détends, je relâche les jambes et les cuisses.

Les jambes et les cuisses sont détendues, relâchées.

Je détends, je relâche les hanches et le bassin.

Je détends, je relâche les hanches et le bassin.

Les hanches et le bassin sont détendus, relâchés.

Je détends, je relâche le bas, le milieu et le haut du dos.

Je détends, je relâche le bas, le milieu et le haut du dos.

Le bas, le milieu et le haut du dos, tout le dos est détendu, relâché.

Je détends, je relâche le ventre et la poitrine.

Je détends, je relâche le ventre et la poitrine.

Le ventre et la poitrine sont détendus, relâchés.

Je détends, je relâche les mains et les poignets.

Je détends, je relâche les mains et les poignets.

Les mains et les poignets sont détendus, relâchés.

Je détends, je relâche les avant-bras et les bras.

Je détends, je relâche les avant-bras et les bras.

Les avant-bras et les bras sont détendus, relâchés.

Je détends, je relâche les épaules et la nuque.

Je détends, je relâche les épaules et la nuque.

Les épaules et la nuque sont détendues, relâchées.

Je détends, je relâche la gorge, les mâchoires et la langue.

Je détends, je relâche la gorge, les mâchoires et la langue.

La gorge, les mâchoires et la langue sont détendues, relâchées.

Je détends, je relâche tous les petits muscles du visage.

Je détends, je relâche tous les petits muscles du visage.

Tous les muscles du visage sont détendus, relâchés. Le visage est lisse, il semble esquisser un sourire intérieur.

Je détends, je relâche tout le corps,

Je détends, je relâche tout le corps,

Tout le corps est profondément détendu, relâché.

Puis amener la conscience vers l’intérieur du corps:

Je détends, je relâche tous les organes internes.

Je détends, je relâche tous les organes internes.

Tous les organes internes sont relâchés, détendus et fonctionnent merveilleusement bien…

Détente du mental    Ma respiration est calme et régulière. Rien à changer, rien à penser. Juste observer…

Je détends, je relâche le mental.

Je détends, je relâche le mental.

Le mental est relâché, détendu et parfaitement serein.

Détente de l’esprit    Je retourne plus encore à l’intérieur et je me connecte à ma véritable nature qui est l’être, la connaissance et la félicité.

Ou si vous préférez : Je retourne plus encore à l’intérieur et je me connecte à la joie, la paix et le silence, tous attributs de ma véritable nature.

Je me détends, je me repose dans cette expérience pour les minutes qui viennent.

Après la détente, prenez le temps d’émerger, de ressentir les bienfaits de la détente. Etirez-vous de tout votre long. Redressez-vous en passant par un côté. Restez assis quelques instants avant de vous relever…

Les gunas

Les gunas sont des attributs ou qualités, il existe sous la forme de trois : Sattva, Raja et Tama. Ce sont les constitutions mentales que l’on possède. Il détermine le côté psychologique de l’individu, son tempérament humain. Chaque guna a une qualité et va influencer notre comportement, nos humeurs et nos attitudes.

Chaque être humain possède ses attributs mais sont en proportion différent. C’est le même fonctionnement qu’avec les doshas. Pendant l’âge adulte (20-60 ans) nous ne pouvons être complètement Sattva. Nous avons des obligations, notre dharma (maintenir la famille, être utile pour la société) cela demande des actions en conséquence.

Dans la conception védique les gunas correspondent aux trois formes du divin :

  • Vishnu sattva guna (préservation)
  • Brahma raja guna (création)
  • Shiva tama guna (destruction)

Ces trois formes incarnent le processus de préservation, création et de destruction. Tous les trois sont indispensables pour l’existence de l’univers. Le lever et le coucher du soleil est sattvique, le jour est rajasique et la nuit est tamasique.  Ces trois qualités sont présentées et sont à l’œuvre à tous les niveaux.

La science ayurvédique qualifie tama, raja et sattva de qualité d’ordre vibratoire, c’est au moyen de ces trois énergies que se déploie la création.

-La graine est récoltée dans l’obscurité ce qui correspond à Tama

-Ce qui permet à la tige de s’élever vers le ciel est rendu possible grâce à l’énergie de Raja

-Tel un utérus sattva est la réalisation à travers le déploiement de ses pétales

Au fil des expériences, la sagesse nous éclaire vers une compréhension profonde et lumineuse. Par exemple quand on a un projet en tête c’est le raja qui s’active (création, production et action), ensuite pour le faire durer Sattva va intervenir (calme, maintien). Enfin s’il faut passer à autre chose, il faut mettre fin au projet avec l’énergie de Tama (destruction, ignorance).

Tama signifie être épuisée, devenir rigide. Tama désigne le manque d’énergie, il se manifeste par l’ignorance, la lourdeur, l’inertie, la lenteur d’esprit, la dépression, l’attachement, la dépendance et les doutes.

Raja c’est rougeoyant, brillant, c’est la puissance de l’énergie de l’action, de dynamisme qui nous pousse à expérimenter et à créer. Il se manifeste par le mouvement, l’agressivité, l’extraversion, la colère, l’euphorie, l’anxiété, la peur, l’irritation mais aussi la détermination et le courage.

Sattva c’est l’équilibre, la paix, l’harmonie, la pureté. C’est tout ce qui est positif. Les motivations sont nobles, la conscience est pure. Il se manifeste par la générosité, l’empathie, la capacité à apporter des changements positifs, à initier des projets, à créer l’enthousiasme, la compréhension, et la communication entre les êtres.

La pratique du yoga, de la méditation, de la spiritualité peut modifier les schémas mentaux. Sans gunas les doshas ne bougeraient pas. Le mental évolue, les gunas ne se figent pas. Les activités qui favorisent Sattva sont celles qui apportent légèreté, clarté et lumière. Les activités de « nettoyage » lorsqu’elles servent à l’individu qui les effectuent permettent d’apporter la lumière au mental en nettoyant l’environnement des choses qui l’incombent et l’obscurcissent.

Agir sur le monde extérieur aura une incidence sur le monde intérieur et inversement. Il convient donc que lorsque l’on veut faire place neuve dans notre mental et clarifier ses idées, de faire également place neuve dans son environnement proche.

La méditation et les activités qui favorisent l’intériorisation et la prise de conscience de son « soi » profond auront également une incidence positive sur l’émergence d’une qualité mentale et émotionnelle plus sattvique.

Les activités comme la pratique de la cuisine (avec une bonne qualité de présence) ou un hobby qui nous détend (marche ou contact avec la nature par exemple) favorisent sattva. Il convient de ralentir (qualité propre à raja), de se poser, de lâcher prise et d’apprécier les petits plaisirs de la vie (en retrouvant son âme d’enfant prompte à s’émerveiller à la vue d’un papillon ou à la joie d’un coucher de soleil).

Les états tamasiques nous plongent dans la noirceur et la sensation d’être dans une impasse impossible à surmonter. Passer d’un état tamasique à sattvique ne pourra se faire qu’en passant par l’étape rajasique.

Il est impossible de passer de l’état de lourdeur et de stagnation à un état lumineux et léger. Il faudra d’abord se remettre en mouvement pour tendre vers un état plus sattvique. Ne l’oublier pas car cela peut prendre un peu de temps si vous êtes dans une impasse.

Une alimentation fraîche, naturelle, légère, riche en prana est nécessaire pour conserver un état sattvique (fruits frais, graines germées, amandes trempées, riz basmati, lait…).

Consommer des aliments lourds, gras, frits avec une haute densité calorique est le plus sûr moyen de sombrer dans un état tamasique. Faite attention à ne pas abuser des épices chauffantes et piquantes qui sont plutôt de nature rajasique.

Pour développer Sattva il faut :

  • Une alimentation saine
  • Des massages réguliers avec des huiles spécifiques à notre constitution
  • Du Yoga
  • Citer des mantras
  • Se lever tôt
  • Exercer une activité professionnelle en accord avec nos convictions
  • Contribuer au bien communautaire
  • Etudier la spiritualité
  • Pardonner
  • Faire preuve de compassion et d’indulgence

 

Les granthis

Le terme Yoga dans le sens traditionnel signifie lien. Du lien entre l’Atma: le divin individualisé en chaque être et le brahman: le divin absolu. Le yoga a pour but la liberté . La liberté de se libérer de la loi du Karma, mais aussi de supprimer la racine de la souffrance existentielle par une prise de conscience de notre vraie nature. Cette dernière est voilée par Avidya: l’ignorance fondamentale. Avidya est ce qui empêche de connaître la réalité du monde « telle qu’elle est » et qui fait que nous la voyons telle que nous voulions qu’elle soit.

La pratique des postures (asana) agit de manière très profonde sur notre psychisme qui reflète tous les déséquilibres du corps et  même sur Avidya. La pratique de Yoga et de méditation transforment progressivement celui ou celle qui s’y donne avec de la régularité. Ce voyage intérieur est une quête spirituelle qui demande une pratique régulière, soutenue par un initié (enseignant, maître…).

Les Granthis correspondent à des étapes fondamentales pour atteindre la pure conscience. Il n’y a pas de séparation entre le spectateur et le spectacle.

Les 3 Granthis sont des obstacles majeurs à ce voyage intérieur vers l’accomplissement.

Ces obstacles concentrent toutes les constructions mentales qui lient les êtres humains entre eux (pensées, identifications, jugements). Elles se construisent depuis le plus jeune âge avec toutes les peurs qui entraînent la méchanceté, l’hypocrisie, l’impatience, l’arrogance et le mécontentement permanent.

Au moment de l’éveil Kundalini, ces nœuds empêchent le flux d’énergie vitale de passer. Cette énergie vitale (prana) circule le long de la sushumna nadi:  canal essentiel qui passe le long de la colonne vertébral. Lorsque la Kundalini rencontre les granthis , elle doit les percer l’un après l’autre et faire vibrer les chakras qui leurs correspondent. Ceci afin d’atteindre Ananda Shakti : l’énergie paisible.

Ces nœuds (granthis) portent chacun le nom d’une divinité indienne:

-Brahma: dieu créateur de l’univers

-Vishnou: dieu de préservation de la vie

-Rudra: dieu maître de la mort. (au fil des siècles dans l’hindouisme, ce dieu disparaît presque totalement au profit de Shiva: dieu du yoga, de la transformation, de l’évolution de la vie/mort)

1er Nœud: Brahma Granthi :

Ce nœud correspond à l’attachement à la vie.

Brahma Granthi est le blocage du flux du chakra racine (1er chakra en partant du bas). Ces blocages sont liés à la servitude envers les désirs.

En Muladahara Chakra se trouve la source de la volonté de vivre et de survivre qui procure force, pouvoir et stabilité d’évolution. Il représente l’instant d’enracinement mais aussi son opposé : la mobilité, le besoin de se déployer dans l’expansion matérielle de l’identité, l’activité en général et le désir de perdurer. C’est également la zone de la sexualité. Son émotion primaire est la peur (peur du manque, peur de la mort, peur des autres).

Je reviens encore sur la notion d’équilibre. On peut à la fois prendre trop soin de son corps et à l’inverse complètement s’en détacher. Ressentez que votre corps est au service de l’être et non pas l’inverse.

Le yoga par la pratique d’asana et de la méditation va créer des conditions favorables à la réalisation du soi. Lorsque le corps et le mental sont équilibrés, les conditions sont plus favorables. Délier Brahma Granthi correspond au dépassement spirituel de ses peurs et attachements fondamentaux. Ainsi apparaît l’enthousiasme et le sentiment de non séparation avec l’univers.

2 ème Nœud : Vishnu Granthi

C’est le nœud des émotions et des attachements de l’identité duelle (partenaire, parents, social, animal, matériel).Ces blocages sont liés à l’esclavage des actions. Ce nœud est lié à la zone du cœur, dans l’espace de la poitrine. Siège de l’amour et des émotions, Anahata Chakra fait le lien entre le domaine physique (les 3 premiers chakras) et le domaine mental, intuitif, et spirituel (les 3 derniers Chakras).

Il permet la descente de l’énergie dans la matière. Il convertit l’énergie des chakras inférieurs, plus difficile à percevoir. Il a une importance capitale pour l’équilibre et le plein épanouissement de l’être. On dit que cet espace est le lieu de toutes les réconciliations, où peuvent se rassembler tous les contraires (gauche/droite ; nous/les autres). Il engage un sens du toucher par la sensibilité. C’est un lieu d’ouverture, nous n’existons que par ce rapport qui nous entoure.

3 ème nœuds: Rudra (shiva) Granthi

Ajna est en lien avec les capacités intuitives, le pressentiment qui s’opposent à la raison. C’est le nœud des justifications intellectuelles et des certitudes. Ce granthi bloqué est lié à la servitude des pensées par rapport à la connaissance pure.

C’est le lieu du mental, le centre du commandement dans le sens d’un lieu plus subtil. On se trouve au-delà des 5 éléments qui constituent le monde physique. C’est le lieu de l’intelligence rationnelle, intuitive, du processus de prise de conscience, de la signification des sens et des sensations.

Lorsque Ajna est noué, la personne arrive au maximum de sa conscience et ne peut avoir une vision élargie de l’existence. Le fait de rester dans l’intellectuel peut aussi nous priver paradoxalement de l’ultime étape. L’intuition est nécessaire à ce passage.

Ce nœud est localisé dans la zone frontale et dans tout le volume crânien. Il est relié à Ajna 2 ème chakra en partant du haut.

En conclusion :

Le déblocage de chaque Granthi s’accompagne d’un changement profond de l’être. L’obstacle majeur à ces trois nœuds est l’attachement à notre ego. Des pratiques de Yoga sont associées à ces nœuds. Je vous en dirai plus prochainement dans un nouvel article. Si cela vous intéresse!

Le Tchai

J’ai découvert le tchai maison lors de ma formation en massage ayurvédique. Le mari de ma formatrice nous emmène un gros thermos de tchai systématiquement tous les matins. Le tchai ne peut pas mieux tomber pour la pause du matin.On se retrouve autour d’une table pour déguster notre thé et parler ayurvéda, c’est merveilleux! C’est un plaisir indescriptible! C’est à la fois réconfortant, revigorant et bien sûr convivial!

On trouve plein d’ortographe au mot tchai. J’ai choisi de l’écrire comme il faut le prononcer. En hindi tchai désigne « thé ». Le thé tchai désigne souvent un thé noir sucré mélangé avec du massala (mélange d’épices).

Le mélange d’épices est souvent composé de cardamone, gingembre, cannelle, anis étoilé, fenouil, clou de girofle et de poivre. Dans certains mélanges on peut trouver de la coriandre, de la muscade ou du cumin. Cette recette existe en de nombreuses variantes selon les régions et les traditions familiales.

Le tchai est une boisson Indienne incontournable, elle est servie très souvent en Inde. Le Lassi et le tchai sont les boissons traditionnelles de l’Inde. Elles sont servies à chaque coin de rue et même au fin fond du pays.

Le tchai peut se prendre au petit déjeuner pour stimuler notre organsime mais aussi au déjeuner pour la vitalité.

Le choix traditonnel pour déguster cette boisson est d’utiliser du thé noir ASSAM. Assam est un thé indien dont le nom désigne sa région de production.

Les bienfaits du tchai sont divers, ce qu’il faut retenir c’est qu’il est dynamisant et tonifiant. Il favorise la digestion (grâce à ses nombreuses épices) et il stimule le système immunitaire.

En médecine ayurvédique, cette boisson est considérée comme Sattvique, c‘est à dire qui équilibre et harmonise l’homme.

 

La recette:

POUR 1L ( 4 personnes)

600 mL d’eau

400 mL de lait végétal

1 c à s de thé noir ASSAM

3/4  de c à c rase de cumin

3/4 de c à c rase de gingembre (ou 8 lamelles de gingembre frais)

3/4 de c à c rase de cannelle (ou deux bâtons de cannelle)

3/4 de c à c rase de cardamone

4 clous de girofle

1 pincée de poivre

3 ou 4 cuillère à soupe de sucre roux selon les goûts ou du miel

Faite boullir dans une casserole de l’eau avec le thé et les épices  à découvert et pendant 5 minutes. Ajoutez le lait et laisser de nouveau frémir puis laissez boullir 2 à 3 minutes. Laissez infuser 5 minutes et filtrez.