Ayurvéda: science de la vitalité

Je ne suis pas experte en la matière, mais j’aimerais vous faire découvrir l’ayurvéda. L’ayurvéda m’inspire, et je suis fascinée par cette science. Ça me persuade de l’importance d’un mode de vie plus sain. Ce système de guérison oblige la personne à être acteur de sa santé, en remettant tout en cause afin de retrouver un bon équilibre. C’est également une manière de vivre et d’être. En effet 30% de l’ayurvéda concerne la médecine et les 70% restant concernent la manière d’être et de vivre. C’est une connaissance qu’on peut approcher selon plusieurs points de vue (croyance, art de vivre, ou ensemble de techniques thérapeutiques). Bien sûr l’allopathie (mode habituel de traitement médical qui combat la maladie en utilisant des médicaments) reste parfois incontournable mais on peut imaginer que si on s’inspirait de l’ayurvéda en prévention des maladies, on pourrait réduire la prise de médicaments puisque tout ce ferrait en amont. L’ayurvéda est  plus orienté pour  la prévention des maladies et c’est tout l’intérêt!

Qu’est ce que l’ayurvéda ?

L’ayurvéda (du sanskrit âyus signifiant vie et Veda signifiant connaissance) c’est une science de la vie destinée à veiller sur la santé des êtres vivants. C’est le plus ancien système thérapeutique au monde.  Ses racines plongent dans l’ère védique, codifiée  de 5000 ans en arrière. Elle a été transmise de génération en génération par les Védas.C’est un ensemble de textes sacrés, de connaissance traditionnelle indienne.

Les Védas sont considérés comme étant d’origine divine, ils sont le fruit d’une révélation (shruti) acquise par les rishis au cours de méditations profondes.

Ce système de guérison vise à rétablir les équilibres naturels de l’organisme humain, grâce à l’action curative de plantes et de minéraux provenant des montagnes de l’Himalaya. L’Ayurveda cherche à procurer la conservation du  bien être physique tout au long de notre vie.

C’est un des systèmes curatifs parmi les plus compréhensifs, qui traite le corps, le mental et l’esprit. Il est lié à une profonde vision ‘yogique’ de la vie et de la conscience. L’Ayurveda est l’aspect de la science védique comme le yoga est son aspect psychologique.

Il est  aussi holistique, puisqu’il prend soin du corps et de l’esprit religieux (dans le sens étymologique du terme : relier le ciel et la terre) et trouve sa source dans le grand courant de la spiritualité védique.

L’Ayurveda est de plus en plus populaire dans le monde occidental, elle mérite largement à être diffusée. Elle est enseignée comme pratique médicale partout en Inde, dans de nombreux collèges et hôpitaux ayurvédiques.  Cette médecine est reconnue par l’organisation mondiale de la santé comme système de soins à part entière.

La médecine ayurvédique est aussi un système de diagnostic et de thérapie naturelle individualisés. Pour rester en bonne santé, l’ayurvéda nous parle de 3 vecteurs de santé :

  • AHARA, ou la diététique
  • VIHARA, ou la manière dont on vit la vie
  • MANOVYAPARA, ou notre état mental

La clef de voûte de la médecine ayurvédique est la constitution individuelle appelée Prakriti. Une fois le Prakriti identifiée, on peut établir des profils personnels, qui définissent les prédispositions individuelles à être malades.

La médecine ayurvédique se fonde sur la conception des trois humeurs ou doshas : vata, pitta et kapha qui dépendent eux-mêmes des cinq éléments que sont la terre, l’eau, le feu, l’air et l’éther.

-Le type VATA (air+éther) : Les caractéristiques primaires sont l’interchangeabilité, l’imprévisibilité, la variation dans la forme, dans le caractère et l’action. Le Vata tend à être élancé avec des proéminences au niveau des articulations et des veines. Sa peau est sèche et froide. Il est caractériel, enthousiaste, imaginatif et impulsif. Il a beaucoup d’idée mais ne va jamais jusqu’au bout.  Le vata mange et dort d’une façon très bohémienne. Il est disposé à l’inquiétude, l’insomnie, aux dérangements prémenstruels et à la constipation. Son énergie est en dents de scie, ce qui rend son existence capricieuse.

-Le type PITTA (feu+eau) : Le pitta est relativement prévisible, de taille moyenne, fort et résistant, bien proportionné avec un teint rubicond. Le pitta possède une intelligence rapide, aiguë, articulée et peut être très critique ou passionnelle, avec de brefs et explosifs déclenchements de colère. Le pitta mange et dort régulièrement, il aime le soleil mais souffre de la chaleur et de dérangement au niveau gastro-duodénal.

-Le type Kapha (eau+terre) : Le kapha a une attitude cool. Il est solide, lourd, fort, avec une digestion lente, les cheveux assez gras, la peau froide et pâle. Il digère, mange et agit lentement. Il dort beaucoup et profondément. Il tend à être obstiné et il est sujet à des niveaux élevés de cholestérol, à l’obésité et aux allergies.

Pour l’Ayurveda, de nombreux individus peuvent relever de un ou deux Doshas et il est rare de n’en trouver qu’un seul surtout chez les occidentaux. Quand ces doshas sont en équilibre, il en résulte une santé rayonnante et un niveau élevé d’énergie mais lorsque ce délicat équilibre est dérangé, le corps devient vulnérable aux agents extérieurs perturbateurs, que ce soit un virus ou une bactérie, une surcharge de travail  ou une alimentation déséquilibrée.

Pour un docteur ayurvédique, ce désordre dans les doshas est le premier signe que l’esprit, la pensée et le corps ne sont pas en parfaite coordination.

L’Ayurveda tient aussi compte, dans ses suggestions thérapeutiques et diététiques, du rythme des saisons (desh et kala) et de leurs particularités, du rythme interne de notre corps ainsi que du temps, de l’époque et du lieu.

Le diagnostic ayurvédique utilise le poignet, la langue, les yeux et les ongles. Le poignet peut relever des 3 types de doshas, avec 6 différentes pulsations (3 profondes et 3 superficielles). A travers l’observation de la langue et en notant les différentes colorations de celle-ci, le médecin se fait une idée de l’état fonctionnel des organes intérieurs. Il observe également la couleur de l’urine du matin pour établir un diagnostic du déséquilibre des doshas.

Après le diagnostic vient le SHODAN qui se définit comme le nettoyage et la désintoxication. Le nettoyage a pour but d’expulser les toxines présentes dans l’estomac, le nez et l’intestin.

Le médecin  considère les AMAS comme la cause des maux : elles sont le résultat d’une nourriture indigeste non assimilée qui fermente dans le système digestif.

Pendant la préparation pour le nettoyage, le médecin conseille un massage avec des huiles à bases d’herbes qui peuvent être facilement absorbées par la peau. Après le shodan vient le SHAMAN, utilisé pour équilibrer et réconcilier les doshas du corps.

Le shaman met surtout l’accent sur la dimension spirituelle de la guérison (jeûne, chant, yoga, exercice de respiration, méditation, exercice physique et bain de soleil). Ces techniques sont utiles pour les gens qui ont des troubles du système immunitaire. Pour ceux qui sont malades au niveau émotionnel. Le médecin ayurvédique privilégie la prévention plutôt que la guérison. Le régime diététique et l’hygiène de vie jouent un rôle prépondérant dans l’Ayurveda dont le but principal concerne surtout la stabilisation du métabolisme.

©2017JustineMorville

 

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