Le gingembre

Le gingembre est originaire d’Asie. C’est une petite plante de la famille des Zingibéracées pouvant atteindre jusqu’à 1,50. Ces feuilles sont en forme de lance.Le rhizome est la partie consommée. Sa chair est jaune pâle, juteuse et parfumée. Elle devient de plus en plus fibreuse avec l’âge. Les rhizomes récoltés sont valables 2 à 3 mois.

Le gingembre fut l’une des premières épices orientales commercialisée dans le bassin méditerranéen.

C’est une épice très employée en cuisine :

-En Inde dans les plats de curry, il entre dans la composition du thaï

Au Japon, elle est utilisée pour rafraîchir le palais entre les bouchées de sushis

En Chine pour couvrir les odeurs et saveurs fortes comme celle des fruits de mer

L’huile essentielle de gingembre est appréciée en aromathérapie pour ses propriétés digestives, plus particulièrement pour les digestions lentes ou sujettes à la constipation.

Le gingembre a des propriétés stimulantes et toniques qui contribuent à mieux résister à la fatigue.

L’OMS reconnait cliniquement justifié l’usage du gingembre dans la prévention des nausées et des vomissements dû au mal des transports, ainsi que ceux liés à une intervention chirurgicale ou à la grossesse.

Elle reconnaît comme traditionnel son usage dans le traitement des troubles digestifs, de rhume et de grippe, de perte d’appétit, comme anti inflammatoire dans les migraines mais aussi contre les douleurs musculaires ou articulaires.

Le gingembre possède des propriétés anti oxydantes remarquables. Les antioxydants luttent dans le développement des maladies cardio-vasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement.

En cuisine et médecine ayurvédique ce rhizome est fréquemment utilisé, on le retrouve par exemple dans ce mélange:

Le TRIKATU (ou trois piquants) est une formulation ayurvédique pour les personnes ayant un feu digestif faible, il améliore le transit intestinal et réduit les brûlures d’estomac.

Il est conseillé pour les personnes de tempérament Kapha en revanche les personnes de constitutions Vata ou Pitta devront éviter.

Elle associe à part égale le gingembre, le poivre noir et le poivre long.

Le thé thaï est composé de thé noir, de poivre noir, bâton de cannelle, clou de girofle, de gingembre, cardamone et de lait. Cette boisson est considérée comme sattvique (qui apporte la joie et l’harmonie).

Plus généralement le gingembre doit être consommé frais pour les personnes de constitution Vata et Pitta car sa forme fraîche est moins piquante et moins assechante. Les personnes de constitution Kapha peuvent utiliser les deux formes.

Il sera un véritable allié pour les personnes ayant un déséquilibre de type Vata tels que les crampes abdominales, gaz et l’arthrite. L’action du gingembre est bon pour les affections Kapha tel que la toux, les rhumes, les vomissements et les nausées…

On peut aussi utiliser le gingembre sous forme d’infusion froide (entre 0,5 et 1cm) ou dans vos détox water (son action chauffante dilate les canaux et liquéfie les toxines pour une meilleure élimination), elle peut être associée à d’autres plantes douces ou rafraichissantes pour équilibrer son effet chauffant (menthe douce, fenouil, lavande, pétale de rose, pissenlit…).

Sources : Ayurvédic Garden de Raphael Titina / Ayurvéda France.org

 

Mon combat pour la medecine alternative

Les médecines alternatives ne sont pas reconnues pour de nombreuses raisons. Elles devraient avoir leur place auprès de médecines allopathiques.

40% des Français auraient recours à la médecine alternative selon l’ordre des médecins et selon une enquête menée par l’OMS en 2012, 39 pays sur les 129 interrogés (soit 30%) proposent des programmes d’enseignements (DU, masters ou doctorat à l’université, ou diplôme de premier cycle).

Il faut envisager que ces deux types médecines devraient être complémentaires, que l’on devrait plus se fier à son intuition, pour ce qui est du choix du médecin selon le ou les symptômes qui apparaissent. Les médecines alternatives peuvent être des remèdes pour traiter certains maux mais pas pour tout bien entendu. Si le type de médecine employée ne se révèle pas efficace, c’est qu’il faut essayer d’autres choses. Il y a certaines médecines qui marcheront pour des individus et d’autres pour qui cela ne fonctionne pas. Chaque être humain est différent, et à son histoire de vie. Encore une fois tout est question d’équilibre : penser que la science est la seule issue n’est pas forcément exacte, et à l’inverse parfois la science est exacte et on ne peut pas la nier.

Les médecines alternatives permettent de soigner le patient dans sa globalité. Elles tiennent compte du physique, des capacités mentales et la physiologie mais aussi du passé de la personne, de ses croyances, et de son « avancée dans la maladie ».

Aujourd’hui, il y a beaucoup de maladies chroniques dues aux mauvaises habitudes de vie et au train de vie que l’on mène et que la médecine allopathique ne peut pas résoudre. Penser à d’autres alternatives est alors inévitable non pas pour remplacer la médecine conventionnelle mais en complément de celle-ci.

Dans le journal « Le monde », un article paru en 2016 nous indiquent que l’OMS comptabilise pas moins de quatre cents médecines « complémentaires », « alternatives » ou « traditionnelles ». Ces termes regroupent un grand nombre de pratiques, nouvelles ou ancestrales, fondées sur des thérapies manuelles, biologiques ou encore des approches dites « corps-esprit ». Certaines ont fait leurs preuves d’autres restes discutées, comme l’acupuncture ou l’hypnose, qui se développent dans les pays occidentaux. D’autres sont plus silencieuses comme le reiki ou la médecine ayurvédique.

Sachez que tous ceux qui pratiquent ces médecines sont des experts en bien-être qui nous veulent pour la majorité du bien. Il n’y a pas de gourous, de prophètes ou autres c’est dépassé ! Ces alternatives nous proposent simplement un chemin pour aller mieux ! Rien n’est à bannir, tout se défend, s’il y a de nombreux adeptes et de nombreux défenseurs c’est qu’il y a une raison ! Ce sont des portes qui s’ouvrent pour une vie plus épanouie et sereine en traitant de l’intérieur et en prenant en compte un ensemble de facteurs pour une approche multidimensionnelle.

Il est nécessaire de prendre soin de soi, n’ayez pas honte, ne vous dites pas que vous ne pensez qu’à vous. C’est tout à fait normal. Ne faites plus passer les autres avant vous. Personne ne prendra aussi bien soin de vous que vous-même. Ce n’est pas  regarder de trop près son nombril mais simplement aller vers soi, et c’est plus que nécessaire c’est primordial.

L’estime de soi figure dans nos besoins primordiaux, le développement personnel est révélateur, se connecter avec soi-même est essentiel, et s’aimer est incontournable. Consulter une personne de l’extérieur pour parler de ses problèmes est un acte courageux. Réfléchir au sens qu’on a envie de donner à notre vie fait partie de notre quête personnel. Le comment vivre est une quête existentielle! Se remettre en question et s’accepter tel que l’on est n’est pas toujours facile. C’est pourquoi, parfois, on a besoin d’un coup de pouce. C’est naturellement difficile de reconnaître que la façon dont l’on mène notre vie, n’est pas vraiment celle à laquelle on s’attendait.

C’est courageux de s’interroger, de se remettre en question, de remettre en cause la vie que l’on mène, cela ne doit pas être vu comme ésotérique. Que cela passe par la méditation, la spiritualité, le yoga, la sophrologie et j’en passe le but est finalement le même, une quête de sens, de retour à soi, une façon d’intérioriser.

L’essentiel est d’être soi-même, avec des valeurs, des qualmontés et des défauts, se modifier au fur et à mesure de notre vie. Enfin évoluer, mûrir de l’intérieur pourrait commencer parfois par une grande crise existentielle. Inévitablement, à un moment donné dans notre vie, on se pose des questions et on réfléchit à nos actes et actions. C’est commun d’être confronté à cela. Non ?

L’essentiel est de retirer de ce moment parfois difficile (parce que l’on brasse beaucoup de choses dans notre tête) un passé moins lourd à porter, des sentiments plus légers, un avenir serein, un chemin vers le futur qui est plus clairvoyant et d’avoir une vie qui ressemble le plus à ce que tu souhaites de ton futur. Au-delà de tout ça, même si c’est à l’échelle de soi, le monde nous semblera plus serein, et plus confiant.

C’est nécessaire pour atteindre le bonheur, la plénitude et propager l’amour autour de soi…

Revenons au cœur de notre  sujet, Edzard Ernst et Simon Singh ont écrit un ouvrage publié en 2008, qui constitue le manuel indispensable pour toute personne qui souhaite connaître les bénéfices et les risques réels de ces médecines douces.

Edzard Ernst est l’un des plus grands spécialistes mondiaux dans le domaine. C’est le premier titulaire d’une chaire universitaire en médecine complémentaire. Ce chercheur formé en acupuncture, à la naturopathie et aux manipulations des vertèbres s’est attaché à l’évaluation méthodique et rigoureuse de toutes les pratiques soumises à son attention.

Ce livre s’est inspiré d’une simple phrase d’Hippocrate reconnu comme étant « le père » de la médecine : « Il existe en fait deux choses : la science et l’opinion, la première génère de la connaissance et la seconde de l’importance. »

Ce livre jette un regard scientifique sur la pléthore actuelle de traitements alternatifs qui sont de plus en plus populaires. Selon Ernst la médecine alternative est toute thérapie qui n’est pas acceptée par la majorité de médecines traditionnelles.

Je vous invite à lire cet ouvrage, il va vous donner un avis des plus intéressants sur la question. Pour ma part je vais être simple : je pense qu’il ne faut pas abuser des médecines allopathiques ou alternatives, comme toujours tout est question d’équilibre et de besoins propres à chacun.

Je ne souhaite pas m’aventurer plus loin, je ne suis pas du tout à la hauteur et je n’aie pas les compétences. Ernst a mis plus de 20 ans à penser à la question et à effectuer des recherches. Alors lisez-le, on peut lui faire confiance, il a longuement étudié pour.

Ceci étant dit, pourquoi ne pas permettre aux médecines alternatives d’être reconnue ? Chaque citoyen est libre de consulter ! Pour ce qui est du thérapeute il pourrait y avoir une reconnaissance de l’état cela serait tout de même bien ! Il y a des organismes de formations très sérieux et fédérés pour les légitimer. C’est sûr que si vous consultez quelqu’un qui se dit thérapeute alors qu’il n’a fait que 200h de formation, il faudra se poser des questions. Comme pour tout il y a des dérives… Le bouche à oreille marche bien. Vous pouvez aller voir directement sur internet, est ce qu’il y a des avis clients ? Est que le professionnel à un site internet? Est-ce qu’il dispose de beaucoup d’expérience, de formations ? Je vous conseille aussi de vous fier à votre intuition, les choses ne se font jamais par hasard. Vous avez tout à gagner, rien à perdre! L’important n’est-il pas de vous faire une opinion sur le sujet ? La plupart des médecines alternatives sont basées sur des traitements à bases de plantes, sur un régime alimentaire sain, sur des bonnes pratiques quotidiennes !

 

 

Détox de Printemps: Un allié pour votre forme

Une détoxification profonde de l’organisme au moment des changements de saison est souhaitable. Elle permet de régénérer le corps, et d’évacuer les toxines. Un organisme chargé de déchets accumulés peut produire de nombreux symptômes:

épuisement, constipation, problèmes de digestion, prise de poids, flatulences, ballonnements, irritabilité, voir la  dépression…

Les organes émonctoires (peau, poumons, foie, rein, intestins) ont pour fonction d’évacuer les toxines. Ces organes sont sollicités en permanence (mauvaise habitude alimentaire, antibiotique, stress, métaux lourds, ondes…). Les émonctoires sont moins efficaces et à défaut les déchets sont stockés et engorgent nos tissus.

Une détoxification alimentaire facilite la tâche de ce « grand nettoyage de printemps », ainsi l’organisme se draîne et les émonctoires sont nettoyés. Pour se mettre en phase avec la saison du printemps notre organisme a besoin de s’alléger à la sortie de l’hiver. Le risque de passer à côté de ce processus naturel de détox est une accumulation de kilos et l’apparition de syndrome métabolique (Ensemble de signes physiologiques qui accroissent le risque de diabète de type 2, de maladies cardiaques et d’accident vasculaire cérébrale.)

Le renouvellement de la plupart de nos cellules dure 42 jours, c’est pourquoi je vous propose de faire cet effort pendant au moins 42 jours. En principe, même après vous devriez continuer à garder ses bonnes habitudes alimentaires : votre corps et votre esprit vous remercieront d’adopter une alimentation saine !

Dans un premier temps, je vous propose de faire un nettoyage en profondeur en utilisant la technique de la monodiète. L’organisme va puiser dans les réserves et taper dans les déchets et toxines ce qui va permettre de régénérer les tissus et les organes. De plus, la digestion est l’une des activités la plus puissante pour l’organisme, en réduisant le bol alimentaire, on s’économise et on est moins fatigué que l’on ne pense.

Vous pouvez commencer par des demi-journées (le soir vous ne consommez que l’aliment choisi pour pratiquer la monodiète). Si vous sentez que vous avez la force, vous modifiez votre petit déjeuner avec l’aliment choisi. En revanche si vous choisissez ce mode, il faut conserver un repas de midi normal. Au printemps : les petits légumes frais sont consommés seuls, cela peut être la carotte, les asperges, le cèleri, le pissenlit. Ces dernières sont des plantes dépuratives et aident l’organisme à se tonifier.

Le mieux est de consommer ses légumes frais et issue de l’agriculture biologique. Pratiquez pendant 7 à 10 jours un repas quotidien monodiète (le soir de préférence).

Vous pouvez aussi aider l’organisme à se purifier en buvant avant chaque repas principaux un jus de plante tel que le bouleau, prêle, plantain ou l’ortie bio.

Je vous recommande de commencer le printemps avec une cure de jus de bouleau durant 3 semaines en Mars, il nettoie les articulations, soutient l’immunité, et facilite l’élimination des déchets dans l’organisme. Au bout de trois semaines, votre teint sera lumineux et votre silhouette sera affinée.

Vous pouvez compléter votre cure avec du jus de citron, ces bénéfices sont multiples et vont renforcer l’action du jus de bouleau. En pratique prenez un citron biologique, coupez le en deux et dans une casserole d’eau faite le bouillir 3 minutes.

Ecraser le citron, filtrez et buvez durant toute la journée La cure se déroule sur vingt jours.

Le premier jour boire le jus d’un citron, le second jour boire le jus de deux citrons et ainsi de suite 3 ème jour boire le jus de trois citrons. Au bout de 1O jours prendre le jus de 10 citrons. Ensuite commencer à diminuer le 11 ème jour 9 citrons le 15 ème jour prendre 5 citrons puis 20 ème jour 1 citron.

Dans un deuxième temps pendant 42 jours, vous éviterez  de consommer du sucre, des graisses animales (beurre, huile, viandes, charcuterie), de l’alcool et du tabac.

Au petit déjeuner : favoriser des greens smoothie et des porridges.

Les porridges d’avoine est un excellent soutient de le thyroïde. Lors du changement de saisons, il y a des variations de température importante, la thyroïde est mise à rude épreuve car c’est elle qui règle en permanence le thermostat intérieur.

Quand le printemps arrive, la thyroïde doit aussi mener de front le déstockage des surplus de l’organisme. Face au stress permanent dans lequel on vit, cette glande peut s’emballer et peut engendrer des troubles tels que l’hyperthyroïdie puis par la suite entrainer une hypothyroïdie passagère. C’est pourquoi il est important de freiner son quotidien mais aussi de prendre soin de sa thyroïde.

En complément des porridges, vous pouvez aussi boire du jus de cassis, faire une cure de vitamine C acérola ou de ginseng. Enfin profiter des premiers rayons de soleil pour refaire votre stock de vitamine D.

Au déjeuner et diner : favoriser le céleri et l’artichaut (connu pour ses vertus purifiantes et détoxifiante) cela peut être sous forme de purée, de soupes, de salade, de jus ou à la vapeur.

Favoriser tous les légumes verts, les carottes crues, les épinards, les lentilles, les pois chiches, les céréales sous forme complète, les tisanes et boire beaucoup d’eau.

Pour aider notre estomac à récupérer, faites une cure de charbon végétal activé pendant 15 jours. Le charbon capte les toxines libérées et améliore la digestion.

Une grande partie des toxines est libérée par les reins c’est pourquoi il est important de boire au moins 1,5L d’eau par jour, les boissons détox sont aussi d’une bonne aide.

Enfin pour ce qui concerne le foie, une cure de trois semaines de gélules de radis noir ou d’artichaut peut être envisagée mais vous pouvez aussi optez pour des aliments riches en fibres et pauvres en graisse tel que le pissenlit, le radis rose, le radis noir, enfin vous pouvez boire des tisanes de chrysanthellum (3 tasses par jour pendant trois semaines)

L’axe génital du corps et les surrénales augmentent ses activités, le printemps est une période de reproduction, de construction et de restauration. Leur stimulation peuvent déclencher des inflammations au niveau du bas du dos pour soutenir l’axe génital, faites des cures de gingembre pour les femmes et boire des tisanes de sauge enfin pour les hommes faites une cure de ginseng.

Sources : Se soigner au naturel de Jean-Christophe Charrié et Marie Laure de Clermont Tonerre éditions Prat 2012

 

Journal de bord de ma retraite vipassana suite et fin

Jour 4:

C’est le matin le plus difficile que j’ai éprouvée depuis le début, je sais ce qui m’attend, je ne veux pas avoir mal et je souhaite rester bien au chaud dans mon duvet.

Je crains l’assisse et bien évidemment à la médit de 5h, mon corps est verrouillé. Le bassin à l’air plus souple mais la pointe du coccyx est comme la pointe de la lame d’un couteau. Mes pensées fusent et la première médit fut un fiasco.

La deuxième partie, j’y suis allée sans appréhension et j’ai trouvé LA position confortable, j’étais tellement bien que la torpeur me pris à des moments. La somnolence ne m’a jamais posé problème jusqu’à maintenant mais là j’étais tellement bien, pour une fois il a fallu que je me concentre pour rester éveillé. Ça m’a tellement motivée que j’ai redoublé d’efforts pour bien rester consciente et là c’était super j’ai trouvé la paix…

La méditation de 17H été clean, j’ai tenu 1h dans ma position, c’était le paradis, plus de douleurs, je frissonnais de plaisirs, c’était pur, et ma respiration était si fluide! Une mélodie toute douce m’emportait en arrière fond, c’est la première fois que le gong ne me fit pas décoller de ma posture, les autres se sont levés et chaque mouvement autour de moi m’emportait encore plus loin. Je pouvais comparer cette sensation à une vague qui monte, monte et qui d’un coup s’étend sur le sable. La conscience se faisait plus précise, elle devenait de plus en plus subtil en montant et en descendant la vague de bien être s’étendait sur tout mon corps et tout mon mental ! J’aperçus une flamme, puis un petit feu de couleur rose clair, logé au milieu de mon front, je regardais le feu c’était magique ! Pour moi c’est le signe qu’il y a bien de la chaleur chez moi. Je me suis interdite inconsciemment depuis des années à me donner ce réconfort… Pourquoi refuser l’agréable? Il faut que je me souvienne de ça… C’est la clef pour me réconcilier avec moi-même. Je ne suis pas froide de sentiments positifs simplement je suis restée figée dans le temps avec mes peurs et appréhensions.La peur d’être rejetée et de ne pas être accepter tel que je suis…

Après cette méditation tous mes sens étaient en éveil, on a pris un petit encas, de l’houmous sur une tartine, j’ai particulièrement aimée ce goûter pourtant il n’était pas si différent des autres mais j’étais en pleine conscience et ça fait toute la différence! Après, on a fait une marche méditative, des larmes de bonheur ruisselaient sur mes joues tellement la communion s’intensifiait entre la terre et mes pieds. La terre me donnait de l’énergie, je sentais la chaleur monter dans mon corps.

Jour 5:

La journée d’hier a tellement été exceptionnelle que j’avais besoin de répit côté émotions et sensations. J’avais envie de me reposer sauf que ce n’était pas possible. Le 5ème jour on aurait tendance à se relâcher, je sentais un trop plein qu’il me fallait estomper avec le temps. Ce trop-plein s’est exprimé cette nuit, pour preuve j’ai parlé dans la nuit. On me l’a dit, j’étais gênée parce que j’ai dérangée des personnes qui dormaient. J’en aie fait part à mon enseignant, il m’a dit que ce n’était pas grave et que si jamais cela se reproduisait, il fallait que j’essaye de ne plus le faire. Pour lui il y a un trop plein et il faut que ça sorte. L’enseignant nous annonce deux heures supplémentaires de méditation ce soir, j’ai cru que j’allais pleurer, pour me donner du courage j’ai enfreint à la règle:  j’ai appelée mon mari et ma fille. J’étais contente de les entendre par contre je m’en voulais de ne pas avoir tenue mes engagements, j’ai brisée la règle du silence et j’ai utiliser son téléphone. C’était vital sur le moment puis après réflexion je pense que j’aurais dû forcer les choses et continuer mes efforts. Résultat j’ai réussi à me concentrer, j’étais plus apaisée par contre j’étais vide, quand j’ai voulu me relever de mon tapis, j’ai perdue l’équilibre et, j’ai failli tomber! Ça m’a fait du bien de rire de ça ! Pourvu que la journée de demain soit meilleure.

Jour 6:

Je persévère, il faut que je me dise que c’est pour mon bien que je suis ici là et maintenant. J’arrive à m’asseoir plus facilement à présent. J’accepte les douleurs, mon esprit est apaisé cela me parait évident que si j’arrive supporter la douleur c’est avant tout parce que mon esprit est détendu. Je ne cesse de penser au discours du Dhamma d’hier soir. Les colères apparaissent quand les désirs ne sont pas réalisés. La colère entretien les phénomènes de frustration. Si la frustration s’installe à long terme elle entraîne la dépression. En fait, il faudrait que je sois moins désireuse, que je prenne les choses sans rien attendre en retour. Plus je suis négative, plus j’ai des idées noires et plus j’augmente ma souffrance. Je devrais moins m’attacher aux détails, être plus dans le présent sans constamment tout anticiper. Être moins matérielle, m’attacher à l’instant présent plutôt que d’envier constamment ce que je n’aie pas. Comprendre sa colère, c’est comprendre l’objet du désir. Ainsi mettre un terme à sa colère est possible si on revoit à la baisse nos désirs ! Observer ses désirs est la meilleure façon de désamorcer sa colère.

J’ai justement un exemple à vous donner, au 4 ème jour j’ai atteint la paix intérieure, j’arrivais à contempler l’instant présent, les sensations dans mon corps et dans mon esprit étaient vraiment très agréables. Le lendemain et le surlendemain j’avais envie de me retrouver dans cet état, je suis tellement attaché à ces instants de plaisirs que j’étais désireuse d’y revenir. Seulement voilà ça ne se passe pas comme ça, et j’étais en colère, frustrée de ne pas y retourner ! Voilà l’exemple même de ce qu’il ne faudrait pas faire, vouloir toujours plus ! S’attacher à tout : bien évidemment que si on mange un autre carré de chocolat, on va vouloir un autre carré, le tout est d’essayer de faire la part des choses en se contentant de ce qu’il s’amène à nous sans cultiver constamment nos « et si…. Et si… »

Le silence ça fait du bien mais j’ai hâte d’être à 18h pour échanger avec tout ce monde avec qui j’ai vécue pendant 6 jours. C’est fou, j’ai dormi, manger, et méditer avec des personnes dont je ne connais même pas le prénom et pourtant nous sommes si proche.

L’ouverture de la parole est ouverte! Il y a que de bons sentiment et que des pensées positives qui s’évaporent dans le dhamma hall , il y a beaucoup de rires et de joie !L’endroit n’est pas reconnaissable. Ce bruit réveille aussi mes peurs  (comme si j’avais peur que mes anciens « maux » reviennent), mais maintenant je sais comment y faire face, il ne me reste plus qu’à positiver, d’observer ses sentiments sans m’y attacher.

J’aimerais parler avec tout le monde, partager d’autres moments avec eux, ça fait longtemps que je ne me suis pas retrouver aussi bien au sein d’un groupe. On partage pour beaucoup les mêmes centres d’intérêt et je suis dans mon élément. Je ne me sens pas intrusive au contraire j’ai ma place. Le point en commun à nous tous, c’est notre état d’esprit plus pure… et on n’a tous qu’un seul mot à la bouche : AMOUR.

Je devrais mettre plus souvent des mots sur des émotions… Cela me permettrait de me connaître davantage et d’éviter les « trop plein ».

L’amour est partout, il faut cultiver l’amour constamment, c’est que du bon.  la compassion,  l’amour pour soi et autour de soi c’est notre puissance, notre force intérieure. C’est ce qui nous rassemble, ce qui nous unit tous !

Une fois mort, il ne reste rien de notre passage sur terre, seulement l’amour que tu as propagé dans les cœurs de chacun et qui reste pour toujours.

Enfin, j’aimerais être plus positive dans ma vie, il n’y a pas de secrets et  il n’y a que comme ça que je peux avancer. Faire preuve de gratitude tous les jours… Parce que la vie nous offre tellement de possibilités.

Vipassana m’a donnée la chance de planter une graine au plus profond de moi. Maintenant il me reste plus qu’à faire grandir cette plante afin qu’elle jaillisse de sa pureté et de sa bonté… Il faudra que je l’arrose régulièrement en faisant preuve de pensées positives, de bienveillance et que je revienne régulièrement à la source grâce à la méditation. Méditer est une chance, vipassana est un cadeau qui nous est offert pour faire un « reset » complet de nos souffrances.

Je souhaite refaire une retraite prochainement, l’opportunité de me déconnecter pendant une semaine est vraiment nécessaire. J’ai un regard neuf à présent, le printemps arrive, je revis et revisite la joie d’être en vie.

Le Kitchary: le plat des yogis

Le kitchari est le plat emblématique de l’Inde. C’est la base de la cuisine indienne, ce plat est composé de céréales (riz), de légumineuses (Dahl), d’épices, de légumes et de ghee.

En ayurvéda, ce plat est souvent utilisé pour aider à la détoxification.On le retrouve régulièrement lors des repas des cures de purification « Panchakarma » et il peut être prescrit pendant un traitement ou être utilisé en convalescence après une cure. Le kitchari convient à tout le monde puisque c’est un plat respectant l’équilibre des doshas. Il peut être aussi intéressant pour apaiser ou accroître des doshas et il suffit de changer d’épices ou de légumes pour en modifier la constitution. Par exemple si vous avez un excès de Pita, il faudra utiliser des épices douces telles que le curcuma, le cumin, le fenouil etc…

Ce plat est riche en protéines et complet.Il apporte les dix acides aminés essentiels pour le bon fonctionnement de notre organisme. Son apport glucidique nourrit sans surcharger notre organisme. Il est idéal pour les végans, on peut varier les légumes en fonction des saisons et mettre les épices que l’on veut. Le kitchari peut se décliner à l’infini!

Ingrédients pour une personne :

150 gr de riz (semi complet si possible)

150 gr de légumineuses (lentilles vertes/bélugas, haricots blancs/rouges, pois cassés, pois chiches etc…

  • Pensez à faire tremper vos légumineuses la veille
  • Si vous n’avez pas le temps privilégier les lentilles corail car c’est la plus digeste et la plus rapide à cuire

Des légumes de saison (Pas plus de deux variétés) à doser en fonction de votre faim et de vos envies. Perso, je regarde tous les mois sur un calendrier les légumes de saison, ça me permet d’utiliser des légumes auxquels  je ne pense pas toujours et de privilégier l’agriculture biologique.

Cela peut être des carottes, des asperges, du chou, du brocoli, du chou fleur, des courges, des épinards, des petits pois, du poireaux….

Du ghee ou à défaut de l’huile de coco ou d’olive qui supporte très bien la cuisson.

Du gingembre fraichement râpé (environ 1cm)

Des épices: ce qui vous plaît, ce qui vous fait envie. Je peux vous donner un exemple de ce que j’utilise le plus: bien souvent j’utilise des épices douces

  • 1/2 c à c de curcuma
  • 1/2 c à c de cumin
  • 1/2 c à de curry doux
  • 1/2 c à c de graines de coriandre
  • poivre
  • gomasio

Si vous voulez un plat plus gourmand et plus riche, ajouter des fruits secs pour un mélange sucré/salé ou des graines (tournesol, sésame, pignon de pin, courge…).

Pour plus de goûts et pour multiplier les bienfaits n’oubliez pas d’ajouter des herbes aromatiques telles que la coriandre, le persil, la menthe etc… Les herbes aromatiques sont toujours à ajouter  en fin de cuisson pour préserver la qualité des aromates.

Pour mon kitchary « express » du jour j’ai utilisé du riz basmati, des lentilles corail, du butternut et des navets. En épices je n’avais pas le temps alors j’ai directement utilisé un mélange d’épices Korma (2 c à c ) à base de coriandre, cannelle, cumin, gingembre, paprika, piment doux, cardamone, ail et girofle.

Enfin, pour la gourmandise des noix de cajou et pour donner encore plus de goût j’ai utilisée des feuilles séchées d’ail des ours.

La préparation:

Dans une sauteuse (ou un wok) faite revenir les épices et le gingembre râpé avec le ghee. Introduire le riz et les lentilles (préalablement rincés) en remuant.

Ajouter deux à trois fois le volume d’eau et laisser cuire environ 20min.Vers la fin de cuisson introduire les légumes coupés en dés ou en rondelles et prolonger la cuisson jusqu’à ce que les légumes soient tendres.

Pendant la cuisson, veiller à ajouter de l’eau, le kitchary ne doit pas être sec. Il me paraît important de préciser que vous pouvez ajouter aussi beaucoup d’eau afin d’obtenir un potage. Ce mélange sous forme de potage est souvent utilisé par les curistes car la consistance liquide agit sur la satiété et l’élimination.

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kitchari butternut/navets épices Korma et ail des ours

Journal de bord de ma retraite Vipassana Partie 1

 

Jour 1 : Le premier réveil ne fut pas si difficile que je le pensais, je ressentais à la fois de l’excitation et de la peur. J’ai les mêmes ressentis lors des rentrées scolaires. On ne sait pas trop comment ça va se passer et on sait que ce moment désagréable ne va durer que quelques jours.

Pour ce premier jour en silence mes pensées fusent, j’ai du mal à calmer le flot de pensées, des sentiments de joie et de tristesse apparaissent sans trop savoir d’où ça vient.

Une question me turlupine depuis que je suis là :

Si Vipassana, la recherche de la pleine conscience par la méditation est le cheminement vers la libération des souffrances alors méditer devient un traitement. Le traitement anti dépresseur que je prends peut-il se substituer alors ? Est-ce que ce n’est pas le bon moment pour cesser mon traitement ?

La deuxième partie de méditation en matinée qui est de 10h à 13h était plutôt réussi. J’avais l’esprit relaxé et détendu. Je remarque que malgré tous les efforts que je donne pour rester concentrer sur un objet d’attention (on travaillait sur le soulèvement et l’abaissement du diaphragme) , je suis tout de même distraite à certains moments. Il y a tout ce monde autour de moi que je ne connais pas puis c’est difficile de rester tête baissée. J’ai envie de regarder les autres, de croiser des regards, je suis comme attirée par le mécanisme de sociabilisation qui normalement se met en place dès que l’on appartient à un groupe. Cela me contrarie, pour une fois que je ne suis pas dans l’intention de me faire des amis !

Le reste de la journée a été tendue, c’était de plus en plus compliqué pour rester concentrer sans me dissiper. Je commençais à fatiguer, mes pensées m’emmenaient, et le doute s’installa : qu’est-ce que je fais là ? Je suis en train de perdre mon temps ? J’étais en colère car je n’arrivais pas à faire l’exercice correctement, à d’autres moments j’étais prise de joie car vipassana est un bon défi et j’aime les défis.

Des images apparaissent, ça me surprend parce que ça apparait comme des flashs. Je ne sais pas d’où ça vient et les visions me rendent soucieuse car je me suis vu moi, enfant épanouie près de ma maman pleine de joie et de rire. On respirait l’amour ! Cela me renvoyait directement à moi l’adulte mais qui doit se souvenir de son enfance… Je suis persuadée que c’est pour me faire réfléchir, en fait peut être que je suis là pour retrouver la personne égarée depuis son enfance. Qui un jour s’est effacée pour devenir quelqu’un qu’elle n’est pas… Cette vision me rappela à quel point je pouvais être épanouie en étant simplement moi, déshabillée de toute façade.

Du coup, je passe en un quart de seconde du rire aux larmes. Après je vois Louise rayonnante et mon mari malheureusement abattu par la fatigue, le stress, et en mode « je subis la vie plus que je profite ».

Quand je vais rentrer la première chose que je vais dire à mon mari c’est qu’il faut faire absolument une retraite méditative comme moi, ça pourrait lui être tellement bénéfique.

J’ai été voir l’enseignant en fin de journée, mon instructeur respire la bienveillance et l’amour, il m’impressionne un peu. Il m’a dit : « Non, si tu as un traitement anti dépresseur c’est parce que tu en as besoin, l’arrêter est trop précoce, il t’aide à pallier à ton problème de santé, il te sert de béquille appuis toi dessus jusqu’à temps que tu sentes une robuste force intérieure. On n’enlève pas les béquilles avant d’avoir une bonne rééducation !

 

Par rapport à tes émotions c’est tout à fait normal d’en avoir beaucoup et que ça partent dans tous les sens, tous les gens ici me posent cette question alors tu vois tu n’es pas la seule. Pour l’instant laisse défiler et observe, laisse les passer sans t’y attacher. »

On a fait une marche méditative dans les bois, c’était sympa par contre. La méditation en pleine conscience je sais ce que ça signifie mais je ne comprends pas encore comment y parvenir.

Les pensées surgissent de pas en pas, j’avais plutôt l’habitude de sortir prendre l’air pour me changer les idées et non pas pour bannir les pensées et les idées ! Tout est le contraire du formatage auquel j’ai été habituée jusqu’à maintenant.

Ma grande révélation de la journée, j’aime les arbres ! Ça fait une éternité que je n’avais pas touché à un arbre (et oui c’est si simple) en fait c’est incroyable j’avais l’impression de le voir respirer, car il était plus chaud que l’air, l’arbre est immobile mais tellement vivant ! Au toucher, je m’identifiais à lui : tous deux nous étions là, à contempler l’instant présent, moi mobile qui aimerait être pourtant enraciné dans la vie de tous les jours et l’arbre qui rêverait d’être comme l’être humain, bouger, et déployer son énergie.

Jour 2 : Le réveil a encore été plus facile que le premier, je suis prête à remettre cela, c’est bon signe ! Le calme est bien présent, juste un tout petit peu de pensées. Ma présence est bien ici et maintenant. Ce qui me pose le plus problème aujourd’hui c’est la position assisse, j’ai mal partout. Au début c’était gérable mais vers la fin de la matinée c’était intenable, je rêvais d’aller piquer un 200m ! Du coup, cela m’a même empêché de bien méditer, le mental a pris le dessus car il se concentrait sur deux choses, les douleurs et les  lamentations. Je me suis senti coupable de ne penser qu’à ça. Surtout que l’objet de l’attention était « Je ne suis pas le corps, je ne suis pas le mental » Juste avant déjeuner j’ai déroulé mon tapis de yoga, je ne pouvais pas rester comme ça, j’accumulais des tensions dans le bassin et les hanches, j’étais comme prisonnière. Cette barrière entre les membres supérieurs et inférieurs empêchait de laisser passer les émotions, sentiments, et énergies. Je pleurais à chaudes larmes je comptais tellement sur cette retraite pour me sortir de l’impasse dans laquelle je suis…

L’après-midi on a fait un body scan. On passait par les sept points correspondant aux 7 chakras mais gros problème arrivé au chakra cœur ça bloque. C’est dur à accepter : « Je suis incapable de passer par le point cœur car mon cœur n’est pas en éveil ? »  Il a fallu que je me concentre deux fois plus pour passer cette zone nouée.  Je ne sais pas à quoi c’est dû en tout cas je ne peux pas laisser mon impression au hasard.

Est-ce que cela aurait un rapport avec les sentiments ? Aimer ? OK mais recevoir. N’aurais-je pas mis une carapace aux parois de mon cœur ? Si l’énergie ne circule pas à cet endroit-là ce n’est pas par hasard. Je ne m’aime pas de toute façon donc c’est évident que le malaise se créé à cet endroit précis. Sauf que si je ne m’aime pas je ne peux pas aimer les autres ? Et oui… C’est dur à accepter mais il va falloir car c’est la pure réalité. J’aime ma famille mais peut être que si je m’aimais un peu plus je pourrais donner encore plus… Ainsi, je ne connais peut être pas assez la puissance que peut avoir l’amour…

En fin de journée je ne supporte plus la position assisse, c’est hyper désagréable, les étirements de l’extérieur des cuisses sont insoutenables. Ça m’irradie tout le corps. Pendant la marche méditative j’ai beaucoup pleuré, j’ai retrouvé un arbre et j’ai déversé ma tristesse sur lui, et je lui aie demandé de me donner un peu de son énergie pour avoir la force de terminer cette balade. Il était prêt à recevoir.  C’est dingue je lui aie dit pardon d’avoir déversée des larmes sur lui, même avec les arbres je suis « dans le souci permanent de l’autre »…

J’aimerais être comme lui, figée dans l’instant présent, c’est plaisant de ne penser à rien… juste d’ici et maintenant….

Ma fille me manque, je cherche son regard, il me fuit…

L’instructeur m’a dit que mon cœur n’est pas dépourvu d’amour simplement je donne de l’amour sans m’en rendre compte. Il m’a demandé d’essayer de lui apporter de cœur à cœur de l’amour (on appelle ça metta méditation) et il en a reçu me dit-il,  j’en aie même eu des frissons. Selon lui, si je vois  ma petite fille dans les méditations c’est parce que l’instinct maternel est bien là même au loin.  Il a rajouté que je devais tout lui dire sur moi. Elle va essayer de chercher à comprendre pourquoi je suis comme ça et si je ne lui dis rien, elle va réfléchir deux fois plus et elle sait que je lui cache quelque chose parce qu’elle le ressent. Si je ne lui dis pas quand je ne vais pas bien, je vais semer le doute sur moi mais également sur elle. Ce n’est pas bon du tout. Maintenant je me jure de tout lui dire car je ne veux pas qu’elle doute d’elle comme j’ai pu douter (et encore toujours) de moi.

Ainsi Metta est donner de l’amour autour de soi, d’envoyer de bonnes ondes direct de cœur à cœur sans passer par la pensée ni par le mental. Mais tout simplement de cœur à cœur… Je me promets de le faire aussi régulièrement.

Jour 3 :

Message de gratitude envers tout ce qui m’entoure : la nature, les personnes qui m’entourent, à mes parents, mon mari, ma fille…

Maman, j’ai retrouvé ton carnet bleu (journal qu’elle a tenu quelques jours avant que je naisse), je ne savais où je l’avais mis. C’est en cherchant un truc pour Louise que j’ai trouvé… C’était juste avant mon départ pour la retraite vipassana, ce n’est pas un hasard si je le retrouve aujourd’hui… Il m’encourage peut être à renaître une seconde fois….

Depuis quelques mois, un lien puissant nous a réunies, les galères nous ont malheureusement appris  que seul l’amour est essentiel. Aujourd’hui, je me retrouve, mais à l’état d’enfant… Comme si je m’étais égarée depuis tout ce temps… Est-ce que la boucle va se fermer définitivement ?

Je te revois épanouie, comme quand j’étais petite, sans marque de tristesse… maintenant aguerrie de tout cela…

Pendant une méditation, je me suis vue avec toi ! C’est la première fois qu’un souvenir d’aussi loin me revient ! Cela m’a mis dans des états d’émotions intenses mais c’était de bonnes émotions !

La vie a repris son cours et nous allons avancer ensemble plus forte que jamais… Notre chemin ne pourra plus être semé d’embuche car il est maintenant sain et construit sur des bases solides. J’ai une chance incroyable de t’avoir comme Maman, tu es présente et tu m’apportes du réconfort et beaucoup d’amour.

Je t’apporte de cœur à cœur, de la chaleur remplit de gratitude et de compassion. Je ne souffrirai plus jamais autant de solitude, car maintenant tu lis en moi comme dans un livre. Tu as su te mettre à ma place et comprendre mes difficultés à me sortir de cette panade.

Aujourd’hui c’est le 3 ème jour, je me sens bien car je découvre ou plutôt redécouvre progressivement ses émotions qui étaient depuis longtemps latente.

J’aime pratiquer la méditation, elle ouvre un océan de paix. J’ai encore des difficultés avec l’assisse mais l’instructeur m’a donné quelques pistes pour m’asseoir plus confortablement. Tant que je n’arrive pas à relâcher dans mon bassin, je ne serais pas tranquille. Ces tensions sont clairement liées aux émotions du moment. J’ai remarqué que quand mon esprit est plus relâché je souffre moins et inverse quand je me mets en colère parce que j’ai mal partout et bien la douleur s’intensifie.

On a encore pratiqué des scann corporels, je suis passée par différentes sensations, parfois j’avais des frissons, de la lumière, j’ai même entendu de la musique, elle berçait mes mouvements de conscience interne quand je passais d’une partie à l’autre du corps. Je suis loin d’être un être accompli mais je commence à comprendre ce que cela veut dire. Tout d’abord, il faudrait que j’apprenne à m’accepter tel que je suis. Il va falloir que j’aime même mes défauts ! Et accepter toutes ses imperfections. Cultiver l’amour autant que je peux, après le reste en découlera.

C’est difficile de passer de l’auto destruction à l’attention pour soi, avoir un esprit sain, « lumineux » c’est la clef du bonheur.

Après toutes ses petites péripéties j’étais perdue, c’était le vide complet, comme si j’avais pleuré toutes les larmes de mon corps. J’ai un peu pris peur de ce vide alors j’en aie parlé à l’instructeur : « Juste Justine, Observe et prend les choses comme elles viennent, c’est le lâcher prise que tu vis là »