L’Asa Foetida

J’ai découvert l’asa foetida grâce à un livre  intitulé 108 CHAKRA SOUPES, de l’auteur Helen Margaret Giovanello (enseignante de Yoga Iyengar et passionnée d’ayurvéda).

L’asa foetida ou Hing en Hindi est une résine séchée originaire d’Asie. Cette épice est extraite des rhizomes de Ferula Asoefetida  (ou férule persique).C’est une plante qui appartient à la famille des Ombellifères (ou apiacées) au même titre que la carotte et le fenouil.

Cette plante peut mesurer jusqu’à 3 m de haut. Juste avant la floraison le Ferula Asoefetida est coupée à la base de la tige. La tige et ses racines sécrètent un latex qui en séchant donne l’asa foetida.

L’asa foetida passe du rose au brun-rouge en s’oxydant. On obtient des blocs de résines sombres, collants et souples. La plupart du temps cette résine est réduite en poudre. Sa saveur est très forte c’est pourquoi on l’utilise coupée avec de la farine de riz (ou de blé mais de préférence de riz). L’épice est commercialisée essentiellement sous la forme d’une poudre renfermant 30% de résine diluée avec de la farine et de la gomme arabique.

Elle est très utilisée dans la cuisine indienne. Une fois cuite l’asa foetida donne une odeur similaire à l’oignon et l’ail. Mais avant cuisson elle a une odeur très désagréable .On la même surnommée « crotte de diable », c’est pourquoi elle est souvent cuite. Une toute petite pincée suffit pour agrémenter les plats car sa saveur est piquante.

En Inde, dans la cuisine, elle parfume les plats des brahmanes (Personnes qui appartiennent à la caste supérieure, celle qui dans l’espèce humaine serait le plus proche de Brahmâ le dieu créateur. Pour les brahmanes l’oignon et l’ail sont interdits car ils sont considérés comme impurs. Les Jaïns eux (Personnes dont la religion est née en Inde vers le 6è siècle) ne consomment aucun produit animal sauf le lait ni les racines comme la carotte. Ils utilisent  souvent l’asa foetida pour rehausser le goût des soupes. Cette épice facilite la digestion des légumineuses dès lors elle est souvent employée dans les dahls (plat typique en Inde bien souvent à base de lentilles).

Elle est souvent associée avec le gingembre et des graines de fenugrec. C’est l’un des ingrédients essentiels de la sauce Worcestershire.

Par ailleurs elle est beaucoup utilisée en homéopathie (ex : l 72 des laboratoires Lehning). Elle est utilisée comme aphrodisiaque et elle sert pour des rituels  qui visent à soigner les maladies mentales. Enfin l’asa foetida entre dans la composition de mélanges d’encens destinées à faciliter le désenvoutement.

Rentrons, dans le vif du sujet, ce qui m’intéresse le plus pour ma part c’est son utilisation en Ayurvéda. Elle est considérée comme l’une des meilleures épices pour les déséquilibres Vata. En revanche, elle est déconseillée pour les individus de tempérament Pitta.

Elle est utilisée pour les problèmes respiratoires comme la bronchite mais aussi pour lutter contre l’asthme. C’est une excellente aide pour la digestion et pour lutter contre les flatulences.

Les grands principes de la cuisine ayurvédique

« Quand la façon de te nourrir est inadaptée, la médecine ne peut rien. Quand l’alimentation est correcte la médecine est inutile. » Ancien proverbe ayurvédique

L’ayurvéda donne les clés du bien être, principalement à travers la manière dont on s’alimente. Il paraît important que je vous précise les grandes règles de la cuisine ayurvédique afin que vous puissiez vous en inspirer.  Si vous aspirez à vivre de manière cohérente avec vos objectifs, il est bon de savoir quels gestes favorisent ce souhait. Pour cela, il est important de connaître le fonctionnement de cette « science de la vie » afin de  mieux cerner vos besoins. Je suis actuellement en pleine recherche pour trouver un équilibre dans mon corps et dans mon esprit. Je reste certaine que la solution est avant tout en moi. Si je donne un sens nouveau à ma façon de vivre, au quotidien par l’ayurvéda, je vais trouver le juste milieu !  Je pense qu’on peut être bien dans son corps et dans son esprit en revoyant tout simplement les gestes simples de notre quotidien. Ces règles peuvent aussi s’appliquer momentanément, ainsi,  je vous invite à faire la différence entre  avant et après une cure ayurvédique. Cette « cure » sera tellement bénéfique !

L’ayurvéda est puissamment logique.Ce que nous mangeons modifie qui nous sommes, notre énergie et notre capacité à réagir positivement ! Ainsi trouver un équilibre dans son alimentation en fonction de son profil personnel et le début d’une vie plus sereine !

En ayurvéda, la pureté et la provenance des aliments ainsi que le respect accordé à la préparation de la nourriture sont  fondamentaux.

Le principe de la diététique en ayurvéda est principalement de respecter un équilibre.

  • Équilibre des couleurs : essayer d’avoir des couleurs vertes et jaunes dans votre assiette. Cela peut se faire avec des salades, des légumes verts, des currys, du curcuma.
  • Équilibre des 6 goûts (rasa), à chaque repas il faut consommer les 6 saveurs. La notion de rasa va englober la saveur d’un aliment mais aussi les effets subtils qui vont engendrer à la suite  la perception de cette saveur par notre cerveau.

 

Doux : eau +terre correspond aux qualités de KAPHA. Le doux a une énergie (Virya) rafraichissante. C’est le plus nutritif de tous les goûts. Il nourrit notre plasma sanguin et nos tissus mais permet aussi d’entrer en contact avec notre corps, de nous poser, et de profiter plus simplement de la vie. Les aliments doux favorisent la fertilité, mais trop de douceur ramollit l’organisme et peut conduire à l’obésité et au diabète.

EX : céréales complètes, pâtes, pain, riz, graines, noix, certains fruits et légumes comme le potiron.

Acide : eau + terre correspond principalement au dosha de PITTA. L’’acide a une énergie réchauffante. La consommation de nourriture acide accroit l’appétit, la sécrétion de salive et de sucs gastriques. Elle favorise la vivacité d’esprit ainsi que la clarté des pensées et des émotions. Toutefois, un excès peut irriter le système digestif, favoriser les courbatures et les crampes, provoquer des inflammations et des maladies du sang ou encore réduire la fertilité.

EX : Produits laitiers, fruits acides (agrumes, baies, prune, fruits de la passion), certains légumes (tomates, épinards, blettes, rhubarbe, cornichons, alcool (vins, bières…) etc.…

Salé : Terre + Feu correspond principalement au dosha de KAPHA, son énergie est réchauffante. Il apporte la fermeté et la structure en favorisant la stabilité. Le sel est un exhausteur de goût. Un excès peut emprisonner le sang et provoquer des maladies cutanées. Le sel raffiné (blanc), dépourvu de minéraux naturels favorisent la rétention des fluides dans le corps et tonifie les glandes surrénales, la thyroïde, les reins et la prostate.

EX : sel d’Himalaya, sel gemme, sel de Guérande…

Piquant : feu+air correspond principalement au dosha VATA, son énergie est réchauffante. Il favorise la digestion et permet de bruler les toxines. La nourriture piquante a de grandes vertus thérapeutiques. Elle améliore la respiration et la concentration et  stimule l’activité cérébrale. Une alimentation trop piquante peut être la cause d’insomnie, d’instabilité émotionnelle, d’instabilité et  favoriser les inflammations.

EX : épices, oignons, chou de Bruxelles, gingembre, moutarde

Amer : air + éther correspond principalement au dosha VATA, son énergie est rafraîchissante. C’est un goût asséchant qui provoque un effet vivifiant purifiant. Il a un impact très favorable sur les personnes souffrant d’un excès de Kapha. La nourriture amer  accélère le rythme métabolique,  favorise la digestion et purifie l’esprit. Un excès peut influencer les émotions en accentuant le sentiment de tristesse.

Ex : légumes à feuilles vertes, thé etc.…

Astringent : air+terre correspond principalement au dosha VATA, son énergie est rafraichissante. Ce goût à la particularité d’être asséchant et contractant. C’est pourquoi comme l’amer il a un impact très favorable sur les personnes souffrant d’un excès de Kapha. Il exerce également un effet dépuratif et fortifiant sur l’esprit en permettant de rassembler ses pensées et de se recentrer. Les fruits astringents sont souvent utiliser pour nettoyer les fluides et permettent ainsi de lutter contre la chute des cheveux et régénérer  la peau et les tissus nerveux.

EX : concombre, aubergine, laitue, champignons, fruits (pommes, baies, raisins, poires)…

Si vous êtes en bonne santé, l’ayurvéda recommande d’intégrer les 6 goûts dans votre assiette. Il permet de rentrer en contact avec les 5 éléments présents dans les organes de notre corps comme dans toute la nature. Le but de la médecine ayurvédique est de rétablir un équilibre doshique qui a pu être perturbé par de nombreuses causes, notamment des charges émotionnelles et des erreurs dans la façon de s’alimenter. Il faut s’alimenter en fonction de son équilibre doshique de naissance (celui qui prédomine dans sa constitution) et celui qui est susceptible d’augmenter au cours de notre vie en veillant à ne pas tomber dans l’excès. Les goûts assurent une bonne digestion, une absorption optimale, ainsi que la satisfaction de nos papilles.

  • Le troisième équilibre concerne les 3 gunas (sattva, raja et tama) [voir article sur les gunas]

Certains aliments comme les fruits biologiques correctement mûris, les graines germées ou les jeunes pousses, sont des aliments sattviques et nous apporte la lumière quand on les consomme. D’autres aliments nous donnent plutôt de l’énergie, comme les céréales et les légumes ce sont les aliments rajasiques. Il existe enfin des aliments comme les plats cuisinés qui sont souvent trop gras, avec des sauces trop lourdes à digérer. Ce type d’aliments est plutôt du genre tamasique et il est préférable d’en limiter la consommation et de les éviter au maximum.

La théorie de l’ayurvéda nous parle des dhatus, les tissus conjonctifs du corps physiques, dont le premier est rasa le jus nourricier. Ce rasa doit être de la plus haute qualité possible du point de vue de sattva, rajas et tama, des 6 goûts et de la qualité des couleurs.

Les épices

Notre alimentation doit ingérer les 6 goûts. Pour y recourir plus facilement, les épices et les herbes aromatiques peuvent être un bon moyen pour les rassembler .

Les vertus thérapeutiques  des épices sont nécessaires  pour stimuler la digestion avant pendant et après le repas. Consommées en quantité infime, les épices renforcent le système immunitaire et augmentent le métabolisme. Elles peuvent être utilisées en tant que véritable remède lorsqu’elles sont prises en plus grande quantité. Dans la médecine ayurvédique, les épices sont généralement introduites au début de la cuisson et  les herbes fraîches sont ajoutées à la fin juste avant de servir. Les épices possèdent des propriétés particulières qui influent sur les Doshas.

Une alimentation déséquilibrée provoquera une altération d’agni  (le feu gastrique) et donc une mauvaise digestion de la nourriture, avec une formation de toxines (Ama).

Le cumul d’Ama provoquera la maladie, l’alimentation doit à long terme être en accord avec la constitution individuelle (Prakriti) donc avec son dosha dominant.

-Pour Vata : alimentation douce, acide, salée lui sera bénéfique. Les épices à privilégier sont l’aloès, la coriandre, la cannelle, la cardamone, le fenouil, la grenade et le réglisse. Les herbes à privilégier sont des herbes carminatives (oignons par exemple)

-Pour Pitta : une nourriture douce, astringente mais surtout amère lui sera bénéfique . Les épices à privilégier seront les mêmes que pour Vata. Les plantes à privilégier sont des plantes toniques, amères, purgatives et diurétiques.

-Pour Kapha : une nourriture aigre, astringente avec un gout piquant lui est adaptée. Les épices à privilégier sont le gingembre, la cannelle, le clou de girofle, le poivre noir, les graines de moutarde, le cumin, la cardamone et la sauge. Les plantes intéressantes pour Kapha sont des plantes diurétiques (thé vert, pissenlit, cassis).

L’ayurvéda nous parle de 13 feux, dont agni, le feu digestif est le plus important. Celui qui doit être allumé pour qu’il y ait une véritable faim au moment de manger.

Le feu digestif  est fondamental pour maintenir notre équilibre. Lorsque agni (feu digestif) est fort, il n’est en mesure de conserver que les éléments nutritifs pour éliminer le reste en tant que déchets.

Il  est important également de rappeler que agni est nécessaire pour digérer les émotions et les différentes sensations que nous percevons à travers notre corps. Cela justifie que l’intestin est belle et bien notre deuxième cerveau.

Si part ailleurs nos doshas sont équilibrés nous nous sentons plein d’énergie, satisfait, et parfaitement disponible à entreprendre nos activités quotidiennes. Si notre agni est faible nous ne sommes pas en mesure de traiter tout ce qui nous nourrit. Ceci conduit à une accumulation de toxines, que l’ayurvéda nomme « AMA ».

Ces AMAS peuvent entraver le bon fonctionnement de notre organisme sur le plan physique et psychologique. Enfin les Amas peuvent conduire à un déséquilibre des doshas menant à la maladie (un vrai cercle vicieux).

Quelques conseils pour un feu digestif sain et fort :

Éviter les boissons froides, boire des tisanes chaudes.

Absorber des petites quantités d’eau pendant les repas.

Utiliser des épices et herbes aromatiques dans votre cuisine.

Privilégier les aliments cuits

Prendre le plus gros repas de la journée au déjeuner car le corps fonctionne en synchronisation avec le rythme naturel. Agni est à son apogée quand le soleil l’est lui aussi

Prendre des repas légers le soir et se coucher 2 à 3 heures avant le coucher

Manger consciemment sans téléphone, télévision ou autres objets pouvant dissiper.

Faire une activité physique (marche, natation, yoga..), méditer.

En cuisinant selon les principes de la philosophie ayurvédique et en incorporant  les saveurs à chaque plat et en ajoutant des épices vous créez l’équilibre parfait, votre équilibre personnel.

Sources principales d’information pour la constitution de mon article : ayurvédique garden de Raphael Titina et le grand livre de l’ayurvéda de Kiran Vyas.

Ayurvéda: science de la vitalité

Je ne suis pas experte en la matière, mais j’aimerais vous faire découvrir l’ayurvéda. L’ayurvéda m’inspire, et je suis fascinée par cette science. Ça me persuade de l’importance d’un mode de vie plus sain. Ce système de guérison oblige la personne à être acteur de sa santé, en remettant tout en cause afin de retrouver un bon équilibre. C’est également une manière de vivre et d’être. En effet 30% de l’ayurvéda concerne la médecine et les 70% restant concernent la manière d’être et de vivre. C’est une connaissance qu’on peut approcher selon plusieurs points de vue (croyance, art de vivre, ou ensemble de techniques thérapeutiques). Bien sûr l’allopathie (mode habituel de traitement médical qui combat la maladie en utilisant des médicaments) reste parfois incontournable mais on peut imaginer que si on s’inspirait de l’ayurvéda en prévention des maladies, on pourrait réduire la prise de médicaments puisque tout ce ferrait en amont. L’ayurvéda est  plus orienté pour  la prévention des maladies et c’est tout l’intérêt!

Qu’est ce que l’ayurvéda ?

L’ayurvéda (du sanskrit âyus signifiant vie et Veda signifiant connaissance) c’est une science de la vie destinée à veiller sur la santé des êtres vivants. C’est le plus ancien système thérapeutique au monde.  Ses racines plongent dans l’ère védique, codifiée  de 5000 ans en arrière. Elle a été transmise de génération en génération par les Védas.C’est un ensemble de textes sacrés, de connaissance traditionnelle indienne.

Les Védas sont considérés comme étant d’origine divine, ils sont le fruit d’une révélation (shruti) acquise par les rishis au cours de méditations profondes.

Ce système de guérison vise à rétablir les équilibres naturels de l’organisme humain, grâce à l’action curative de plantes et de minéraux provenant des montagnes de l’Himalaya. L’Ayurveda cherche à procurer la conservation du  bien être physique tout au long de notre vie.

C’est un des systèmes curatifs parmi les plus compréhensifs, qui traite le corps, le mental et l’esprit. Il est lié à une profonde vision ‘yogique’ de la vie et de la conscience. L’Ayurveda est l’aspect de la science védique comme le yoga est son aspect psychologique.

Il est  aussi holistique, puisqu’il prend soin du corps et de l’esprit religieux (dans le sens étymologique du terme : relier le ciel et la terre) et trouve sa source dans le grand courant de la spiritualité védique.

L’Ayurveda est de plus en plus populaire dans le monde occidental, elle mérite largement à être diffusée. Elle est enseignée comme pratique médicale partout en Inde, dans de nombreux collèges et hôpitaux ayurvédiques.  Cette médecine est reconnue par l’organisation mondiale de la santé comme système de soins à part entière.

La médecine ayurvédique est aussi un système de diagnostic et de thérapie naturelle individualisés. Pour rester en bonne santé, l’ayurvéda nous parle de 3 vecteurs de santé :

  • AHARA, ou la diététique
  • VIHARA, ou la manière dont on vit la vie
  • MANOVYAPARA, ou notre état mental

La clef de voûte de la médecine ayurvédique est la constitution individuelle appelée Prakriti. Une fois le Prakriti identifiée, on peut établir des profils personnels, qui définissent les prédispositions individuelles à être malades.

La médecine ayurvédique se fonde sur la conception des trois humeurs ou doshas : vata, pitta et kapha qui dépendent eux-mêmes des cinq éléments que sont la terre, l’eau, le feu, l’air et l’éther.

-Le type VATA (air+éther) : Les caractéristiques primaires sont l’interchangeabilité, l’imprévisibilité, la variation dans la forme, dans le caractère et l’action. Le Vata tend à être élancé avec des proéminences au niveau des articulations et des veines. Sa peau est sèche et froide. Il est caractériel, enthousiaste, imaginatif et impulsif. Il a beaucoup d’idée mais ne va jamais jusqu’au bout.  Le vata mange et dort d’une façon très bohémienne. Il est disposé à l’inquiétude, l’insomnie, aux dérangements prémenstruels et à la constipation. Son énergie est en dents de scie, ce qui rend son existence capricieuse.

-Le type PITTA (feu+eau) : Le pitta est relativement prévisible, de taille moyenne, fort et résistant, bien proportionné avec un teint rubicond. Le pitta possède une intelligence rapide, aiguë, articulée et peut être très critique ou passionnelle, avec de brefs et explosifs déclenchements de colère. Le pitta mange et dort régulièrement, il aime le soleil mais souffre de la chaleur et de dérangement au niveau gastro-duodénal.

-Le type Kapha (eau+terre) : Le kapha a une attitude cool. Il est solide, lourd, fort, avec une digestion lente, les cheveux assez gras, la peau froide et pâle. Il digère, mange et agit lentement. Il dort beaucoup et profondément. Il tend à être obstiné et il est sujet à des niveaux élevés de cholestérol, à l’obésité et aux allergies.

Pour l’Ayurveda, de nombreux individus peuvent relever de un ou deux Doshas et il est rare de n’en trouver qu’un seul surtout chez les occidentaux. Quand ces doshas sont en équilibre, il en résulte une santé rayonnante et un niveau élevé d’énergie mais lorsque ce délicat équilibre est dérangé, le corps devient vulnérable aux agents extérieurs perturbateurs, que ce soit un virus ou une bactérie, une surcharge de travail  ou une alimentation déséquilibrée.

Pour un docteur ayurvédique, ce désordre dans les doshas est le premier signe que l’esprit, la pensée et le corps ne sont pas en parfaite coordination.

L’Ayurveda tient aussi compte, dans ses suggestions thérapeutiques et diététiques, du rythme des saisons (desh et kala) et de leurs particularités, du rythme interne de notre corps ainsi que du temps, de l’époque et du lieu.

Le diagnostic ayurvédique utilise le poignet, la langue, les yeux et les ongles. Le poignet peut relever des 3 types de doshas, avec 6 différentes pulsations (3 profondes et 3 superficielles). A travers l’observation de la langue et en notant les différentes colorations de celle-ci, le médecin se fait une idée de l’état fonctionnel des organes intérieurs. Il observe également la couleur de l’urine du matin pour établir un diagnostic du déséquilibre des doshas.

Après le diagnostic vient le SHODAN qui se définit comme le nettoyage et la désintoxication. Le nettoyage a pour but d’expulser les toxines présentes dans l’estomac, le nez et l’intestin.

Le médecin  considère les AMAS comme la cause des maux : elles sont le résultat d’une nourriture indigeste non assimilée qui fermente dans le système digestif.

Pendant la préparation pour le nettoyage, le médecin conseille un massage avec des huiles à bases d’herbes qui peuvent être facilement absorbées par la peau. Après le shodan vient le SHAMAN, utilisé pour équilibrer et réconcilier les doshas du corps.

Le shaman met surtout l’accent sur la dimension spirituelle de la guérison (jeûne, chant, yoga, exercice de respiration, méditation, exercice physique et bain de soleil). Ces techniques sont utiles pour les gens qui ont des troubles du système immunitaire. Pour ceux qui sont malades au niveau émotionnel. Le médecin ayurvédique privilégie la prévention plutôt que la guérison. Le régime diététique et l’hygiène de vie jouent un rôle prépondérant dans l’Ayurveda dont le but principal concerne surtout la stabilisation du métabolisme.

©2017JustineMorville

 

Procrastiner

Qui  n’a jamais repoussé au lendemain  des actions qui auraient pu être faites le jour même ?  Je ne savais même pas ce que voulait dire ce terme quand je suis tombée dessus, Procrastiner?  Et quand bien même j’étais étonnée qu’il existe un terme pour définir « d’avoir la flemme » ! En réalité ce terme ne désigne pas que les gens qui ne veulent pas se mettre au travail. On peut être actif tout en repoussant l’action qui rebute. Ainsi un individu lambda peut faire le plein d’action dans la journée mais qui ne concerne pas de rapport avec la tâche problématique.

Ça peut être des actions répétitives comme des actions longues à effectuer que l’on repousse au lendemain comme le célèbre « je n’ai pas envie de faire la vaisselle » à « il faut absolument que je me mette au sport ».

La procrastination est de plus en plus importante et fréquente chez nous, francophone.

On se met souvent la barre haute. On se met plein d’idée en tête. On souhaite toujours plus que ce que l’on possède. Nous sommes  dans une société avec des normes qu’on souhaite la plupart du temps respecter enfin nous avons pleins de signaux contraires qui nous ralentissent et nous dévient facilement de nos objectifs (Smartphones et compagnie).

Je pense également que nous sommes souvent déborder, mais également de plus en plus anxieux et en situation de stress. La procrastination peut être aussi employée car  c’est une action qui nous fait peur ou parce que l’on sait que ça va nous mettre en difficulté.  Alors pourquoi se mettre d’autres obstacles contrariant sur notre route ? Parfois procrastiner est un BESOIN. Procrastiner devient donc un moyen de défense, un moyen de fuite.

On pense que repousser au lendemain nos actions est la meilleure façon de nous alléger mais en fait c’est tout le contraire.

Nous allons plutôt entretenir un manque de confiance en soi et augmenter le risque d’être anxieux à un moment donné. On entretient un sentiment d’impuissance et d’émotion négative.

Pour donner un exemple voici le mien :  je me souviens d’une année où j’avais ma fille en bas âge à m’occuper, une maison à entretenir, un travail à assurer, je souhaitais faire beaucoup de sport et toujours faire de la bonne cuisine. Alors j’ai réussis dans un premier temps  et après c’est vite devenu une habitude, une routine et je me disais souvent que je me reposerais pendant les vacances ou le weekend. Oui mais j’ai toujours repoussé et  je ne l’ai jamais fait. En fin de compte cela  a conduit à un épuisement. J’appartenais à la deuxième catégorie de procrastination,  j’étais prise par une frénésie d’activité mais je m’éloignais toujours plus de l’action que je devais alors effectuer : me reposer.  Ainsi si je me reposais je savais que cela  allait me remettre bien en phase avec  la réalité, ce que, inconsciemment je ne voulais pas…

Et vous avez aussi des exemples je pense ?  Qui n’a jamais ajourné des tâches comme le ménage ou les appels à la famille, les rendez-vous médicaux, les factures à payer, la déclaration d’impôts, les cadeaux de Noël ou d’anniversaire, le simple fait de jouer avec son enfant , ou bien de vivre l’instant présent ?

Au travail ? Un échec dans les études parce que procrastiner était plus facile ?  Et nos enfants n’auraient-il pas tendance à faire comme nous ?

Je tiens tout de même à vous faire remarquer parfois de l’importance de procrastiner. Comme toujours  il faut trouver un juste équilibre. Bien évidemment , si il y a quelque chose de plus important à faire avant la tâche que vous procrastinez, il faut prioriser l’autre. Le tout est d’en prendre conscience et de faire cette action dès que le moment se présente.

Voici une liste de règles à suivre  pour cesser de procrastiner :

-Faire une liste des tâches à réaliser

-Commencer simple

-Utiliser des starters

-Découper les grosses tâches en plus des  petites

-Ne pas oublier de se faire violence

-Se donner un temps imparti pour chaque tâche

-éviter toute source de distraction

-Ne pas se donner trop d’objectif difficile à atteindre

-Se donner du courage, sortir de sa zone de confort pour l’élargir

-Se récompenser à chaque fin d’étape

-Bloquer une heure systématiquement par semaine pour vous consacrez à un projet qui vous tient à cœur (ce temps peut être pris sur le temps passé sur les réseaux sociaux par exemple…)

©2017JustineMorville

Les yoga-sutras de Patanjali

La pratique du yoga a pour but la liberté : Se libérer de la loi du Karma ou loi de la cause et de l’effet, se libérer des entraves de la condition humaine, devenir un Jivan Mukta, un éveillé vivant. Le yoga se prolonge bien au-delà de la pratique posturale, si vous souhaitez mettre en relation votre pratique avec un savoir, je vous invite à lire le yoga-sutras dePatanjali. C’est un des textes de référence du yoga. Ce texte ancien sert de guide pour mûrir l’esprit, et permettre d’atteindre un niveau d’attention important. Ainsi ce texte permet d’améliorer sa perception et d’accéder à la connaissance du soi, ce qui revient en définitive à se libérer de ses souffrances. L’immense richesse de ce texte est utilisable au quotidien, que cela soit dans notre vie physique et psychique, personnelle, et relationnelle.

Le mot sutra en sanscrit désigne le fil du collier et, par extension, le fil conducteur d’un raisonnement, d’un exposé. Il évoque aussi les perles du collier, et désigne alors les 195 aphorismes qui constituent le traité. La lecture des yoga-sutra ne peut se faire qu’à la lumière de la pratique, celle-ci éclairant celle-là et vice versa.

Ce texte peut être consulté avant une séance de yoga ou bien avant une séance de méditation… On peut s’inspirer de ce texte au gré de nos envies.

Il y a 195 sutras répartis dans 4 livres :

-La nature du Yoga : Samâdhi pâda

La finalité du yoga c’est le Samâdhi, cet état déconditionné dans lequel, libre des automatismes de comportement et de pensée, on peut faire un avec la vie en acceptant que tout change et se modifie.

-La manière d’atteindre un état de yoga : Sâdhana pâda

C’est-à-dire amener le mental à découvrir et lâcher de ce qui l’encombre. Ainsi désencombré, apaisé, il ne fera plus obstacle entre la réalité et notre conscience profonde, véritable source de perception.

-Les bénéfices de la pratique du yoga : Vibhûti pâda

L’état heureux, les manifestations de puissance et d’énergie qui sont le résultat de l’action juste, grâce à un mental déconditionné.

-Libération des souffrances : Kaivalya pâda

La délivrance des vicissitudes de la condition humaine, de la suprême liberté.

Patanjali auteur de yoga-sutras explore l’univers du mental, et nous donne un moyen simple, concret, merveilleusement efficace, pour devenir plus conscient, plus vigilant, plus apte à vivre chaque instant dans sa plénitude.

La mise en pratique en dehors du tapis de Yoga peut s’avérer difficile mais ça vaut vraiment le coup d’essayer :

Se sentir bien c’est avoir une bonne qualité de sommeil, une clarté d’esprit, pas ou très peu d’anxiété, la confiance en soi est améliorée, mais c’est aussi avoir de bonnes relations avec les autres, se connaître et être à l’écoute de soi.

C’est aussi prendre soin de soi, ce qui correspond à manger plus sainement, pratiquer une activité physique, lire, se coucher plus tôt, dormir suffisamment… Le reste est à moduler en fonction de vos besoins, il faut se poser les bonnes questions tout en ayant à l’esprit «  Qu’est ce qui me ferait du bien ? De quoi mon corps à t-il besoin ? Qu’est ce je peux faire pour améliorer mon hygiène de vie ?

Voici un exemple d’aphorisme présent dans le livre 2 de yoga-sutras de Patanjali :

Samâdhi-bhâvana-arthah klésha-tanu-karana-arthasch cha qui se traduit par « Ce yoga de l’action a pour but d’atténuer les causes de souffrance et d’atteindre le Samâdhi »

C’est en atteignant les causes de souffrances que cette pratique va agir. Il n’y a rien à prendre, à vouloir acquérir, il suffit d’atténuer, réduire, abandonner, lâcher. Ce qui nous tourmente, c’est tous ce qui nous encombre, ce qui étouffe en nous la joie qui naît de l’adhésion au moment présent. La souffrance c’est l’intrusion dans le présent du passé ou de l’avenir, chargé de souvenirs ou de projections qui altèrent la perception de la réalité.

Cet aphorisme, je le lis, le relis, encore et encore… Je suis dans une période de doute, où je me remets beaucoup en question, je traverse des moments plutôt difficile ce qui me renvoie à beaucoup de souffrances passées. Cet extrait est la preuve qu’il faut profiter, surtout de l’instant présent. Je vais essayer de penser à cet aphorisme au moment où je serais dans une situation qui m’affecte. Ainsi dès que je pourrai, je déroulerai mon tapis pour pratiquer le yoga afin d’éviter de ressasser mes moments de tourmente et peut être même qu’un jour ils disparaîtront sans que je sois obligée de dérouler mon tapis… Je crois aux merveilles que peut faire le yoga, si on le pratique régulièrement.

La potion magique des yogis: Le lait d’or

Le curcuma également appelé épice de la vie a plus de 150 bénéfices thérapeutiques. Cette épice contient des propriétés anti-oxydant reconnus et elle est souvent utilisée dans la cuisine ayurvédique. C’est grâce à la présence de curcuminoïdes qu’on obtient le pigment jaune à l’origine de sa couleur. Si on ajoute une pincée de poivre noir, la pipérine (contenu dans la poivre) augmente l’absorption des curcuminoïdes. Ce mélange d’épices optimisent l’efficacité du curcuma.
Voici quelques exemples des bienfaits du curcuma, si vous êtes comme moi à vouloir prendre votre santé en main, vous aurez une envie irrépressible de vous faire un lait d’or.
-Grâce à des propriétés anti-oxydant, les curcuminoïdes permettent de lutter contre les radicaux libres responsables du stress oxydatif. A plus long terme, ils participent à prévenir l’apparition de certains cancers.
-Ils protégeraient la muqueuse de l’estomac contre les bactéries hélicobacter pilori responsable de l’augmentation du risque du cancer de l’estomac.
-Des études épidémiologiques montrent un effet sur certains cancers (colon, sein, prostate et poumon). En laboratoire plusieurs études ont montrés qu’en stimulant l’autodestruction des cellules cancéreuses, le curcuma inhibe la progression tumorale dans l’organisme.
-La prise alimentaire de curcuma permettrait de stimuler la digestion grâce à une augmentation des sécrétions biliaires. L’OMS a reconnu l’efficacité des racines de curcuma pour traiter la dyspepsie (maux d’estomac, nausées, perte d’appétit).
-Il agit également sur la peau (combat l’exéma et les peaux sèches).
-Enfin il réduit l’inflammation du poumon, régénère des cellules hépatiques, réduit les inflammations articulaires, les douleurs musculaires, tendinites, névralgies et sciatiques. C’est l’anti inflammatoire naturel le plus connu à ce jour.
La recette pour une pâte de curcuma :
Pour commencer cela il faut :
¼ de tasse de curcuma en poudre
½ c à c de poivre noir
½ tasse d’eau (125mL)
Mettre tous les ingrédients dans une petite casserole, faire cuire à feu doux en remuant constamment jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse. La pâte se conserve 1 mois au réfrigérateur dans un pot en verre.
Pour ma part j’utilise également cette pâte de curcuma dans mes plats. Bien souvent je rajoute cette pâte dans mes soupes ou dans mes petits plats faits au wok.

Pour le lait d’or :
½ tasse de lait végétal
1 c à c d’huile de coco
1 c à c de sirop d’érable ou de miel (si le goût vous semble trop épicé ça va atténuer un peu les épices)
Faire chauffer 1 à 2 minutes. Il peut se déguster chaud ou tiède. L’ajout d’huile de coco améliore l’absorption de la curcumine.
Je vous conseille de boire ce lait sous forme de cure pendant deux à trois semaines pendant les périodes hivernales.
Cette boisson est prônée par Yogi Bhajan, grand maître et enseignant de Kundalini yoga. En occident de nombreux yogis en font leur potion quotidienne pour les milles et une vertu qu’elle apporte.

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